MON­TRÉAL ET PA­RIS

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE -

Les al­lers-re­tours Mon­tréal-pa­ris ne semblent pas en­com­brer la vie de Béa­trice Mar­tin, qui se dé­crit comme une no­made dans l’âme. Ce n’est pas la pre­mière fois qu’elle le dit, mais elle le ré­pète, tou­jours aus­si convain­cue: « Je ne peux pas res­ter plus que deux se­maines au même en­droit, si­non, ça ne va pas. »

« Pour moi, la mai­son, c’est l’en­droit où se trouvent ma fa­mille ou les gens que j’aime, ex­plique-t-elle. Je sais que Mon­tréal c’est ma ville, mais par­fois, ça fait du bien de bou­ger. Je me rap­pelle que lorsque je suis al­lée à Pa­ris, au dé­but, je voyais ça comme une épreuve, parce que c’était plus gros qu’ici. Il avait fal­lu que je ré­ap­prenne les lignes de mé­tro. Ce sont des dé­tails, mais c’est ce qui fait en sorte que je me sens bien, au­jourd’hui, dans les deux villes. »

D’ailleurs, Béa­trice sé­pare son temps entre son ap­par­te­ment mon­tréa­lais et ce­lui de son fian­cé, à Pa­ris.

« Je peux faire les deux. C’est ce que je fais de­puis trois ans. Sou­vent, les gens me voient dans la rue et me disent qu’ils pen­saient que j’étais en France. Eh bien, non. Je conti­nue de me dé­pla­cer. »

DEUX MONDES

Même si elle com­pose bien avec le suc­cès, Béa­trice af­firme vivre la cé­lé­bri­té dif­fé­rem­ment se­lon le con­tinent où elle se trouve.

« J’ai l’im­pres­sion qu’au Qué­bec on est plus dans un pe­tit co­con. Ici, les gens me disent bon­jour dans la rue. En France, j’ai par­fois l’im­pres­sion qu’il y a des gens qui me re­con­naissent, mais qui ne savent pas né­ces­sai­re­ment qui je suis. Au Qué­bec, les gens m’abordent. Ils sont vrai­ment ami­caux et gen­tils. C’est un autre monde, com­plè­te­ment. »

Mal­gré le beau suc­cès qu’elle connaît, dans l’hexa­gone, Béa­trice sou­tient pas­ser in­aper­çue lors de ses dé­pla­ce­ments dans la Ville lu­mière.

« Je suis vrai­ment très dé­ten­due dans les rues de Pa­ris. Dans de plus pe­tites villes, en ré­gion, je ne pense pas que j’au­rais la même li­ber­té, mais à Pa­ris, je peux prendre le mé­tro comme tout le monde. En fait, je ne me consi­dère même pas comme étant connue, en France. Pour eux, une personnalité connue, c’est plus quel­qu’un comme Beyon­cé. »

E I S O T R U O C O T O H P

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