ÎLES-DE-LA-MA­DE­LEINE

Fugues - - Sommaire - SA­MUEL LAROCHELLE

On en­tend par­ler des îles à l’ex­trême est du Qué­bec de­puis tou­jours. On y rêve, un peu, beau­coup, pas­sion­né­ment. Mais on re­pousse le voyage, faute de temps ou d’ar­gent, croyant – à tort – que la des­ti­na­tion est ré­ser­vée aux vieilles per­sonnes for­tu­nées. Puis, le des­tin nous convainc de ten­ter le coup: après quelques se­condes sur place, on est per­sua­dé qu’on n’au­rait ja­mais dû pas­ser toutes ces an­nées sans connaître ce pa­ra­dis. Et en plein mi­lieu du sé­jour, on est pris d’un ver­tige, in­ca­pable d’ima­gi­ner quit­ter pa­reil en­droit.

trip, Qu’on l’ar­chi­pel s’y rende a en de avion quoi ra­vir ou en tous voi­ture, les voya­geurs: en réa­li­sant globe-trot­ters un long et for­mi­dable so­los, couples, road groupes d’amis, fa­milles, jeunes et moins jeunes. Per­sonne ne peut ré­sis­ter à cet amal­game de pay­sages ren­ver­sants, de sa­veurs in­ou­bliables et de cha­leur hu­maine, parce que, oui, les Ma­de­li­nots sont réel­le­ment plus gen­tils qu’ailleurs au Qué­bec. Ils ont le sou­rire sin­cère, la gé­né­ro­si­té in­des­crip­tible et la sim­pli­ci­té dans l’âme. À leur contact, on a le coeur lé­ger et le pas plus lent: on sait qu’il y a mille et une choses à faire sur les lieux, mais on prend notre temps pour les dé­cou­vrir, parce qu’on s’est déjà pro­mis de re­ve­nir. Par­mi les aux val­lons mai­sons, les images ver­doyants, les jo­lies les plus le grottes phare frap­pantes, (à rou­geâtres Ju­lie on Sny­der) re­tient de la et les Dune le dé­cor pe­tites du ma­gni­fique sud, mai­sons les plages co­lo­rées, d’Havre de Pointes-aux-Loups, la ma­ri­na de l’Étang-du-Nord, et plus spé­cia­le­ment, l’île où l’on en­vi­sage louer/ache­ter une mai­son pour les étés à ve­nir: Havre-Au­bert. Après une séance dé­am­bu­la­toire sur les in­ter­mi­nables plages en­vi­ron­nantes, où l’on croise deux per­sonnes en au­tant d’heures, une sau­cette dans l’eau fri­go­ri­fiante de la mer du dé­but juillet et une course pour ten­ter de se­mer – sans suc­cès – les ma­rin­gouins les plus vo­races de l’his­toire (les Îles étant ré­pu­tées pour leurs vents IN­TENSES, les bes­tioles se jettent sur le pauvre monde lors­qu’il y a une rare ac­cal­mie), on peut rou­ler sur les pe­tites routes afin d’ad­mi­rer les mai­sons sises en plein champs, sur le bord des falaises et de la mer, vi­si­ter une par une les bou­tiques de sou­ve­nirs et d’ar­ti­sa­nats (men­tions spé­ciales aux Ar­ti­sans du sable et À ma­rée basse, qui mé­ri­te­raient tous deux qu’on écrive des ro­mans sur l’ori­gi­na­li­té et la beau­té de leurs oeuvres d’art) et com­prendre toute la si­gni­fi­ca­tion de l’ex­pres­sion « sky­porn » quand le so­leil se couche sur le vil­lage. On ne peut évi­dem­ment pas pas­ser sous si­lence les nom­breux ar­rêts gus­ta­tifs des îles. Sa­chez que vous n’avez pas le droit de pas­ser à cô­té du Ca­fé de la Grave (nos pa­pilles ne sont pas en­core re­mises de la chau­drée de pa­lourdes); du ma­gni­fique res­tau­rant Au Vent du large; de la cho­co­la­te­rie Chez Diane, qui vend des pi­lules de cho­co­lat pour dif­fé­rents diag­nos­tics; du Flan­neur, un hom­mage aux sa­lons de thé bri­tan­niques avec vue sur la mer et les ba­teaux, ain­si qu’une sec­tion spé­ciale consa­crée aux per­son­nages géants fa­bri­qués par la pro­prié­taire; de la Piz­ze­ria de la Pointe, qui est à cô­té de la non moins in­con­tour­nable pâ­tis­se­rie Hé­lène des Îles (on a pen­sé cam­per sur place pour tout goû­ter); du res­tau­rant/ca­fé/trai­teur Gour­mande de Na­ture, où l’on man­ge­rait n’im­porte quoi les yeux fer­més; du Ca­fé d’chez nous à l’am­biance un peu hip­pie et du res­tau­rant des Pas per­dus, qui sert le meilleur ho­mard qu’on a man­gé de notre vie. vue Bien aux yo­ga de Îles. en­ten­du, sur notre On la d’an­tan, sym­pa­thique plage fait vie, on du oui, du ne une kayak oui, Pa­ra­dis fait dé­gus­ta­tion et on pas ou his­to­rique se bleu que du ré­pète), stand-up­padd­le­board man­ger (la à la plus au un fro­ma­ge­rie Musée ar­rêt belle et ad­mi­rer ins­truc­tif au­berge de au la mer, la Pied-de-Vent, beau­té et de (SUP) dé­li­cieux des jeu­nesse ex­pé­di­tions sur en­vi­ron­nante, la au une qu’on mer, Fu­moir vi­site du ait en zo­diac l’Île dans d’En­trée, l’ar­chi­pel: ou en ba­teau la on seule peut pour île y (peu) faire faire le ha­bi­tée l’as­cen­sion tour des qui grottes de n’est la pas Big ou Hill re­liée pour et al­ler par ad­mi­rer la jus­qu’à route les en­vi­rons et que vous à par­tir avez du des som­met contacts très, avec très des ven­teux. lo­caux, Si vous vous pour­riez êtes chan­ceux même avoir l’oc­ca­sion d’ac­com­pa­gner des pê­cheurs en mer, après un ré­veil à 3h30, la contem­pla­tion du le­ver de so­leil vers 4h30 et quel­que­sunes des plus belles heures de votre exis­tence. À la fin de votre aven­ture ma­rine, comme à la fin de votre voyage de quelques jours sur vi­si­té les îles, ce vous ter­ri­toire pren­drez in­su­laire cer­tai­ne­ment au moins conscience une fois du dans pri­vi­lège votre vie. d’avoir

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