CRÉER LA MA­GIE DES FÊTES… UNE TRA­DI­TION À LA FOIS

SI LE TEMPS DES FÊTES BÉ­NÉ­FI­CIE D’UNE AU­RA SI PAR­TI­CU­LIÈRE, C’EST QU’IL EST FAIT DE RITUELS ET DE SOU­VE­NIRS QUI NOUS FONT CHAUD AU COEUR. DES LECTRICES ET DES MEMBRES DE L’ÉQUIPE COUP DE POUCE NOUS FONT PART DES LEURS.

Coup de Pouce - - SOMMAIRE - Pro­pos re­cueillis par Na­dine Des­che­neaux

Je pré­pare tou­jours une ré­tros­pec­tive de l’an­née sous forme de vi­déo. J’y ras­semble des pho­tos de notre quo­ti­dien, de nos voyages et des pe­tits et grands évé­ne­ments. Au mo­ment du vi­sion­ne­ment en fa­mille, cha­cun parle de son mo­ment fort de l’an­née ain­si que d’un dé­fi qu’il a su re­le­ver. Comme cette tra­di­tion boucle l’an­née, on en pro­fite aus­si pour échan­ger à pro­pos de nos as­pi­ra­tions pour celle qui s’en vient.

Na­tha­lie | 42 ans Chambly

Ma fa­mille a tou­jours été très tra­di­tion­nelle pour les fes­ti­vi­tés de Noël. On se ras­sem­blait dans le sous-sol de mes grands-pa­rents, et mes oncles sor­taient leurs ins­tru­ments de musique. J’ai donc ap­pris très jeune à jouer de la cuillère et à ta­per du pied! En­core au­jourd’hui, du­rant le temps des fêtes, il n’y a que de la musique tra­di­tion­nelle qui joue dans mon au­to.

Va­lé­rie | 29 ans La­val

De­puis quelques an­nées, j’éta­blis mon me­nu sous forme d’acros­tiche. Je choi­sis un mot lié à la thé­ma­tique de Noël, et j’at­tri­bue une lettre de ce­lui-ci à cha­cun des in­vi­tés. Ils doivent donc ap­por­ter un plat dé­bu­tant par cette lettre. Cette an­née, j’hé­site entre «lu­mière» et «père Noël»!

Va­lé­rie | 35 ans Ed­mund­ston, N.-B.

Même si ma soeur et moi n’ha­bi­tons plus avec ma mère et mon beau-père, nous les re­joi­gnons le plus tôt pos­sible le 25 dé­cembre pour la dis­tri­bu­tion des ca­deaux en fa­mille. Après, on écoute un film en man­geant les restes de la veille. C’est notre ma­nière de nous réunir en pe­tit co­mi­té avant que dé­barque la grande fa­mille.

San­drine | 25 ans Ad­jointe aux conte­nus mode-beau­té, dé­co

L’in­con­tour­nable dans notre fa­mille: l’énorme pain sand­wich de ma mère, gla­cé au fro­mage à la crème et coif­fé d’un pe­tit cor­ni­chon su­cré. Mon frère et moi chantons Noël au camp, de Tex Le­cor, en ri­go­lant. Notre pas­sage pré­fé­ré de la chan­son (que nous pre­nons plai­sir à crier lit­té­ra­le­ment): «Hé Ro­saire, quelle heure qu’y est / Mi­nuit dans vingt, Mer­ci ben!» Hom­mage à notre père qui porte ce pré­nom!

Ma­rie-Elaine | 37 ans Gra­phiste

La tra­di­tion cu­li­naire la plus forte chez nous, ce sont les pe­tits pains gom­bos pré­pa­rés par ma soeur. Le soir du ré­veillon, quand vient le temps de les chauf­fer au four, les adultes et les en­fants se tiennent près de la cui­sine. Il n’est pas rare que les pe­tits pains n’at­teignent ja­mais le buf­fet!

Ma­rie-Claude | 50 ans Édi­trice en chef et ré­dac­trice en chef

La soi­rée du 31 est tou­jours consa­crée aux amis. Chaque an­née, j’offre à tous les in­vi­tés une paire de bas avec comme consigne: «Voi­ci une nou­velle paire de bas que tu de­vras mettre de­main, le 1er jan­vier, ques­tion de com­men­cer l’an­née du bon pied.»

Pa­trice | 48 ans Mon­tréal

Dans la fa­mille de mon père, la ta­blée de Noël n’est pas com­plète si ce des­sert ne s’y trouve pas. Oh, mes tantes ont bien ten­té de faire di­ver­sion en ap­por­tant d’autres des­serts, mais on a ré­cla­mé haut et fort le re­tour des fa­meux car­rés au cho­co­lat et beurre d’ara­chide aux al­lures vin­tage. Bour­rés de sucre, cuits au mi­cro-ondes, bien col­lants... et in­dis­pen­sables à notre ré­veillon!

Ca­the­rine | 39 ans Ré­dac­trice en chef cui­sine

Des amis et moi or­ga­ni­sons un pré­ré­veillon chaque an­née. Nous choi­sis­sons un thème pour gui­der le choix du me­nu, des ca­deaux de l’échange, du code ves­ti­men­taire et même de nos noms. Par exemple, lors d’un Noël ré­tro, j’ai été re­bap­ti­sée Hu­guette et nous avons bu du Cin­za­no! Cette an­née, on fait place à un Noël brun: bouffe brune, linge brun et ca­deaux bruns. Ça pro­met!

