DE LA CHE­NILLE AU PA­PILLON

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Vé­ro­nique Har­vey Col­la­bo­ra­tion spéciale

Il s’ap­pelle Marc Pa­pillon et elle, Élise La­rouche. En­semble, ils forment le duo Eli et Pa­pillon qui, après avoir connu un vé­ri­table suc­cès sur la toile, pré­sente un pre­mier al­bum stu­dio épo­nyme.

Marc est en­tré dans l’uni­vers de la mu­sique alors qu’il n’avait que cinq ans, tan­dis qu’élise a dé­ve­lop­pé sa fibre mu­si­cale de­puis quelques an­nées seule­ment. Les cours de pia­no, de vio­lon et de gui­tare ont fait par­tie du quo­ti­dien de Marc de­puis sa tendre en­fance, tan­dis qu’élise pi­co­lait entre des bou­lots in­stables et des études en com­mu­ni­ca­tion, qui n’avaient tou­jours pas leur rai­son d’être.

Mais c’est grâce à son fran­gin, qui grat­tait la gui­tare à l’époque, qu’élise fit la dé­cou­verte de sa des­ti­née.

« Mon frère jouait de la gui­tare et ça m’im­pres­sion­nait vrai­ment, donc j’ai com­men­cé naï­ve­ment à faire des pe­tites com­po­si­tions à la gui­tare il y a quelques an­nées et je me suis mise à chan­ter après ça », ex­plique celle qui a su rat­tra­per le temps per­du par la suite.

Après avoir ac­cu­mu­lé une quan­ti­té consi­dé­rable de com­po­si­tion, elle réus­sit à trou­ver un pro­duc­teur in­té­res­sé, mais doit dé­fi­ni­ti­ve­ment se trou­ver un gui­ta­riste pour les ses­sions d’en­re­gis­tre­ment, car ses ta­lents d’ins­tru­men­tiste sont plu­tôt li­mi­tés. C’est là que Marc entre en jeu.

« Un gars de l’uni­ver­si­té de Mon­tréal m’a dit qu’il avait une amie qui fai­sait des com­po­si­tions et il vou­lait que j’aille chez lui pour l’ac­com­pa­gner à la gui­tare, juste pour le fun. Ç’a été ma pre­mière ren­contre avec Élise. »

Bien que le pro­jet d’élise n’ait ja­mais abou­ti, les deux ar­tistes ont tou­te­fois dé­cou­vert que les textes de ma­dame et les mé­lo­dies de mon­sieur sem­blaient faits pour co­ha­bi­ter. De cette sym­biose est ain­si né Eli et Pa­pillon, qui n’avait rien d’un pro­jet sé­rieux à la base.

Les deux aco­lytes se mettent donc à com­po­ser et à dif­fu­ser leurs chan­sons sur In­ter­net, sans vé­ri­tables ar­rières pen­sés, mais leur nom ar­rive ra­pi­de­ment à se frayer un che­min jus­qu’à cer­tains blogues de re­nom, dont « Pas­sion of the Weiss » qui a fait une cri­tique de leur tra­vail, et cer­taines ra­dios In­ter­net, dont « ste­reo­mood ».

« On a mis une pe­tite com­po­si­tion que j’avais en­re­gis­trée chez nous sur itunes, ex­plique Marc, et fi­na­le­ment, on a ven­du 3 500 uni­tés de ce dé­mo-là, qui avait été fait par pur plai­sir, sans au­cun but lu­cra­tif. On en a ven­du au Bré­sil, en France, aux États-unis, donc il y a pas mal eu un buzz In­ter­net et c’est ce buzz-là qui nous a don­né le goût de faire un al­bum. »

Eli et Pa­pillon est en­fin prêt à nous pré­sen­ter son tout pre­mier al­bum, soit le fruit de ce par­cours unique. Un al­bum pop or­ches­tral qui jouit de la plume mé­lan­co­lique d’élise et du ba­gage mu­si­cal de Marc, que l’on a d’ailleurs pu voir évo­luer aux cô­tés de Coeur de Pi­rate, Ca­ra­col et Gaële, pour ne nom­mer que celles-ci.

« Une des rai­sons pour­quoi Marc et moi on a com­men­cé à faire de la mu­sique en­semble, c’était pour don­ner un peu d’es­poir aux gens, donc on es­sai de mettre une touche d’es­poir dans chaque chan­son, même si la plu­part sont mé­lan­co­liques ou nos­tal­giques. On parle beau­coup d’amour, mais on es­saie d’ap­por­ter un peu de lé­gè­re­té dans la vie des gens et je pense que c’est ça qui est im­por­tant en fin de compte. »

Le ré­sul­tat se veut donc or­ga­nique, mé­lo­dique et clas­sique.

L’al­bum Eli et Pa­pillon est dis­po­nible de­puis le 1er mai.

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