SAM RO­BERTS

Après une an­née 2011 fort rem­plie, le Sam Ro­berts Band n’en­tend pas le­ver le pied au cours des pro­chains mois, même si la tour­née de l’al­bum Col­li­der se ter­mi­ne­ra la se­maine pro­chaine. Un nou­vel al­bum est dé­jà en chan­tier.

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - Cédric Bé­lan­ger Agence QMI

Il ne s’écou­le­ra donc pas trois ans, comme ce fut le cas la der­nière fois, avant que la for­ma­tion mont­réa­laise ne nous offre du nou­veau ma­té­riel. Lorsque les mu­si­ciens ran­ge­ront leurs ins­tru­ments, après les spec­tacles de Qué­bec, Mon­tréal et Ot­ta­wa, ce se­ra pour don­ner une suite à Col­li­der, pa­ru au prin­temps 2011.

« On va tra­vailler tout de suite à la com­po­si­tion et à l’écri­ture du nou­vel al­bum. On a en­vie de conti­nuer en terme de créa­ti­vi­té. J’aimerais bien qu’il soit prêt pour la fin de l’an­née. Mais ça, c’est dif­fi­cile à pré­voir. Nous al­lons aus­si faire quelques fes­ti­vals du­rant l’été », lance Sam Ro­berts, qui nous parle de­puis l’afrique du Sud, pays qu’il vi­site ré­gu­liè­re­ment parce qu’il y compte de la fa­mille.

Il ne ferme pas la porte à l’exil pour l’en­re­gis­tre­ment. L’ex­pé­rience avait été un suc­cès pour Col­li­der, alors que le groupe s’était ins­tal­lé pen­dant six se­maines à Chi­ca­go. S’agit sim­ple­ment de trou­ver le bon en­droit, ob­serve-t-il.

« Par­fois, c’est né­ces­saire d’être hors de ta zone de confort. En stu­dio, tu es­sayes de faire une per­for­mance. Tu cherches où tu vas trou­ver l’ins­pi­ra­tion et l’éner­gie pour don­ner la per­for­mance qui se­ra en­re­gis­trée pour l’éter­ni­té. Al­ler à Chi­ca­go était es­sen­tiel au suc­cès de l’al­bum. C’était un en­droit in­con­nu et nous étions dans un état d’es­prit in­cer­tain. Ça nous a ai­dés beau­coup.

« On a tou­jours dit, pour­suit-il, qu’on ai­me­rait faire des al­bums dans des en­droits bi­zarres. On en a dé­jà fait en Aus­tra­lie. C’était dif­fi­cile à tra­vailler. Trop de so­leil, trop de plage. Ce n’était pas ef­fi­cace. Il faut iden­ti­fier des en­droits où t’es ca­pable de tra­vailler les longues heures né­ces­saires pour faire l’al­bum. »

UN SPEC­TACLE QUI ÉVO­LUE

Mais avant de pen­ser à ré­ser­ver des billets d’avion, il reste trois spec­tacles. Et les fans qui ver­ront le spec­tacle de

Col­li­der pour la deuxième fois ne doivent pas s’at­tendre à re­ce­voir une version co­pier-col­ler, pro­met le mu­si­cien.

« Le show du mois de mai 2011 était pas mal dif­fé­rent de ce­lui du mois d’août qui, lui-même, était dif­fé­rent de ce­lui du mois de no­vembre. Le spec­tacle est tou­jours en évo­lu­tion. Pour que le feu brûle, il faut que ça reste élas­tique. Chaque soir, l’ordre des chan­sons change. Par­fois, on change cinq ou six chan­sons. Les spec­tacles de Qué­bec, de Mon­tréal et d’ot­ta­wa se­ront tous dif­fé­rents. »

KATE ET WILLIAM

Au cours de la der­nière an­née, le groupe a par­cou­ru le Ca­na­da et les États-unis dans tous les sens pour don­ner des spec­tacles. Mais une pres­ta­tion res­te­ra gra­vée dans la mé­moire de Sam Ro­berts, celle of­ferte à la Fête du Ca­na­da, à Ot­ta­wa, en pré­sence du couple prin­cier Kate et William. « Sur la scène, c’était éner­vant parce que Kate et William étaient à cô­té de nous. On avait une foule de 300000 per­sonnes. Nor­ma­le­ment, tu ne penses seule­ment qu’à ça. Mais là, je pen­sais aux deux per­sonnes qui étaient à cô­té de moi en me di­sant: j’es­père qu’ils vont nous ai­mer », se rap­pelle Ro­berts.

Ro­berts a aus­si prê­té sa voix, cet au­tomne, à Coeur de pi­rate, le temps d’un duo pour la chan­son Loin d’ici, qui se re­trouve sur l’al­bum Blonde.

Le Sam Ro­berts Band se­ra en spec­tacle le 9 fé­vrier, au Cercle de Qué­bec, et le 10 fé­vrier, au Mé­tro­po­lis de Mon­tréal.

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