Le Ba­se­ball majeur veut cé­lé­brer Wa­shing­ton

Acadie Nouvelle - - SPORTS -

Après que sa fa­mille est de­ve­nue pro­prié­taire des Na­tio­nals de Wa­shing­ton, la pre­mière lettre qu’a écrite Mark Ler­ner à Bud Se­lig, alors com­mis­saire du Ba­se­ball majeur, lui de­man­dait d’ac­cueillir le match des étoiles.

«C’est quelque chose que je vou­lais dès le mo­ment que nous avons ache­té l’équipe», a dé­cla­ré Ler­ner.

Treize ans après le re­tour du Ba­se­ball majeur à Wa­shing­ton, et presque aus­si long­temps de­puis que Mark et son père Ted Ler­ner ont été choi­sis à titre de pro­prié­taires de la nou­velle équipe spor­tive de leur ville, ils peuvent fi­na­le­ment or­ga­ni­ser la fête, mar­di. Le qua­trième match des étoiles à être pré­sen­té à Wa­shing­ton, et le pre­mier de­puis 1969, se veut la cé­lé­bra­tion d’une nou­velle gé­né­ra­tion de ré­si­dents de la ca­pi­tale des États-Unis qui re­dé­couvrent la connexion au ba­se­ball qui, pen­dant si long­temps, avait dis­pa­ru de l’iden­ti­té spor­tive de la ville.

«Lorsque nous sommes ar­ri­vés ici pour la pre­mière fois, le ba­se­ball était par­ti de­puis si long­temps - une gé­né­ra­tion en­tière, en fait», se rap­pelle Ryan Zim­mer­man, un joueur d’avant-champ qui a fait ses dé­buts avec les Na­tio­nals en 2005 et qui joue tou­jours avec l’équipe.

«Il a presque fal­lu ré­ap­prendre à de­ve­nir des ama­teurs de ba­se­ball. Du­rant ces quelque 13 an­nées, ce fut un plai­sir pour moi d’être ici dès le dé­but, parce que l’or­ga­ni­sa­tion, l’équipe, a en quelque sorte gran­di avec le bas­sin de par­ti­sans. Au dé­part, les ama­teurs étaient meilleurs que l’équipe, mais c’est comme si nous avions gran­di en­semble.» Lorsque les Ex­pos de Mon­tréal ont quit­té le Ca­na­da en 2005, la ville de Wa­shing­ton avait pas­sé 33 sai­sons sans ba­se­ball, si l’on ex­clut la pré­sence des Orioles de Bal­ti­more à une soixan­taine de ki­lo­mètres de là.

Trois in­car­na­tions des Sé­na­teurs - 1891-1899, 1901-1960 avant de de­ve­nir les Twins du Min­ne­so­ta et 1961-1971 avant de de­ve­nir les Ran­gers du Texas - sont nées et ont dis­pa­ru, lais­sant un vide à Wa­shing­ton qui, en rétrospective, semble presque in­ex­pli­cable. «Ce n’est que le bu­si­ness du ba­se­ball», a ré­su­mé Max Scher­zer, le lan­ceur étoile des Na­tio­nals.

Même si Mark Ler­ner ne pré­tend pas avoir été par­mi les 14 460 spec­ta­teurs lors du der­nier match au RFK Sta­dium en 1971, il est al­lé voir bien d’autres par­ties lors­qu’il était en­core un en­fant et, en tant qu’adulte, rê­vait de ra­me­ner le ba­se­ball à Wa­shing­ton.

«Je m’as­seyais dans le bal­con su­pé­rieur et ten­tais de cap­ter des fausses balles parce qu’il n’y avait ja­mais per­sonne là-haut, a re­la­té Ler­ner. J’ai vrai­ment cru qu’il y au­rait une autre équipe dans un in­ter­valle de dix ans, et ça n’est ja­mais ar­ri­vé. Nous avons es­sayé de nom­breuses fois.»

Les en­nuis des Ex­pos ont ren­du la chose pos­sible en 2005 et les Ler­ner ont ache­té les Na­tio­nals du Ba­se­ball majeur en 2006. Après trois sai­sons au dé­mo­dé RFK qui était le do­mi­cile des Red­skins dans la NFL, l’étape fi­nale a été l’inau­gu­ra­tion du Na­tio­nals Park en 2008. - AP

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