La moi­sis­sure, un élé­ment dan­ge­reux

Le Carillon - - News - FRAN­CIS RACINE

Les moi­sis­sures peuvent se ca­cher n’im­porte où. C’est ce qu’ont ap­pris les ci­toyens de Hawkesbury ré­cem­ment, lorsque le Com­plexe spor­tif Ro­bert Hart­ley a été for­cé de fer­mer ses portes pour une du­rée in­dé­ter­mi­née, le 20 sep­tembre der­nier.

Le mot moi­sis­sure dé­signe les cham­pi­gnons mi­cro­sco­piques qui poussent sur les ali­ments et les ma­tières hu­mides. Ceux-ci peuvent être noirs, blancs ou d’une autre cou­leur. Les moi­sis­sures ont sou­vent l’ap­pa­rence d’une tache ou d’une marque et peuvent avoir une odeur de moi­si ou de terre.

Pour se dé­ve­lop­per, les moi­sis­sures ont be­soin d’hu­mi­di­té et d’une ma­tière sur la­quelle elles peuvent vivre. Elles li­bèrent en­suite des spores dans l’air, qui sont sou­vent res­pi­rées par des in­di­vi­dus. L’in­ha­la­tion de grandes quan­ti­tés de ces spores peut avoir un ef­fet né­faste sur la san­té.

À l’in­té­rieur des mai­sons, les moi­sis­sures se forment gé­né­ra­le­ment sur les ap­puis des fe­nêtres, les tis­sus, les ta­pis et les murs de la cui­sine, de la salle de bains et de la salle de la­vage.

De plus, elles peuvent éga­le­ment se former sur les ta­pis, le pa­pier peint, l’iso­lant cel­lu­lo­sique, les car­reaux de pla­fond, les cloi­sons sèches, le bois et de nom­breux ar­ticles mé­na­gers.

Se­lon San­té Ca­na­da, « il existe un rap­port entre les moi­sis­sures, le de­gré d’hu­mi­di­té à l’in­té­rieur des mai­sons et l’aug­men­ta­tion des pro­blèmes de san­té, tels que l’ir­ri­ta­tion des yeux, du nez et de la gorge, la toux et la mu­co­si­té, la res­pi­ra­tion sif­flante et l’es­souf­fle­ment, les symp­tômes d’asthme et les ré­ac­tions al­ler­giques.

Les en­fants, les per­sonnes âgées et les per­sonnes dont le sys­tème im­mu­ni­taire est af­fai­bli ou qui souffrent d’autres pro­blèmes de san­té, comme l’asthme, de graves al­ler­gies ou d’autres ma­la­dies res­pi­ra­toires, sont les plus vul­né­rables à su­bir les ef­fets les plus né­fastes des moi­sis­sures.

Le Bu­reau de San­té de l’est de l’On­ta­rio (BSEO) sou­ligne que plu­sieurs fac­teurs peuvent en­cou­ra­ger la crois­sance de la moi­sis­sure, dont les inon­da­tions, les fuites dans le toit ou les murs ex­té­rieurs, murs de fon­da­tion po­reux, les fuites d’eau ou tuyau d’égout, l’ab­sence de ven­ti­la­teurs d’éva­cua­tion dans les salles de bains ou les cui­sines ou dé­fec­tuo­si­té de ces ven­ti­la­teurs, le sé­chage des vê­te­ments à l’in­té­rieur et cer­tains aqua­riums et plantes. Comment se pro­té­ger

Le BSEO prône la pré­ven­tion avant tout. « Plu­sieurs me­sures peuvent ai­der à pré­ve­nir la for­ma­tion de moi­sis­sure, a fait va­loir ce­lui-ci. Vé­ri­fiez les cli­ma­ti­seurs d’air, les hu­mi­di­fi­ca­teurs, les déshu­mi­di­fi­ca­teurs et les filtres à air, puisque la moi­sis­sure peut s’y ac­cu­mu­ler. »

De plus, on doit s’as­su­rer qu’il y ait tou­jours beau­coup de ven­ti­la­tion dans la de­meure. Ce­la évite que l’hu­mi­di­té s’ac­cu­mule sur les murs et les fe­nêtres.

Lors d’un pe­tit dé­gât d’eau, net­toyez tout dé­ver­se­ment ou toute inon­da­tion im­mé­dia­te­ment (en de­çà de 48 heures).

« N’es­sayez pas de la­ver de grandes sur­faces de moi­sis­sure vous-même, a ajou­té le BSEO. Si vous avez de la moi­sis­sure qui se forme sur une sur­face plus grande que trois mètres car­rés ou si la moi­sis­sure re­vient après plu­sieurs net­toyages, vous pour­riez avoir be­soin de l’aide d’un pro­fes­sion­nel. »

Les moi­sis­sures peuvent se ca­cher n’im­porte où. C’est ce qu’ont ap­pris les ci­toyens de Hawkesbury ré­cem­ment, lorsque le Com­plexe spor­tif Ro­bert Hart­ley a été for­cé de fer­mer ses portes pour une du­rée in­dé­ter­mi­née, le 20 sep­tembre der­nier.

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