La fa­mille Black­burn forme toute une équipe!

« Ce n’est pas une ques­tion d’ai­mer les vaches ou non, men­tionne Gilles Black­burn. C’est une ques­tion de res­pec­ter les af­fi­ni­tés de chaque membre de la fa­mille. On forme une bonne équipe pré­sen­te­ment parce qu’on res­pecte les forces de cha­cun. »

La Terre de chez nous - - MA FAMILLE AGRICOLE - FRÉ­DÉ­RIC MARCOUX Col­la­bo­ra­tion spé­ciale Avez-vous une fa­mille à sug­gé­rer? Écri­vez-nous à tcn@la­terre.ca

JON­QUIÈRE — Les deux frères Black­burn à la tête de la ferme lai­tière A.B. et G. Black­burn vou­laient ab­so­lu­ment per­mettre à leurs quatre jeunes re­lèves de s’épa­nouir dans le cadre de l’en­tre­prise éta­blie en 1926. Pour Gilles et Be­noît, la créa­tion d’une autre en­tre­prise, la Fro­ma­ge­rie Black­burn, de­ve­nait une op­tion in­té­res­sante pour faire vivre plu­sieurs fa­milles.

« De 2004 à 2006, on a vi­si­té des fro­ma­ge­ries de par­tout au Qué­bec pour s’in­for­mer le plus pos­sible et sa­voir com­ment on al­lait s’orien­ter. On a dé­ci­dé de créer la fro­ma­ge­rie par la suite », ra­conte le père, Gilles Black­burn.

Au­jourd’hui, près de 60 % de la pro­duc­tion lai­tière de la ferme est uti­li­sée par la fro­ma­ge­rie, qui trans­forme ex­clu­si­ve­ment le lait de l’en­tre­prise fa­mi­liale. L’ob­jec­tif de la fa­mille est de faire croître la fro­ma­ge­rie afin d’y trans­for­mer 80 % du lait pro­duit par la ferme.

Une chaise pour cha­cun

Grâce à la ferme et à la fro­ma­ge­rie, tous les membres de la fa­mille semblent être pla­cés dans la bonne chaise pour connaître du suc­cès.

Le fils de Be­noît, Mi­chaël, s’oc­cupe du trou­peau Hol­stein com­po­sé de 110 vaches en lac­ta­tion pro­dui­sant leur quo­ta de 133 kg de lait. Son cou­sin JeanF­ran­çois, fils de Gilles, est res­pon­sable de l’en­tre­tien de la ma­chi­ne­rie agri­cole. La fille de Gilles, Ma­rie-Jo­sée, a étu­dié en bio­lo­gie à l’uni­ver­si­té et oeuvre à titre de fro­ma­gère en chef de la Fro­ma­ge­rie Black­burn, avec son frère Ni­co­las, éga­le­ment fro­ma­ger.

« Ces jeunes-là sont la qua­trième gé­né­ra­tion à la ferme, in­dique Gilles Black­burn. Ce sont tous des en­tre­pre­neurs! Ils n’ont pas tous étu­dié dans le domaine, mais ils ont été éle­vés à la ferme et ils ont ac­quis leurs com­pé­tences au fil du temps. »

À ses yeux, l’agri­cul­ture d’au­jourd’hui est plus com­plexe qu’au­tre­fois. Il est donc es­sen­tiel de pos­sé­der plu­sieurs qua­li­tés et de maî­tri­ser les nou­velles tech­no­lo­gies pour réus­sir.

« Nous avons dé­ve­lop­pé une fro­ma­ge­rie pour que cha­cun des membres de notre re­lève puisse s’épa- nouir, ra­conte Gilles Black­burn. Ils ont tous leur domaine pré­cis. C’est ce qui fait notre suc­cès. Ce qui me rend le plus fier, c’est le fait que nous sommes deux à nous pré­pa­rer à nous re­ti­rer et qu’on a dé­jà une re­lève ex­tra­or­di­naire. On a une équipe mul­ti­dis­ci­pli­naire et hau­te­ment qua­li­fiée. »

Les membres de la fa­mille Black­burn font équipe à la ferme et à la fro­ma­ge­rie : Mi­chaël, Jean-Fran­çois, Be­noît, Ni­co­las, Ma­rie-Jo­sée et Gilles.

Gilles Black­burn tient fiè­re­ment un des meilleurs fro­mages pro­duits par la Fro­ma­ge­rie Black­burn, le Mont-Ja­cob, qui a ga­gné plu­sieurs prix à des concours pro­vin­ciaux et mon­diaux.

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