Pour­quoi on adore nos ani­maux

Un amour sans condi­tion et une dé­pen­dance mu­tuelle: c'est ce qu'a dé­cou­vert Ben­ja­min Wall en adop­tant une pe­tite chienne, il y a deux ans.

Le Gaboteur - - LA UNE - Ben­ja­min Wall Gon­za­ga Re­gio­nal High School, Saint-Jean

Les ani­maux do­mes­tiques sont un luxe com­mun dans la so­cié­té d'au­jourd'hui. Ce n'est pas dif­fi­cile de trou­ver quel­qu'un qui vit avec un ani­mal do­mes­tique comme un chien ou un chat. Néan­moins, une grande por­tion du monde n'a pas un tel lien avec un, ou même plu­sieurs ani­maux. Il y a plu­sieurs rai­sons pour les­quelles quel­qu'un ne dé­si­re­rait pas un ani­mal, soit des rai­sons fi­nan­cières ou le manque de temps pour prendre soin d'un être aus­si dé­pen­dant. Mais se­lon mes propres ex­pé­riences, c'est sur­tout parce que cer­taines per­sonnes ne com­prennent pas com­ment les êtres hu­mains peuvent dé­ve­lop­per un lien et un amour si pro­fonds pour une es­pèce dif­fé­rente.

Il y a en­vi­ron deux ans, j'étais moi-même dans cette si­tua­tion. Mais dès que j'ai eu mon propre chien, j'ai dé­cou­vert pour­quoi c'est si fa­cile d'ado­rer vos propres ani­maux. Les ani­maux do­mes­tiques, sur­tout les chiens, se com­portent d'une ma­nière si simple; leur amour pour leurs pro­prié­taires est sans condi­tion; et leur pré­sence vous donne le sens des res­pon­sa­bi­li­tés.

Plus fa­cile d'in­ter­agir

Les re­la­tions hu­maines sont sou­vent com­pli­quées et dif­fi­ciles à com­prendre. Tout le monde a ses propres va­leurs et opi­nions, et quelque mots peuvent sou­dai­ne­ment chan­ger les at­ti­tudes.

«C'est sans au­cun doute leur dé­pen­dance mu­tuelle qui unit si for­te­ment les hu­mains et les ani­maux »

Les ani­maux, au contraire, se com­portent d'une fa­çon beau­coup plus simple et fa­cile à com­prendre, leurs modes de ré­ac­tion sont beau­coup plus élé­men­taires, et c'est cer­tai­ne­ment beau­coup plus fa­cile d'in­ter­agir avec eux qu'avec les êtres hu­mains.

C'est pour cette rai­son que le lien par­ta­gé entre être hu­main et ani­mal est beau­coup plus amu­sant à mon avis. La com­mu­ni­ca­tion est si simple, et l'at­ta­che­ment qui se dé­ve­loppe entre vous et votre ani­mal de com­pa­gnie est presque tou­jours ré­ci­proque. Si vous les trai­tez avec res­pect, c'est cer­tain qu'ils vous res­pec­te­ront en re­tour. C'est aus­si très fa­cile d'ad­mi­rer les ani­maux do­mes­tiques après que leurs sen­ti­ments en­vers vous de­viennent ap­parents; l'amour dé­mon­tré par les ani­maux do­mes­tiques est in­con­di­tion­nel. Le lien entre les êtres hu­mains et les ani­maux est très si­mi­laire aux re­la­tions fa­mi­liales. Dès qu'un chien ou un chat éta­blissent leurs sen­ti­ments en­vers leurs maîtres, leur at­ti­tude ne chan­ge­ra ja­mais. Les ani­maux éta­blissent une re­la­tion stable qu'ils gar­de­ront toute leur vie. Le dé­voue­ment dé­mon­tré constam­ment par nos pe­tits amis à four­rure en­cou­rage le même com­por­te­ment en­vers eux.

Dé­pen­dance mu­tuelle

Tou­te­fois, c'est sans au­cun doute leur dé­pen­dance mu­tuelle qui unit si for­te­ment les hu­mains et les ani­maux. Tout comme les bé­bés, ils ont be­soin d'aide pour sur­vivre dans un en­vi­ron­ne­ment ur­bain, ce qui nous donne, aux êtres hu­mains, la res­pon­sa­bi­li­té de les ai­der et de prendre soin d'eux. Ces cir­cons­tances créent un sens de de­voir pa­ren­tal et ren­forcent l'at­ta­che­ment à l'ani­mal.

Nous avons aus­si nos propres dé­pen­dances, car beau­coup de gens dé­pendent par­fois de leurs ani­maux pour le ré­con­fort et la sta­bi­li­té émo­tive. Dans cer­tains do­maines, comme les pri­sons et les asiles, les ani­maux comme les chiens oc­cupent une fonc­tion en­core plus im­por­tante, comme le sou­tien thé­ra­peu­tique et la pro­tec­tion. Que l'en­vi­ron­ne­ment soit do­mes­tique ou pro­fes­sion­nel, la dé­pen­dance mu­tuelle entre homme et ani­mal sert à les unir.

Il est donc très fa­cile d'iden­ti­fier pour­quoi les êtres hu­mains s'at­tachent au­tant aux ani­maux. Mais je pense que le pro­blème est qu'il est dif­fi­cile de com­prendre ce lien sans ex­pé­rience per­son­nelle d'un tel lien. Dans l'en­semble, les ani­maux pro­curent une re­la­tion dif­fé­rente de n'im­porte quelle ami­tié hu­maine, et c'est pour cette rai­son que nous pou­vons être au­tant at­ta­chés à eux.

Pho­to : Cour­toi­sie de Ben­ja­min Wall

Ben­ja­min Wall et sa pe­tite chienne Pep­per.

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