Le N.-B. se li­bère de toute res­pon­sa­bi­li­té fi­nan­cière

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Au mi­nis­tère du Dé­ve­lop­pe­ment so­cial on as­sure que le pro­ces­sus d’ap­pel d’offres est ou­vert à tous. Dans le cadre de l’ap­pel d’offres, Fre­de­ric­ton pri­vi­lé­gie une ap­proche où l’opé­ra­teur du foyer de soins, pri­vé ou pu­blic, est aus­si res­pon­sable de la concep­tion et de la construc­tion. «Avec les dé­fis fi­nan­ciers aux­quels nous sommes con­fron­tés en tant que pro­vince et la de­mande crois­sante pour les éta­blis­se­ments de soins de longue du­rée, cette ap­proche li­bère la pro­vince de toute res­pon­sa­bi­li­té fi­nan­cière, telle que la main­te­nance fu­ture. Le contrat ga­ran­tit des coûts pour les contri­buables, car de nom­breux pro­jets pu­blics peuvent dé­pas­ser le bud­get» a pré­ci­sé par cour­riel une porte-pa­role du mi­nis­tère. Se­lon l’ad­mi­nis­tra­tion de la Vil­la Pro­vi­dence de She­diac, c’est im­pos­sible à faire pour un pe­tit or­ga­nisme sans but lu­cra­tif. Le foyer de soins de She­diac fait face à une si­tua­tion si­mi­laire à Mi­ra­mi­chi. Leurs ins­tal­la­tions sont vieillis­santes et elles doivent être rem­pla­cées. Ils ont des plans pour le faire, mais ils craignent de perdre le pro­ces­sus d’ap­pel d’offres qui vient d’être lan­cé par le gou­ver­ne­ment pro­vin­cial. Se­lon le di­rec­teur de l’éta­blis­se­ment, Ro­nald Le­blanc, ils sont désa­van­ta­gés. Pour M. Coon, il n’a rien de plus clair. Le pro­ces­sus fa­vo­rise la pri­va­ti­sa­tion. «J’ai beau­coup d’in­quié­tude avec la nou­velle po­li­tique de Brian Gal­lant pour la pri­va­ti­sa­tion de notre sys­tème de foyers de soins. C’est in­croyable, c’est pos­sible qu’on ait peut-être un sys­tème pri­vé avec un mo­no­pole.» Se­lon l’as­so­cia­tion des aî­nés, la so­lu­tion passe par l’en­ga­ge­ment com­mu­nau­taire et non la pri­va­ti­sa­tion. «Les so­lu­tions au vieillis­se­ment de la po­pu­la­tion c’est l’im­pli­ca­tion com­mu­nau­taire et ci­toyenne avec le sec­teur pu­blic. Nous ne pen­sons pas que le sec­teur pri­vé a des so­lu­tions à ap­por­ter, sauf être là pour faire un pro­fit. C’est sûr qu’une en­tre­prise pri­vée n’est pas là pour faire un dé­fi­cit. Ce n’est pas un mi­nis­tère du Dé­ve­lop­pe­ment so­cial», a in­di­qué M. Bélanger. - PaL

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