L’AC­FO veut sen­si­bi­li­ser da­van­tage

Le Carillon - - Com­mu­nau­té - VÉ­RO­NIQUE CHAR­RON ve­ro­nique.char­ron@eap.on.ca

L’as­sem­blée gé­né­rale an­nuelle de l’As­so­cia­tion ca­na­dienne-fran­çaise de l’On­ta­rio de Pres­cott et Rus­sell (AC­FO) a eu lieu le 11 juin der­nier, à l’École se­con­daire catholique de Plan­ta­ge­net. Une ving­taine de per­sonnes étaient pré­sentes pour as­sis­ter à la réunion.

« Pro­té­ger le fran­çais est notre man­dat pre­mier. On est là pour pro­mou­voir la fran­co­pho­nie. » Ti­na De­sa­brais s’est don­née trois ob­jec­tifs dans le cadre de ses fonc­tions à la pré­si­dence de l’AC­FO, soit une plus grande re­pré­sen­ta­tion, une vi­si­bi­li­té so­ciale et une sen­si­bi­li­sa­tion des fran­co­phones de l’Est on­ta­rien.

Pour Mme De­sa­brais, le manque d’in­quié­tude des fran­co­phones de l’Est on­ta­rien en­vers la pro­tec­tion de leur langue est ce qui doit être chan­gé.

« Les fran­co­phones de l’Est on­ta­rien sont en si­tua­tion mi­no­ri­taire dans un mi­lieu ma­jo­ri­taire. Les gens ne sont pas in­quiets de leurs ser­vices en fran­çais parce qu’en gé­né­ral, on peut très bien vivre en fran­çais dans l’Est on­ta­rien. Moi, d’ajou­ter la pré­si­dente de l’AC­FO, j’ai vu une cer­taine an­gli­ci­sa­tion, mais je pense que les gens ne voient pas le coup ve­nir. On veut les sen­si­bi­li­ser parce qu’on est la porte d’en­trée de l’On­ta­rio fran­çais. Je pense que les gens ne sont pas conscients du pou­voir qu’ils ont. On est une porte-pa­role pour la fran­co­pho­nie ca­na­dienne. »

Cô­té fi­nan­cier, l’AC­FO a fait plu­sieurs de­mandes de sub­ven­tions cette an­née, dont deux ont dé­jà été ac­cep­tées. Ces deux sub­ven­tions sont d’un mon­tant to­tal de 29 000 $. Une par­tie de ces fonds ser­vi­ra à payer un étu­diant qui tra­vaille­ra à temps plein pour l’été. D’autres de­mandes sont en at­tente, dont celles pour la St-Jean-Bap­tiste et la jour­née des Fran­co-On­ta­riens. Con­trai­re­ment aux an­nées pas­sées, une de­mande de sub­ven­tion pour le fonc­tion­ne­ment se­ra aus­si faite à Pa­tri­moine Ca­na­da.

En bref, Mme De­sa­brais est très contente de ce qui est fait à l’AC­FO et de l’ave­nir de l’or­ga­nisme à but non lu­cra­tif qui re­prend son en­vol à la suite de quelques an­nées dif­fi­ciles.

« L’AC­FO est vrai­ment en train de gran- dir. On est en épa­nouis­se­ment. L’AC­FO de Pres­cott et Rus­sell s’est im­pli­quée beau­coup cette an­née dans la com­mu­nau­té. Il y a beau­coup de de­mandes de sub­ven­tion de faites et on est plus pré­sent dans les mé­dias. On veut vrai­ment sen­si­bi­li­ser les gens et leur dire qu’on est là pour eux, qu’on est une as­so­cia­tion qui est là pour les des­ser­vir. Je di­rais que l’AC­FO va de mieux en mieux. »

Comme l’a aus­si in­di­qué Ti­na De­sa­brais, pour la pre­mière fois de­puis quelques an­nées, les membres du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion se sont tous por­tés vo­lon­taires, ce qui dé­montre dé­jà de l’épa­nouis­se­ment qui se pro­duit au sein de l’or­ga­nisme.

La pro­chaine réunion du conseil au­ra lieu à la fin du mois, avant la re­lâche pour la sai­son es­ti­vale. Pour leur re­tour en sep­tembre, le conseil pré­voit re­voir son plan stra­té­gique quin­quen­nal qui prend fin cette an­née.

Le nou­veau conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de l’AC­FO : Ni­cole Char­bon­neau, Ca­the­rine DeQuim­pere, Éric Gé­nier, Na­tha­lie La­dou­ceur, Ti­na De­sa­brais (pré­si­dente), Odette Char­bon­neau-Le­gault, Élise Édi­mo, Lynn Char­bon­neau et Da­niel-Pierre Bour­deau (ab­sent de la photo).

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