L’IM­POR­TANCE DE BIEN S’EN­TOU­RER

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Marc-an­dré Le­mieux Le Jour­nal de Mon­tréal

Pa­trick Huard connaît l’im­por­tance de bien s’en­tou­rer, sur­tout quand vient le temps de pré­sen­ter un nou­veau one man show. « Quand tu dé­cides de mon­ter sur scène, tu dois prendre le temps de bien choi­sir les gens qui vont t’ap­puyer parce que ce sont eux qui ins­tallent les fi­lets de sé­cu­ri­té qui sont cen­sés te pro­té­ger », dit-il.

Pour Pa­trick Huard, les an­nées passent et les pro­jets changent, mais les col­la­bo­ra­teurs restent les mêmes… à com­men­cer par JeanF­ran­çois Ber­ge­ron. Après lui avoir confié le mon­tage de ses deux pre­miers films, Les 3 p’tits co­chons et Fi­lière 13, Huard fait de nou­veau ap­pel aux ser­vices de son fi­dèle com­plice pour Le bon­heur, le spec­tacle qui mar­que­ra son grand re­tour sur scène. Ber­ge­ron a re­çu le man­dat de conce­voir des images qui se­ront pro­je­tées sur les trois écrans géants qui com­po­se­ront le dé­cor du spec­tacle de l’hu­mo­riste.

« JF et moi, ça clique de­puis six ans. Mais c’est la pre­mière fois qu’on tra­vaille en­semble sur un truc qui n’a rien à voir avec le ci­né­ma », pré­cise Huard.

À LONG TERME

Pa­trick Huard sou­haite pré­sen­ter Le bon­heur pen­dant plu­sieurs an­nées. Un voeu que seul le pu­blic pour­ra lui per­mettre de réa­li­ser. « Les stand up amé­ri­cains ont une mé­thode très co­ol : ils donnent seule­ment 40 à 50 shows par an­née, mais ils étirent ça sur une longue pé­riode de temps. C’est exac­te­ment ce que j’ai en­vie de faire : gar­der le contact avec le pu­blic et tour­ner le plus long­temps pos­sible… à condi­tion que ça in­té­resse les gens ! »

Comme par le pas­sé, l’hu­mo­riste es­père avoir la chance d’as­sis­ter à l’évo­lu­tion de son spec­tacle. « Au fur et à me­sure, il y a des gags qui s'en vont, il y en a d’autres qui s’ajoutent. C’est nor­mal que le show conti­nue de bou­ger. Il se passe trop de choses dans l’ac­tua­li­té pour que ça reste sta­tique », in­dique-t-il.

Huard sait de quoi il parle, puis­qu’en 1995, il était sur scène pen­dant la pé­riode ré­fé­ren­daire. « Il y a plein de choses qui sont dis­pa­rues du show au len­de­main du scru­tin… parce que ce n’était plus à propos. »

SA­ME­DI 25 FÉ­VRIER 2012

Pa­trick Huard

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