LA LÉ­GENDE EN 10 MO­MENTS

«Nous étions de­ve­nus des ins­ti­tu­tions et nous n’avions même pas 40 ans», constate Mick Jag­ger dans le do­cu­men­taire Cross­fire Hur­ri­cane. Lorsque l’on re­garde at­ten­ti­ve­ment la car­rière de groupes my­thiques comme les Rol­ling Stones, on se rend compte qu’on p

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - Éli­za­beth Mé­nard ELI­ZA­BETH.ME­NARD@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

son tan­dis que d’autres ont cen­su­ré le mot «nuit». Le groupe a été in­vi­té à se pro­duire au Ed Sul­li­van Show, une émis­sion très po­pu­laire de l’époque, mais a dû rem­pla­cer le re­frain par Let’s Spend Some Time To­ge­ther (pas­sons du temps en­semble). Les Stones ont ac­cep­té, mais Jag­ger a lais­sé pa­raître son mé­con­ten­te­ment. Alors qu’il chan­tait les pa­roles, il le­vait exa­gé­ré­ment les yeux au ciel. dans sa pis­cine. Son coeur et son foie étaient gon­flés par l’abus d’al­cool et de drogues. Deux jours plus tard, le groupe a don­né un concert à Hyde Park de­vant une foule es­ti­mée à 250 000 per­sonnes. Le spec­tacle a évi­dem­ment été dé­dié à Jones. Ce fut l’un des plus mar­quants de leur car­rière.

1.12 JUILLET 1962

Amis de longue date, Mick Jag­ger et Keith Ri­chards étaient tous deux des pas­sion­nés de musique. Les Rol­ling Stones se sont réunis pour la pre­mière fois un cer­tain jour d’avril 1962. Jag­ger et Ri­chards étaient alors ac­com­pa­gnés de Dick Tay­lor, Brian Jones, Ian Ste­wart et To­ny Chap­man. Un mor­ceau de Mud­dy Wa­ters, cé­lèbre chan­teur de blues, in­ti­tu­lé Rol­lin’ Stone, don­ne­ra son nom à la for­ma­tion. Ils sont mon­tés sur scène pour la pre­mière fois le 12 juillet 1962 au Mar­quee Club de Londres. Les pre­miers al­bums des Stones étaient des re­prises d’ar­tistes po­pu­laires comme Chuck Ber­ry et Mar­vin Gaye.

2.( I CAN’TGETNO) SA­TIS­FAC­TION

Fi­gu­rant sur l’al­bum Out of our Heads, la chan­son (I Can’t Get No) Sa­tis­fac­tion est sor­tie à l’été 1965. Il s’agit de leur pre­mière chan­son à avoir at­teint le nu­mé­ro un du pal­ma­rès amé­ri­cain. Elle y est res­tée du­rant quatre se­maines consé­cu­tives. Au­jourd’hui en­core, son re­frain est l’un des plus re­con­nais­sables du rock and roll.

3. CONTRO­VERSE AU

EDSULLIVANSHOW

La chan­son Let’s Spend the Night Toge

ther (pas­sons la nuit en­semble) a cau­sé toute une contro­verse à sa sor­tie en 1967 à cause de son titre as­sez suggestif. Cer­taines ra­dios ont re­fu­sé de jouer la chan-

4. HOM­MAGE

À BRIAN JONES

Le pro­blème de drogue de Brian Jones n’était un se­cret pour per­sonne. Le 3 juillet 1969, il a été trou­vé mort, noyé

5. L’AP­PA­RI­TION

DULOGO

Le lo­go des Rol­ling Stones, les lèvres et la langue sor­tie, est l’un des plus re­con­nus dans l’in­dus­trie de la musique. On l’a vu pour la pre­mière fois sur la po­chette de l’al­bum Sti­cky Fin­gers en 1971. Au­jour-

d’hui, on le re­trouve par­tout, même sur des chan­dails et autres ac­ces­soires de mode.

6. EXILE ONMAINST.

Le 10e al­bum stu­dio des Rol­ling Stones, Exile on Main St. a en par­tie été en­re­gis­tré en France. Les membres du groupe avaient dû quit­ter l’An­gle­terre pour avoir né­gli­gé de payer leurs im­pôts. Dans une villa du sud de la France, ils ont fait la fête pen­dant des jours et des nuits, tout en en­re­gis­trant leur al­bum. Exile

on Main St. re­pré­sente par­fai­te­ment la men­ta­li­té sexe, drogue et rock and roll. À sa sor­tie en mars 1972, l’al­bum a at­teint le top des pal­ma­rès en An­gle­terre tout comme aux États-Unis. Il est au­jourd’hui consi­dé­ré comme le meilleur al­bum des Stones. 7. KEITH RI­CHARDS AR­RÊ­TÉ À TO­RON­TO

Les Rol­ling Stones ont ba­sé leur car­rière sur la contro­verse. Leur image de bad boys a ser­vi leur car­rière et ils l’ont sa­vam­ment en­tre­te­nue. En fé­vrier 1977, Keith Ri­chards a été ar­rê­té à To­ron­to avec 22 grammes d’hé­roïne. Il s’agit d’une quan­ti­té tel­le­ment im­por­tante qu’il a été in­cul­pé pour pos­ses­sion de drogue dans le but d’en faire le tra­fic. Ri­chards a été obli­gé d’en­trer en dés­in­toxi­ca­tion. Mais, un mois plus tard, il fai­sait la fête dans un club de To­ron­to avec Mar­ga­ret Tru­deau, la femme du pre­mier mi­nistre, ce qui n’a pas man­qué d’ali­men­ter les jour­naux à po­tins.

8. NOUVEAUSON

À la fin des an­nées 70, la po­pu­la­ri­té des Stones était sur une pente des­cen­dante. L’ar­ri­vée des Sex Pis­tols et de leur punk a chan­gé le monde de la musique. Les Rol­ling Stones ont ré­pon­du avec Some Girls, sor­ti en 1978. Sur Some Girls, le rock and roll des Rol­ling Stones est simple, mais ai­gui­sé et ta­pa­geur. Il s’ins­crit par­fai­te­ment dans la mou­vance de son temps et per­met au groupe de s’im­po­ser aux yeux de toute une nou­velle gé­né­ra­tion. 9. DIF­FU­SION

SURIN­TER­NET

En no­vembre 1994, les Rol­ling Stones ont dif­fu­sé sur in­ter­net un ex­trait de 20 mi­nutes d’un spec­tacle qu’ils avaient don­né la se­maine pré­cé­dente à Dal­las. Ce fut l’un des pre­miers exemples de dif­fu­sion en flux (com­mu­né­ment ap­pe­lée strea­ming). Les Rol­ling Stones sont donc de­ve­nus le pre­mier groupe de musique re­con­nu à dif­fu­ser sur in­ter­net.

10. A BIG­GER BANG TOUR En 2005, alors que tous croyaient leur car­rière fi­nie, les Rol­ling Stones ont lan­cé A Big­ger Bang, leur pre­mier al­bum en huit ans. Ils sont en­suite par­tis en tour­née à tra­vers le monde. Le Big­ger

Bang Tour a gé­né­ré 559 M$, ce qui en a fait la tour­née la plus lu­cra­tive de l’his­toire. Ce re­cord a tou­te­fois été bat­tu par U2 et son 360° Tour quelques an­nées plus tard.

Mick Jag­ger, ci­ga­rette à la main, écoute son com­plice Keith Ri­chards à la gui­tare.

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