SU­PER­MAN EN­TOU­RÉ DE GROSSES POIN­TURES

BUR­BANK | Non pas qu’Hen­ry Cavill ne pou­vait être convain­cant en Su­per­man, mais, quand est ve­nu le temps de l’en­tou­rer, les pro­duc­teurs de L’homme d’acier n’y sont pas al­lés de main morte.

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Mi­chael Recht­shaf­fen Agence QMI

Choi­sis pour in­car­ner le père bio­lo­gique de Su­per­man, Jor-El, et leur re­dou­table en­ne­mi, le gé­né­ral Zod, Rus­sell Crowe et Mi­chael Shan­non sont deux ac­teurs qui n’en sont pas à leurs pre­mières armes en ma­tière de per­son­nages in­ti­mi­dants.

Après tout, Crowe a in­car­né tout le monde, de Maxi­mus dans Gla­dia­tor à Ro­bin des bois, en pas­sant par le Ja­vert des Mi­sé­rables. Tan­dis que la carte de route de Mi­chael Shan­non in­clut de nom­breux per­son­nages re­dou­tables, dont le ré­cent The Ice­man et son en­quê­teur dans Board­walk

Em­pire du ré­seau HBO.

AU­CUNE RÉ­FÉ­RENCE

Alors, Rus­sell Crowe s’est- il ins­pi­ré d’in­car­na­tions pré­cé­dentes de Jor-El, no­tam­ment celle de Mar­lon Bran­do? « Aus­si bien vous le dire tout de suite, avoue- t- il, je n’ai ja­mais vu au­cun des films de Su­per­man. La seule ré­fé­rence que je pos­sède, pour le per­son­nage, est l’émis­sion de té­lé­vi­sion en noir et blanc des an­nées 1950 que je re­gar­dais après l’école quand j’étais ga­min. Donc, non, je ne me suis ins­pi­ré de rien du tout. J’ai adop­té une ap­proche simple en li- sant le scé­na­rio. J’ai trou­vé que l’his­toire était com­plexe et vrai­ment in­té­res­sante. » De­man­dez à Shan­non — qui me­sure 6 pi 4 po — où il puise sa mé­chan­ce­té, de­ve­nue sa marque de com­merce, et vous ob­tien­drez une ré­ponse à la dur à cuire. « Sa­tan, iro­nise- t- il. C’est là que je vais. Je prends mon seau et je des­cends dans le puits en de­man­dant: “Sa­tan, êtes- vous là? Il faut que je sois mé­chant au­jourd’hui.” Puis j’abaisse mon seau au fond du puits et je bois la lave ain­si re­cueillie. »

En toute sin­cé­ri­té, l’homme de 38 ans qui est né et a gran­di à Lexing­ton, au Ken­tu­cky, mais dont l’ac­cent doit da­van­tage à ses jour­nées à tra­vailler dans les théâtres de Chi­ca­go, ne sait pas d’où vient son cô­té sombre.

«Je suis sim­ple­ment grand, dé­gin­gan­dé, mal­adroit, et je fais toutes ces choses. Je n’y pense même pas comme au mal. Est-ce que mon per­son­nage dans 8 Mile est mau­vais? C’est comme quand les gens disent: “Van Al­den, il est si mé­chant!” Je leur dis de re­gar­der tous les autres hommes de Board­walk Em­pire et de me dire s’ils trouvent tou­jours que Van Al­den est la per­sonne la plus mé­chante de la sé­rie.»

LES ALÉAS DU MÉ­TIER

Bien que Shan­non et Crowe s’af­frontent lors de scènes mé­mo­rables, l’acteur de 49 ans et père de deux en­fants se fait battre par un ad­ver­saire qui a moins froid aux yeux que lui.

«J’ai eu une ex­pé­rience très in­té­res­sante, comme père, sur ce pla­teau», a dé­bu­té Rus­sell Crowe. «Je pense que [le réa­li­sa­teur Zack Sny­der] a em­ployé quatre nou­veau-nés pour jouer Kal-El bé­bé. Comme père, dans la vraie vie, j’ai tou­jours réus­si à évi­ter les pe­tits ac­ci­dents, je suis as­sez bon avec les couches. Mais sur le tour­nage de ce film, je me suis fait pé­ter des­sus le pre­mier. Je me suis aus­si fait uri­ner des­sus — ce qui était un peu gê­nant. Et le pire s’est pro­duit. Sous les lu­mières chaudes, je me suis re­trou­vé avec une poi­gnée de la ma­tière kryp­to­nienne es­sen­tielle. J’ai beau­coup ap­pris. J’ai eu de nou­velles ex­pé­riences en tant que pa­rent que je n’avais pas ex­pé­ri­men­tées au­pa­ra­vant.»

L’HOMME D’ACIER

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