Mar­tin Matte, le plus-que-par­fait

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND -

Par­mi le trio, Mar­tin Matte est le seul qui a des en­fants, une si­tua­tion qui com­plique son aven­ture française. « La pre­mière fois que je suis ve­nu ici, l’an der­nier, je ne m’en­nuyais pas trop. Ça cas­sait le rythme. Je tra­vaillais et je voyais des spec­tacles. Mais là, je ne fais que tra­vailler. C’est plus dur. »

« J’y vais sai­son par sai­son. J’ai joué à Nantes et ç’a mar­ché. Je sais que ça se peut. Mais ce qui est le plus dur, c’est comment je gère ça, avec ma fa­mille. Estce que je m’ins­talle ici? »

« Je ne peux pas re­ve­nir au Qué­bec pas en­ri­chi de cette ex­pé­rience-là. Je tourne une sé­rie, je suis en im­mer­sion française. Mais c’est à quel prix? Jus­qu’à quel point? » Dans quelques mois, il au­ra des dé­ci­sions à prendre. « Avec les pro­duc­teurs que j’ai, je pour­rais être ici à temps plein. C’est un com­bat à chaque fois à cause des en­fants. Je suis un peu mou- moune là-des­sus, je ne sais pas en­core si je veux qu’ils lâchent l’école pour ve­nir à Pa­ris. Au Qué­bec, j’ai mon cha­let, mon confort. C’est bien plus ur­bain de vivre ici qu’à Mon­tréal. »

« On me pro­pose plu­sieurs pro­jets. Je vois ça al­ler. L’ho­raire s’en vient. Pré­sen­te­ment, ce n’est pas pire, car je ne pars ja­mais plus qu’un mois. Mais à par­tir de sep­tembre, ce se­ra plus trois ou quatre mois. Ça va com­men­cer à être plus dur, je com­mence à être at­ta­ché à mes en­fants », dit-il, avec son hu­mour ha­bi­tuel.

Et comment trouve-t-il le fait de pas­ser in­aper­çu, à Pa­ris? « C’est très plai­sant, d’être in­co­gni­to, dit-il. Mais il y a un cô­té quand même le fun d’être connu parce que les gens sont tou­jours contents de te voir, ils sont tou­jours gen­tils avec toi. Moi, sur le pla­teau (de l’émis­sion C’est la

crise), c’est quand même un mi­ni-choc. T’ar­rives et tu n’es pas connu. »--

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