Des pistes de sa­fa­ri en toute quié­tude

Le Journal de Montreal - Weekend - - TOURISME -

En sa­fa­ri, les pistes des parcs na­tio­naux per­mettent de cir­cu­ler en toute quié­tude, au contraire de cer­tains axes rou­tiers or­di­naires qui se trouvent sou­mis aux aléas d’actes na­tu­rels très mar­qués. Nor­ma­le­ment, en ef­fet, les sa­fa­ris sont pro­gram­més en sai­son sèche.

Ce ne fut tou­te­fois pas le cas lors de notre ex­pé­rience de l’au­tomne der­nier, alors que la sai­son des pluies ve­nait de com­men­cer. Fort heu­reu­se­ment, ni en Ou­gan­da, ni en Tan­za­nie, ni au Ke­nya, la pluie n’est beau­coup tom­bée du­rant la jour­née.

COURS D’EAU

Dans le parc na­tio­nal Ma­saï Ma­ra, au Ke­nya, des cours d’eau se­con­daires, af­fluents de la ri­vière Ma­ra, sillonnent la zone na­tu­relle. La moindre pluie a pour ef­fet de gon­fler ra­pi­de­ment ces cours d’eau que les vé­hi­cules doivent constam­ment tra­ver­ser. C’est là qu’un vé­hi­cule tout ter­rain prend toute son im­por­tance.

Du­rant des jour­nées presque en­tiè­re­ment pas­sées à sillon­ner le parc na­tu­rel, tout s’est bien pas­sé. Quand les pistes sont trop boueuses, les chauf­feurs n’hé­sitent en ef­fet pas à chan­ger d’iti­né­raire.

Une fois, ce­pen­dant, l’un de nos deux vé­hi­cules est res­té em­bour­bé au pas­sage d’un cours d’eau, le chauf­feur ayant mal éva­lué son tra­cé et il est res­té plan­té en pleine ri­vière.

La so­li­da­ri­té joue à plein dans ce genre de si­tua­tion. On a donc sor­ti un câble de re­mor­quage pour sor­tir l’autre vé­hi­cule de sa fâ­cheuse si­tua­tion.

Ce fut un simple in­ci­dent ve­nu ponc­tuer une ma­ti­née pas­sée à ob­ser­ver les nom­breuses es­pèces qui peuplent ce parc. Et, comme notre amie, qui avait pa­ni­qué la veille lors de la tra­ver­sée d’un pont inon­dé, avait pris la si­tua­tion avec dé­ta­che­ment, l’épi­sode fut ra­pi­de­ment ou­blié.

CHOI­SIR SA SAI­SON

Il reste que pour l’ama­teur de sa­fa­ris, il est es­sen­tiel de bien choi­sir sa sai­son cli­ma­tique. La sai­son sèche per­met d’évi­ter des in­ci­dents tels que ceux qui sont rap­por­tés dans le reportage ci-contre.

De plus, en sai­son sèche, les hordes d’ani­maux se trouvent plus fa­ci­le­ment concen­trées aux alen­tours des zones hu­mides ou des points d’eau res­tants.

En­fin, pour le voya­geur, la cha­leur as­sor­tie d’un cli­mat sec est bien plus fa­cile à sup­por­ter jour après jour.

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