Acadie Love: les Por­traits vi­brants d’Yvon Gal­lant

Acadie Nouvelle - - ARTS ET SPECTACLES - se­bas­tien.la­rocque@aca­die­nou­velle.com @SLa­rocque227

Des cou­leurs vives, des sil­houettes abs­traites, des con­trastes pro­non­cés, mais sur­tout une mu­rale vi­brante, c’est ce que nous pro­pose Yvon Gal­lant pour sa plus ré­cente ex­po­si­tion Por­traits.

Pro­duite dans la cadre du Ren­dez­vous de la fier­té Acadie Love, le mur du fond de la Ga­le­rie d’art Ber­nard-Jean du Centre cultu­rel de Ca­ra­quet est cou­vert des 50 ta­bleaux que l’ar­tiste a peints au cours de la der­nière an­née.

Qui plus est, les por­traits sont des re­pré­sen­ta­tions de gens pro­ve­nant de dif­fé­rents mi­lieux pro­fes­sion­nels, mais qui ont un im­pact sur leur com­mu­nau­té.

L’on peut no­tam­ment y aper­ce­voir le maire de Ca­ra­quet Ke­vin Ha­ché, San­dra Le Cou­teur, Isa­belle Thé­riault, Sé­bas­tien Roy et Her­mé­né­gilde Chiasson pour ne nom­mer que ceux-ci.

Un tra­vail qui a lon­gue­ment été ré­flé­chi, ex­plique l’ar­tiste.

«Je m’as­sois avec eux et je fais des en­tre­vues pour sa­voir et com­prendre d’où ils viennent et pour­quoi ils vou­laient faire faire leur por­trait.»

«Lors­qu’ils parlent, ils s’ou­blient. Ils ne pensent plus à la pein­ture et ils de­viennent plus na­tu­rels, pour­suit M. Gal­lant. Ça fait dé­tec­tive un peu, mais c’est dif­fi­cile de les faire re­laxer.»

La tech­nique au­ra por­té ses fruits, se­lon l’Aca­dien ori­gi­naire de Moncton. Il sai­sit l’image de ses su­jets au mo­ment où ils ré­flé­chissent et de­viennent im­mo­biles.

Il est tou­te­fois dif­fi­cile de les gar­der in­ac­tifs.

Le style fi­gu­ra­tif a été pré­fé­ré par l’ar­tiste pour sa sim­pli­ci­té.

«C’est du fi­gu­ra­tif parce qu’il s’agit de per­sonnes. Il y a des élé­ments qui pour­raient res­sem­bler à de l’abs­trait, note-til. Ce sont des gens qui n’ont pas de yeux, pas de nez et ils ont des oreilles.»

Alors qu’elles étaient dé­voi­lées au grand pu­blic pour la pre­mière mer­cre­di soir, les toiles ont été pen­sées comme un tout col­lec­tif mal­gré le fait qu’elles ont été peintes de fa­çon in­di­vi­duelle. «Au dé­but, on vou­lait n’en faire que 20, mais il y a eu un ef­fet boule de neige. Le mot s’est pas­sé que je fai­sais des por­traits et les gens vou­laient avoir le leur.»

«Nous avions tout de même une liste avec des gens ci­blés. Nous vou­lions ab­so­lu­ment faire le por­trait de cer­taines fi­gures de la ré­gion.»

Dif­fi­cile pour M. Gal­lant, tou­te­fois, de dé­ter­mi­ner com­bien de temps exac­te­ment peut prendre la réa­li­sa­tion d’une seule pein­ture étant don­né qu’il les fai­sait par étapes. Il pou­vait éga­le­ment tra­vailler sur plu­sieurs mor­ceaux en même temps.

Ba­che­lier en arts vi­suels en 1976 à l’Uni­ver­si­té de Moncton, il a aus­si en­sei­gné la sé­ri­gra­phie.

En 40 ans de car­rière, M. Gal­lant a contri­bué à la réa­li­sa­tion de 33 illus­tra­tions pour le film Re­con­nais­sance du chien pour l’Of­fice Na­tio­nal du Film.

Il a aus­si été dé­co­ré du Prix MillerB­ri­tain pour l’ex­cel­lence en arts vi­suels et du prix du lieu­te­nant-gou­ver­neur pour les arts (2011).

En­fin, il a été élu membre de l’Aca­dé­mie royale des arts du Ca­na­da en 2005.

Le vernissage de l’ex­po­si­tion Por­traits mar­quait aus­si le lancement des fes­ti­vi­tés de la deuxième pré­sen­ta­tion d’Acadie Love. ■

«Quand tu leur dis de ne plus bou­ger, c’est là qu’ils bougent le plus! Moi je dois tout des­si­ner ça. Par­fois ils ont 3-4 oreilles ou 12 doigts. C’est pas mal le fun à cause de ça.»

Yvon Gal­lant pro­pose 50 ta­bleaux qu’ils a peints au cours de la der­nière an­née dans le cadre de son ex­po­si­tion Por­traits, en montre à Ca­ra­quet. - Acadie Nou­velle: Sé­bas­tien La­rocque

Ils étaient nom­breux, mer­cre­di soir, à ad­mi­rer les oeuvres d’Yvon Gal­lant lors son vernissage à la Ga­le­rie d’art Ber­nard-Jean. - Acadie Nou­velle: Sé­bas­tien La­rocque

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