Nan­cy | 44 ans Lon­gueuil

Chez nous, on fait gran­dir le sa­pin avec de la poudre ma­gique en­voyée par la poste par le père Noël lui­même! Nos filles dé­corent un pe­tit sa­pin de trois pieds et le sau­poudrent de cette poudre brillante. Le lendemain ma­tin, le sa­pin est de­ve­nu deux fois plus grand! Bien sûr, toute cette ma­ni­gance re­pré­sente beau­coup de tra­vail pour nous, mais les étin­celles dans les yeux de mes filles de 3 et 7 ans le valent bien!

Na­tha­lie | 37 ans Blain­ville

Mon père nous fai­sait pré­pa­rer des fruits dé­gui­sés (une spé­cia­li­té pro­ven­çale): ins­tal­lés au­tour d’une table, ber­cés par un air de jazz, nous pas­sions deux heures à far­cir des pru­neaux, des dattes et des abri­cots sé­chés de pâte d’amandes jus­qu’à ce qu’il y en ait des assiettes pleines dis­per­sées aux quatre coins du sa­lon. Le comble, c’est que nous n’en man­gions même pas... C’était le pe­tit plai­sir gour­mand de notre pa­pa!

Anne-Laure | 33 ans

Ad­jointe aux conte­nus cui­sine

Quand j’étais pe­tite, mon père m’ame­nait à che­val pour al­ler cou­per le sa­pin qu’on dé­co­rait en­suite sur les airs du disque de Noël de Passe-Par­tout. Et ce sont en­core les mêmes chan­sons que j’écoute quand je dé­core mon arbre. Je le fais par nos­tal­gie, mais sur­tout parce que ce­la me met de bonne hu­meur de chan­ter à tue-tête avec ces per­son­nages qui ont ber­cé mon en­fance!

Ma­rie-Jo­sée | 38 ans

Lon­gueuil

Nous voya­geons avec les en­fants de­puis qu’ils sont très jeunes. Chaque fois, nous ache­tons une pe­tite dé­co­ra­tion pour notre sa­pin. Une fois par an­née, nous pre­nons donc le temps de nous re­mé­mo­rer de mer­veilleux mo­ments de nos va­cances en fa­mille!

Vé­ro­nique | 39 ans Oro­moc­to, N.-B.

De­puis que nous sommes en­fants et en­core au­jourd’hui, au mo­ment de dé­co­rer le sa­pin, mon père écrit les faits saillants de la jour­née (ceux qui sont pré­sents, la tem­pé­ra­ture qu’il fait, etc.), mais aus­si ceux de l’an­née qui vient de pas­ser. Il range en­suite ce mot dans la boîte de dé­co­ra­tions. Chaque Noël, on prend le temps de re­lire tout ce jo­li flo­ri­lège de notre his­toire fa­mi­liale.

Sté­pha­nie | 30 ans Ad­jointe aux conte­nus

Chaque 31 dé­cembre, quand sonne mi­nuit, on al­lume un grand feu de joie et on fête jus­qu’aux pe­tites heures du ma­tin. On boit du cham­pagne ou du mous­seux, et on chante pen­dant que les en­fants jouent dans la neige. C’est le par­ty du temps des fêtes qu’il ne faut pas man­quer dans ma fa­mille, car c’est tou­jours une nuit ma­gique!

Ju­lie | 47 ans

Jour­na­liste in­dé­pen­dante

Pour moi, Noël ne se­rait pas Noël sans les tuques en cho­co­lat, ces pe­tits bon­bons faits de fon­dant aro­ma­ti­sé re­cou­vert de cho­co­lat qui re­font sur­face à l’ap­proche des fêtes. Quel bon­heur quand je réus­sis à mettre la main des­sus à l’épi­ce­rie. L’an der­nier, lors d’un voyage en Croa­tie en plein mois de sep­tembre, j’en ai trou­vé par ha­sard. De­vi­nez ce que j’avais dans ma va­lise au re­tour?

Na­dine | 40 ans

Jour­na­liste in­dé­pen­dante

Deux ou trois soirs par se­maine du­rant la pé­riode de Ci­né-Ca­deau, on se dé­pêche de prendre les bains avant le sou­per et, à 18 h 30, on pique-nique de­vant la té­lé pour écou­ter des films. Hy­per ap­pré­ciée par les en­fants, cette tra­di­tion ins­talle entre nous une com­pli­ci­té, car tout au long de l’an­née, on se rap­pelle les blagues et les ré­fé­rences liées à ces grands clas­siques!

Edith | 36 ans Gra­phiste

Dé­but dé­cembre, mon frère et moi al­lons dé­co­rer le cha­let pour les fes­ti­vi­tés fa­mi­liales. Pas un sa­pin, non, mais des cen­taines et des cen­taines de boules de Noël qu’on ac­croche aux poutres du pla­fond par une fi­celle. Des boules de toutes pro­ve­nances: sou­ve­nirs vin­tage de notre en­fance et coups de coeur qu’on a ajou­tés au fil des ans. L’ef­fet est spec­ta­cu­laire, et la tra­di­tion, bien ap­pré­ciée des pe­tits et des grands qui s’amusent à comp­ter les boules et à re­pé­rer leurs pré­fé­rées.

Louise | 58 ans

Col­la­bo­ra­trice aux conte­nus cui­sine

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