COURT MÉ­TRAGE BAL­LET JAZZ

Fugues - - Infos - ÉRIC WHITTOM

MAXIME ROBIN RE­VIENT À SES PRE­MIÈRES AMOURS

Dans la ré­gion de Qué­bec, Maxime Robin est sur­tout connu au théâtre comme co­mé­dien ( La Date en 2012 à Pre­mier Acte, Chante avec moi en 2014 au Trident, Pho­to­sen­sibles en 2014 à Pre­mier Acte), comme met­teur en scène ( Pho­to­sen­sibles, Viande et Iphi­gé­nie en au­to en 2012 à Pre­mier Acte, La chatte sur un toit brû­lant en 2015 à La Bor­dée) et comme au­teur ( Viande, Iphi­gé­nie en au­to). Tou­te­fois, avant son en­trée en 2008 au Conser­va­toire d’art dra­ma­tique de Qué­bec pour de­ve­nir co­mé­dien, il avait amor­cé des études en ci­né­ma à l’Uni­ver­si­té Con­cor­dia en vue de de­ve­nir réa­li­sa­teur. Il y a d’ailleurs ob­te­nu un bac­ca­lau­réat (Film Pro­duc­tion) et une maî­trise (Film Stu­dies). En sep­tembre, il a pré­sen­té aux gens de Qué­bec, dans le cadre du 7e Fes­ti­val du ci­né­ma de la ville de Qué­bec (FCVQ), son pre­mier court-mé­trage pro­fes­sion­nel Bal­let Jazz à titre de réa­li­sa­teur. Il avait ac­quis une cer­taine ex­pé­rience en réa­li­sa­tion lors de son film de fin d’études Sous ma peau (l’his­toire de sa fa­mille) qui lui a d’ailleurs per­mis de rem­por­ter des prix dans des fes­ti­vals de ci­né­ma. «Le ci­né­ma, c’est un re­tour à mes pre­mières amours. Ça me man­quait, puis­qu’à Qué­bec, il y a peu de tour­nages et je n’en fais pas tant que ça. J’avais le goût de me re­plon­ger dans le ci­né­ma et, avec ma com­pa­gnie de pro­duc­tion La Vierge Folle, j’ai dé­ci­dé d’adap­ter pour le ci­né­ma le texte Bal­let Jazz de Si­mon Bou­le­rice, parce que j’aime beau­coup la fo­lie de Si­mon et ses per­son­nages qui sont à la fois dé­tes­tables et at­ta­chants. Dans Bal­let Jazz, j’aime la dua­li­té des deux filles que l’on trouve niai­seuses, mais qui en même temps ont be­soin d’amour.» Signe que les astres sont ali­gnés pour lui, il s’est mé­ri­té la Bourse à la Créa­tion des Ci­néastes de Qué­bec du FCVQ d’une va­leur de près de 40 000$ (ar­gent, équi­pe­ment et ser­vices tech­niques).

UN RÊVE QUI VIRE AU CAU­CHE­MAR

Ka­rine et Ka­rine, deux jeunes dan­seuses peu ta­len­tueuses, par­ti­ront pour New York, à bord d’une vieille voi­ture afin de pas­ser une au­di­tion pour réa­li­ser leur rêve: jouer dans la co­mé­die mu­si­cale Cats sur Broad­way. Tou­te­fois, cette folle aven­ture pren­dra une tour­nure in­at­ten­due et in­vrai­sem­blable. «C’est une co­mé­die noire qui a été tour­née à Saint-Ni­co­las avec no­tam­ment les co­mé­diens Sa­rah Ber­thiaume, Noé­mie O’Far­rell et Pa­trick Saucier (com­mis dans un dé­pan­neur). Je vou­lais par­ler d’am­bi­tion, parce que je trouve qu’on se fait beau­coup par­ler du suc­cès et de la réus­site. À l’émis­sion La Voix par exemple, les par­ti­ci­pants sont pro­pul­sés au fir­ma­ment. Ils se font dire qu’ils peuvent tout faire. Mais, ils ne peuvent pas tout faire, parce qu’ils n’ont pas tou­jours le ta­lent, les ap­ti­tudes ou en­core le stress est trop im­por­tant. À la té­lé­vi­sion, on ne parle pas de ces as­pects.» À part le «gros dé­fi» qu’a re­pré­sen­té le tour­nage des scènes dans une vieille voi­ture en mou­ve­ment sur une route peu acha­lan­dée, Maxime Robin est somme toute sa­tis­fait de sa pre­mière réa­li­sa­tion pro­fes­sion­nelle. «L’écri­ture du scé­na­rio a été longue, en­vi­ron un an. Mais, j’avais vrai­ment une bonne équipe. Je me suis en­tou­ré de per­sonnes qui étaient plus ex­pé­ri­men­tées que moi, parce qu’étant nou­veau, je sa­vais que j’al­lais avoir des la­cunes que les autres membres de l’équipe pou­vaient com­bler.» Maxime Robin sou­haite aus­si pré­sen­ter Bal­let Jazz dans d’autres fes­ti­vals, no­tam­ment ceux LGBT de Mon­tréal (IMAGE+NA­TION), de New York et de Los An­geles. Il es­père aus­si le vendre à des mé­dias comme ICI Tou.tv et ICI ARTV.

DEUX PRO­JETS DE COURTS MÉ­TRAGES EN DÉ­VE­LOP­PE­MENT

Bal­let Jazz lui a don­né la pi­qûre du ci­né­ma. «Je suis conta­mi­né main­te­nant», a-t-il dit. Il tra­vaille d’ailleurs sur deux pro­jets de courts-mé­trages. Avec une col­la­bo­ra­trice fran­çaise, il tour­ne­ra Mon­tréal en deux. «C’est une his­toire de rup­ture et d’amour avec la ville de Mon­tréal. C’est une adap­ta­tion d’une scène in­ti­tu­lée Qué­bec en deux que j’avais écrite et pré­sen­tée au Car­re­four in­ter­na­tio­nal de théâtre de Qué­bec. J’avais ga­gné le prix du meilleur texte dra­ma­tique qui m’avait per­mis d’al­ler en France et de ren­con­trer Si­mon Bou­le­rice qui m’a fait lire son texte Bal­let Jazz », a-t-il ra­con­té comme anec­dote. Son se­cond pro­jet est ba­sé sur une «his­toire très per­son­nelle qui parle beau­coup de la dé­fi­ni­tion des genres et un peu de sexua­li­té». En ce mo­ment, il vit à Qué­bec et à To­ron­to, «parce qu’il y a plus d’op­por­tu­ni­tés pour le ci­né­ma, en par­ti­cu­lier pour un ac­teur fran­co­phone». En sep­tembre et oc­tobre, il a joué au Théâtre Jean Du­ceppe dans la pièce Quand la pluie s’ar­rê­te­ra. La même pièce se­ra pré­sen­tée au Trident, du 16 jan­vier au 10 fé­vrier 2018. Il a aus­si un rôle dans le long mé­trage ca­na­dien-an­glais Por­cu­pine Lake qui a no­tam­ment été pré­sen­té, en sep­tembre, au To­ron­to In­ter­na­tio­nal Film Fes­ti­val (TIFF). Il met­tra en scène et joue­ra dans la 7e édi­tion des Contes à pas­ser le temps qui se­ront pré­sen­tés à la Mai­son his­to­rique Che­va­lier, entre le 15 et le 30 dé­cembre. En mars 2018, on pour­ra le voir dans la sé­rie amé­ri­caine de Paramount Jack Ryan qui se­ra dif­fu­sée sur Ama­zon Prime.

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