SOU­VE­NIRS DE CAR­RIÈRE

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE -

Quand êtes-vous mon­tée sur scène pour la pre­mière fois ?

J’avais cinq ans et je m’en sou­viens très bien, à cause de ma robe, vrai­ment cute, beige avec un fil de cuir tane et des bou­tons do­rés. Je me suis dit : « Oui, c’est ce que je veux faire dans la vie ! » C’est le père Lind­say qui m’ac­com­pa­gnait au pia­no.

Par­lez-nous de votre pre­mier vio­lon ?

Je l’ai eu à l’âge de quatre ans et c’était un tout pe­tit vio­lon. Ma mère, mes soeur­set frères ra­content que le jour où j’ai eu ce vio­lon, j’ai lais­sé les pou­pées de cô­té. Je lui par­lais, je le cou­chais avec une cou­ver­ture, je le bor­dais et je lui don­nais des pe­tits becs ! »

Comment s’est pas­sée l’ac­qui­si­tion de votre fa­meux Stra­di­va­rius ?

J’étais su­per émue. Il ap­par­te­nait à Ar­thur Le­blanc (vio­lo­niste ca­na­dien) et on l’avait loué un cer­tain temps avant de l’ache­ter. J’ai pris une grosse an­née avant de dire que j’en avais ex­plo­ré toutes les so­no­ri­tés.

Quel est le suc­cès qui vous a le plus sur­prise ? Il y a plu­sieurs an­nées, on m’avait de­man­dé d’être du dé­fi­lé de la Saint-jean à bord d’une dé­ca­po­table. J’étais tel­le­ment gê­née de de­voir faire des ta­tas aux gens. Je m’étais pra­ti­quée pour faire ma reine Éli­za­beth. Fi­na­le­ment, plein de monde me criait « on t’aime Angèle ». J’es­suyais mes yeux avec des Klee­nex. Je suis re­ve­nue pleine d’amour.

Quelle est la fois où vous avez été la plus ap­plau­die ?

Les Ja­po­nais ne crient pas bra­vo, ils tapent des mains, tous sur le même rythme. En tour­née au Ja­pon avec Joe Hi­sai­shi (grand pia­niste et com­po­si­teur ja­po­nais), les ap­plau­dis­se­ments du­raient 45 mi­nutes. Les gens ap­por­taient des ca­deaux ; du sa­ké, des pan­toufles, des fruits. Ça n’ar­rive nulle part ailleurs au monde.

Quel est le spec­tacle le plus dif­fi­cile que vous avez don­né ?

Une fois (alors qu’elle al­lai­tait tou­jours sa fille), j’ai eu une mon­tée de lait sur scène et ma belle robe vert éme­raude s’est toute ta­chée. C’était très dif­fi­cile de jouer. Les gens ont ri. Une autre fois, mon zip­per de robe des­cen­dait. J’es­sayais d’aler­ter quel­qu’un avec les yeux, en cou­lisse, mais rien à faire. J’ai pas­sé au tra­vers les bras ser­rés sur mon bus­tier.

Au cours des pre­miers mois de 2012, Angèle Du­beau se­ra en concert au Ca­na­da afin de faire la pro­mo­tion de son nou­vel al­bum Si­lence, on joue ! A Time for Us. Elle se pro­dui­ra en­suite au Mexique, en Ar­gen­tine, au Chi­li, en Équa­teur et en l’eu­rope de l’est.

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