ISA­BELLE MA­RÉ­CHAL LA OPRAH DE LA RA­DIO

Seule voix fé­mi­nine connue du 98,5, Isa­belle Ma­ré­chal a dou­blé ses cotes d’écoute de­puis le mois d’août. L’ani­ma­trice ex­plique le suc­cès de son émis­sion par son ca­rac­tère so­cial et proche des gens. Son pa­tron, lui, sur­nomme l’ani­ma­trice rien de moins que

Le Journal de Montreal - Weekend - - TÉLÉVISION - Agnès Gau­det

Quand son pa­tron, Réal Ger­main lui dit de pen­ser qu’elle est la Oprah (Win­frey) de la ra­dio. Isa­belle l’ar­rête tout de suite. « Wow ! dit-elle, n’exa­gé­rons pas ! » Mais elle sai­sit très bien ce qu’il veut dire et elle tente, comme la cé­lèbre ani­ma­trice de té­lé amé­ri­caine, d’at­teindre une proxi­mi­té avec les gens.

« Se­lon le su­jet, dit-elle, je peux être à la fois – en toute hu­mi­li­té – psy­cho­logue et conseillère. Je peux té­moi­gner puisque je tra­vaille, j’ai un conjoint, je cours et j’ai des dettes, comme tout le monde. Ce for­mat me per­met de mon­trer les vrais cô­tés de ma personnalité. »

Cette ap­proche hu­maine lui réus­sit. Entre les émis­sions phares de Paul Ar­cand le ma­tin et de Be­noît Du­tri­zac l’après-mi­di, Isa­belle Ma­ré­chal s’est taillé une place de choix. Elle ré­colte plus de 17 parts de mar­ché, ce qui est énorme. La seule émis­sion de son cré­neau qui la dé­passe – de peu – est celle de Rythme FM, axée sur la mu­sique.

« On ne peut pas se battre contre la mu­sique, ad­met Isa­belle à la blague, mais je tra­vaille là-des­sus ! »

En fait, se­lon Isa­belle, c’est la for­mule de son émis­sion qui fait une dif­fé­rence, une émis­sion qu’elle anime avec grand plai­sir de­puis quatre ans et qui a chan­gé de peau de­puis le mois d’août. En­tou­rée de plu­sieurs in­ter­ve­nants et au­di­teurs, sur­tout des gens qu’on en­tend peu sou­vent, Isa­belle Ma­ré­chal offre « autre chose », dit-elle, « un pro­duit com­plè­te­ment dif­fé­rent, une ra­dio moins tra­di­tion­nelle, qui a su – un peu – re­nou­ve­ler le genre ».

« C’est comme un grand fo­rum de dis­cus­sion, ex­plique-t-elle, que j’anime comme un pla­teau té­lé, où j’es­saie de don­ner la pa­role à tout le monde et le temps à cha­cun pour ex­pli­quer son af­faire, une vraie ren­contre avec les au­di­teurs.

« Le style de l’émis­sion est in­ter­ac­tif. On s’ins­pire des ré­seaux so­ciaux et on donne de plus en plus de place à ceux qui ont leur mot à dire. »

CU­RIO­SI­TÉ SANS BORNES

À son émis­sion, Isa­belle Ma­ré­chal pri­vi­lé­gie les té­moi­gnages et les su­jets hau­te­ment po­pu­laires. Dix heures de conte­nu ori­gi­nal par se­maine, pour une ra­dio en di­rect, ça fait beau­coup de re­cherche.

« On en passe, des su­jets ! ad­met Isa­belle en rap­pe­lant l’aide es­sen­tielle de ses re­cher­chistes, Nor­mand Gemme et Isa­belle Lord. Ça de­mande beau­coup d’or­ga­ni­sa­tion et une cu­rio­si­té sans bornes. Je lis tout ce qui me passe sous la main. Par­fois une pe­tite ligne, une pe­tite phrase dans un ro­man, un do­cu­ment me font che­mi­ner. »

Pour trou­ver les bons su­jets, les cri­tères sont simples. Isa­belle parle tout sim­ple­ment de la vie des gens.

« On veut que nos su­jets touchent le plus grand nombre de gens pos­sible, des su­jets por­teurs, dit-elle. On veut que nos ques­tions soient ras­sem­bleuses, qu’elles touchent les pré­oc­cu­pa­tions quo­ti­diennes des gens et qu’ils aient en­vie d’y ré­pondre. Tout le monde a une opi­nion. »

EN­CORE 20 ANS

La voix d’isa­belle Ma­ré­chal est re­con­nais­sable entre toutes. « Je ne pour­rais pas faire de pubs ra­dio en ca­chette » , dit- elle. Plu­sieurs disent même que cette voix les calme et leur fait du bien. « C’est le plus beau com­pli­ment qu’on puisse me faire », ad­met l’ani­ma­trice.

Les au­di­teurs aiment bien la voix d’isa­belle. Mais on soup­çonne que ce n’est pas que la voix qu’ils aiment. Elle-même avoue res­sen­tir cette af­fec­tion ré­ci­proque.

« C’est juste un peu plus long quand je fais mon mar­ché, lance-t-elle en riant. Et ça me ra­vit. Je suis en­chan­tée. Si ça me prend une heure de plus que pré­vu, mon chum sait pour­quoi. »

Au 98,5 de Co­ge­co, l’ani­ma­trice se dit choyée et tout ce qu’elle es­père, c’est y res­ter le plus long­temps pos­sible.

« Tant qu’on va être cu­rieux et qu’il y au­ra des gens pour nous ali­men­ter, on au­ra plein de choses à dire. Un show comme ce­lui-là peut du­rer 20 ans ! » L’émis­sion Isa­belle Ma­ré­chal au 98,5 est dif­fu­sée tous les jours de la se­maine de 10 h à mi­di. On peut dé­sor­mais lire une chro­nique ré­gu­lière d’isa­belle Ma­ré­chal dans Le Jour­nal de Mon­tréal, un rêve de­ve­nu réa­li­té pour cette jour­na­liste de for­ma­tion qui a fait ses dé­buts dans l’écrit. Isa­belle Ma­ré­chal ani­me­ra la nou­velle émis­sion té­lé La Fran­chise à V dès le 1er fé­vrier, où 12 can­di­dats se dis­pu­te­ront en ondes une vé­ri­table fran­chise St-hu­bert Ex­press. « Ça va vrai­ment mar­cher, dit-elle. Les par­ti­ci­pants sont in­tel­li­gents et ils ont de quoi à dire. Ils ont des rêves et tout le po­ten­tiel pour gé­rer cette fran­chise. »

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