Des em­ployés fi­dèles, en­ga­gés et mo­bi­li­sés

La Terre de chez nous - - CHRONIQUE - Marc-Alain Sou­cy

Chaque jour, les em­ployés de l’Éra­blière B.L.P., de Bien­court au Té­mis­coua­ta, par­ti­cipent à une ren­contre d’in­for­ma­tion avec leurs em­ployeurs. « Nous les écou­tons et les met­tons au courant non seule­ment des tra­vaux à faire dans la jour­née et les pro­chains jours, mais éga­le­ment dans les mois à ve­nir, ex­plique Ro­ber­to Landry. Nous leur fai­sons part de nos pro­jets de dé­ve­lop­pe­ment, des achats d’équi­pe­ment en vue, etc. Ils savent où on s’en va. »

Ro­ber­to et sa conjointe Ma­rie-Claude Bou­cher, co­pro­prié­taire avec lui, croient mor­di­cus aux ver­tus de la com­mu­ni­ca­tion. Se­lon eux, des em­ployés qu’on prend la peine d’écou­ter et d’in­for­mer se sentent beau­coup plus im­pli­qués et plus mo­ti­vés à contri­buer au suc­cès de l’en­tre­prise. Une fois par an­née, cha­cun des neuf em­ployés ré­gu­liers de l’exploitation, qui compte 58 000 en­tailles, est ren­con­tré pour une éva­lua­tion. On pro­fite de cette oc­ca­sion pour les écou­ter, dis­cu­ter d’ajus­te­ments de sa­laire, de for­ma­tions à suivre et de par­ti­ci­pa­tion à des col­loques sur l’acé­ri­cul­ture du­rant l’an­née à ve­nir.

« Il y a 27 éra­blières ici à Bien­court, donc de la concur­rence. Cha­cune d’elles est à la re­cherche des meilleurs em­ployés. Nous n’avons pas le choix de tout faire pour dé­ve­lop­per chez eux la fier­té de faire par­tie de notre équipe. Nous vou­lons éga­le­ment qu’ils trouvent chez nous un lieu d’épa­nouis­se­ment pro­fes­sion­nel », pré­cise Ro­ber­to Landry. Son en­tre­prise offre des ho­raires flexibles à ses em­ployés parce que les va­leurs fa­mi­liales sont im­por­tantes. « Ici, quand l’en­fant d’un tra­vailleur est ma­lade, on s’ajuste. La santé de la fa­mille de l’em­ployé passe avant tout », men­tionne-t-il.

Les pro­prié­taires se fé­li­citent d’avoir em­bau­ché des tra­vailleuses dans leur éra­blière, un sec­teur gé­né­ra­le­ment peu ac­ces­sible aux femmes. « Ça donne une meilleure dy­na­mique d’as­so­cier des hommes avec des femmes, es­time Ro­ber­to Landry. La mixi­té fait res­sor­tir les qua­li­tés de cha­cun. »

Ré­mu­né­ra­tion

Des bo­nus éta­blis en fonc­tion des per­for­mances de l’en­tre­prise sont at­tri­bués à tout le groupe de tra­vailleurs pour la pé­riode qui va de l’en­taillage jus­qu’à la fin du la­vage (jan­vier à juin). Si l’éra­blière ob­tient un ren­de­ment de si­rop de 3 à 3,5 lb à l’en­taille, cha­cun des em­ployés re­ce­vra 0,50 $/h de plus pour toute cette pé­riode de tra­vail; de 3,5 à 4 lb, ce se­ra 0,75 $/h, et pour 4 lb et plus, on of­fri­ra 1 $/h de plus. « Ça fa­vo­rise le tra­vail d’équipe et c’est mo­ti­vant », conclut Ro­ber­to. L’Éra­blière B.L.P. a été sé­lec­tion­née par le Centre d’em­ploi agri­cole de la Fé­dé­ra­tion de l’UPA du Bas-SaintLaurent pour re­pré­sen­ter cette ré­gion dans le cadre de Ma ferme, mon monde, la bonne idée en ges­tion des res­sources hu­maines, une ini­tia­tive d’AGRI­car­rières.

Ro­ber­to Landry et Ma­rie-Claude Bou­cher es­timent que leur main-d’oeuvre est leur res­source la plus pré­cieuse.

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