Épo­pée Rock fait son grand re­tour

Dès lun­di, à 19 h, la chaîne Prise 2 ra­vi­ra les ado­les­cents d’hier en re­dif­fu­sant le té­lé­ro­man-culte Épo­pée Rock. Pour l’oc­ca­sion, quelques fi­gures mar­quantes de la sé­rie, soit Ro­ger Mi­chaël (M. Po­pol), Ma­rio Li­rette (Zip­per), Joey Tar­dif (membre des Star

Le Journal de Montreal - Weekend - - TÉLÉVISION - Marie-jo­sée Roy Agence QMI

Quel est votre plus beau sou­ve­nir des tour­nages d’épo­pée Rock ?

Ma­rio Li­rette : « Mon meilleur sou­ve­nir, c’est l’équipe. À l’époque, on ré­pé­tait pen­dant trois jours et on avait de longues jour­nées de tour­nage. Ça créait des liens et des fa­milles. Je me sou­viens de notre es­prit d’équipe. »

Joey Tar­dif : « On a tel­le­ment eu de plai­sir ! On cas­sait les règles, on était dé­lin­quants. J’ai­mais beau­coup quand les co­mé­diens chan­taient avec nous. »

Ro­ger Mi­chaël : « Toute la sé­rie a été pour moi un en­chan­te­ment. Chaque se­maine, j’étais content d’en­trer en stu­dio et d’en­re­gis­trer cette émis­sion. Ça don­nait un baume au pu­blic. C’était une deuxième re­li­gion, le lun­di soir, à 19 h 30, de s’as­seoir et de re­gar­der Épo­pée Rock. »

La sé­rie a-t-elle bien vieilli, se­lon vous ? Qu’en pen­se­ront les ado­les­cents d’au­jourd’hui ?

Mo­nique Sain­tonge : « Le cô­té mu­si­cal a bien vieilli, mais l’his­toire… (rires) Dé­jà, dans les an­nées 1980, je de­vais me battre pour faire com­prendre aux jeunes co­mé­diens que ce qu’on fai­sait n’était pas ri­di­cule, que ça se pas­sait réel­le­ment comme ça, à l’époque. Au­jourd’hui, c’est dif­fi­cile de com­prendre que, dans les an­nées 1950, les filles ne por­taient pas de pan­ta­lons avec une fer­me­ture éclair à l’avant. Mais je pense qu’il y au­ra quand même une ré­son­nance chez les jeunes, qu’ils vont ai­mer cet as­pect un peu drôle de l’émis­sion. »

Ro­ger Mi­chaël : « Nous, on a vieilli, c’est cer­tain ! Mais il ne faut pas être nos­tal­gique. Je crois que ce se­ra très agréable de re­voir ça. L’émis­sion ap­por­te­ra un vent de fraî­cheur et le pu­blic va se rap­pe­ler de beaux sou­ve­nirs. On me dit sou­vent que ç’a créé un im­pact so­cial, que ç’a rap­pro­ché les gens. »

Joey Tar­dif : « C’est sur­pre­nant à quel point la gé­né­ra­tion Y est plus ou­verte mu­si­ca­le­ment que nous, les X, pou­vions l’être. Nous, on était très ca­ta­lo­gués. Le ta­lent des mu­si­ciens de la sé­rie se­ra pro­ba­ble­ment plus ap­pré­cié au­jourd’hui. »

Pro­fes­sion­nel­le­ment, qu’est-ce qui vous oc­cupe, main­te­nant ?

Mo­nique Sain­tonge : « J’écris beau­coup moins de chan­sons qu’avant, mais je chante en­core, dans des clubs d’âge d’or, des ré­si­dences, des sou­pers spec­tacles. Je m’adresse à l’âge d’or et je chante des chan­sons du temps de ma jeu­nesse. J’aimerais écrire à nou­veau pour la té­lé­vi­sion. »

Ro­ger Mi­chaël : « Je suis professeur d’art dra­ma­tique de­puis une di­zaine d’an­nées. J’ai mon ate­lier de théâtre à Lon­gueuil. Tous les mois, j’offre des récitals de poé­sie, agré­men­tés de mu­sique et de chan­sons. Je suis éga­le­ment gé­rant d’ar­tistes. »

Joey Tar­dif : « J’ai mon groupe de “ro­cka­billy”. On pro­pose des re­prises de groupes des an­nées 1980, comme U2, ou des trucs plus ré­cents, comme Pa­pa Roach. On s’amuse. »

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