HAN­NI­BAL RENOUVELE POUR UNE DEUXIEME SAI­SON

La co­mé­dienne qué­bé­coise Ca­ro­line Dha­ver­nas est à Mon­tréal pour l’été, mais quit­te­ra vrai­sem­bla­ble­ment la pro­vince sous peu. C’est que la sé­rie amé­ri­caine Han­ni­bal, dans la­quelle elle tient l’un des rôles prin­ci­paux, vient d’être re­nou­ve­lée pour une deuxi

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - Éli­za­beth Mé­nard Le Jour­nal de Mon­tréal

Dif­fu­sée sur les ondes de NBC aux États-Unis et Ci­tyTV au Ca­na­da, Hanni

bal est une sé­rie po­li­cière dont l’his­toire s’ins­pire du film Le si­lence des agneaux. L’ac­tion se passe avant les évé­ne­ments du film, alors que Han­ni­bal Lec­ter est en­core un psy­chiatre res­pec­té. La sé­rie ra­conte sa ren­contre avec l’ins­pec­teur Will Graham et la re­la­tion qui se dé­ve­loppe tran­quille­ment entre eux. Ca­ro­line y joue le rôle d’Ala­na Bloom, une psychothérapeute consul­tante au FBI qui aide Will Graham dans le pro­fi­lage de tueurs en sé­rie.

Se­lon Ca­ro­line, Ala­na est une femme qui doit évo­luer dans un monde d’hommes. «Elle a une force in­té­rieure», dit-elle. Au cours des der­niers épi­sodes, on a vu une cer­taine ten­sion se dé­ve­lop­per entre Will et Ala­na. «Mais elle sait très bien que c’est le genre d’homme dont elle doit se te­nir loin. C’est un col­lègue de tra­vail et elle a bien ap­pris à ne pas jouer avec ça.»

PU­BLIC AB­SENT

La pre­mière sai­son de Han­ni­bal se ter­mine le 20 juin pro­chain. Le tour­nage de la se­conde pour­rait vrai­sem­bla­ble­ment com­men­cer à la fin du mois d’août, mais rien n’est en­core confir­mé. «Je ne sais pas quand on tourne, in­dique Ca­ro­line. J’ai ap­pris cette se­maine, en même temps que tout le monde, qu’il y au­rait une deuxième sai­son.»

La co­mé­dienne ne sait pas non plus quel se­ra le sy­nop­sis de cette se­conde sai­son. Si les cri­tiques de Han­ni­bal ont été gé­né­ra­le­ment po­si­tives, son ave­nir n’était pas pour au­tant ga­ran­ti puisque les cotes d’écoute ont été as­sez dé­ce­vantes. Le pre­mier épi­sode a ral­lié près de 4,4 mil­lions de per­sonnes, mais ce chiffre est vite des­cen­du en des­sous des trois mil­lions.

«NBC ont un gros dé­fi de­vant eux, es­time Ca­ro­line. Ils doivent convaincre les Amé­ri­cains que c’est un show qui mé­rite d’être re­gar­dé. Nous sommes dif­fu­sés dans la case ho­raire qui est la plus dif­fi­cile de­puis long­temps. En même temps, c’est sûr que c’est une émis­sion un peu par­ti­cu­lière. Ce n’est pas une sit­com qui peut al­ler cher­cher des mil­lions de per­sonnes», concède-t-elle. Han­ni­bal a tout de même été ache­té dans 93 pays.

TROP VIO­LENTE

La vio­lence à la té­lé est un su­jet éter­nel. Han­ni­bal, une sé­rie po­li­cière cen­trée au­tour d’un tueur en sé­rie can­ni­bale, a fait cou­ler beau­coup d’encre, avant même la fin de sa pre­mière sai­son.

La chaîne amé­ri­caine KSL-TV, si­tuée à Salt Lake Ci­ty, a dé­ci­dé d’an­nu­ler la dif­fu­sion après quatre épi­sodes, ju­geant la sé­rie trop vio­lente. Ca­ro­line se dé­fend tou­te­fois de faire de la vio­lence gra­tuite. «Avant, j’étais dans le camp du: pour­quoi est-ce si né­ces­saire? Mais au­jourd’hui, je vois les choses dif­fé­rem­ment. On a tous une vio­lence et une rage en nous et c’est beau­coup à tra­vers les arts qu’on peut lais­ser sor­tir ça, es­time la co­mé­dienne. Je ne me se­rais ja­mais em­bar­quée dans une sé­rie où la vio­lence est glo­ri­fiée. Mais Han­ni­bal est bien fi­ce­lé.»

Pour Ca­ro­line, la sé­rie est un peu une mé­ta­phore de la so­cié­té. «On a tous cette vio­lence-là, c’est pour­quoi Han­ni­bal nous fas­cine au­tant», dit-elle.

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