DES PA­PAS

La Fêtes des Pères est l’oc­ca­sion de re­pen­ser à quelques uns des per­son­nages qui ont mar­qué notre uni­vers té­lé­vi­suel. Pre­mier constat : les pères sont moins flam­boyants que les mères. Re­flet de la so­cié­té, qui a somme toute évo­lué ces qua­rante der­nières a

Le Journal de Montreal - Weekend - - TÉLÉVISION - Em­ma­nuelle Plante Colaboration spéciale

CHARLES JAR­RY

RUE DES PI­GNONS (RO­LAND CHE­NAIL)

Po­pu­laire sé­rie de Ra­dio-Ca­na­da des an­nées 60 et 70, Rue des pi­gnons dé­cri­vait le quo­ti­dien d’une fa­mille or­di­naire d’un quar­tier ou­vrier de Mon­tréal. À sa tête, Charles Jar­ry, père de 13 en­fants qui le bous­culent quelque peu dans cet ère de mo­der­nisme et de li­ber­té. Les amours de son aî­née, Ja­nine, de­vien­dront le su­jet pré­fé­ré des per­son­nages du té­lé­ro­man comme des spec­ta­teurs. La car­rière de Ro­land Che­nail a ex­plo­sé. Il de­vien­dra par la suite le pa­triarche du clan Beau­lieu dans Les Ber­ger et Le

Clan Beau­lieu à Té­lé-Mé­tro­pole. Un homme d’af­faires plus froid, à l’op­po­sé de Charles Jar­ry dans le­quel le pu­blic pou­vait se pro­je­ter.

PHI­LIPPE DEBRAY

L’OR DU TEMPS (JEAN COU­TU)

Les sa­gas fa­mi­liales ont la cote dans les an­nées 80. Réal Giguère signe alors

L’Or du temps, qui connaî­tra un suc­cès monstre à Té­lé-Mé­tro­pole pen­dant plus d’une dé­cen­nie. On y suit une lutte au pou­voir entre un frère et une soeur clai­re­ment di­vi­sés par un père rude et froid. Phi­lippe Debray di­rige ses en­tre­prises de main de maître. Mais il est loin d’être un père exem­plaire. Il pré­fè­re­rait voir son fils le suc­cé­der, mais l’em­prise de ce­lui-ci l’a me­né vers l’abus d’al­cool. Phi­lippe Debray, qu’in­carne Jean Cou­tu, en­graisse la com­pé­ti­tion entre ses en­fants et gère les siens comme ses af­faires.

CLAUDE CAYER

PEAU DE BA­NANE (YVES COR­BEIL)

Dans la co­mé­die Peau de ba­nane, on illus­trait un nou­veau vi­sage de la fa­mille qué­bé­coise: celle de la fa­mille re­cons­ti­tuée. Claude Cayer, in­ter­pré­té par Yves Cor­beil, était un bon père de fa­mille, sym­pa­thique, jo­vial. En tom­bant amou­reux de Si­mone St-Laurent, une femme d’af­faires mo­derne à la tête d’une boîte de pu­bli­ci­té, il pou­vait se per­mettre de dé­lais­ser l’enseignement pour consa­crer plus de temps à sa fa­mille. Claude Cayer est donc en quelque sorte un homme rose et sur­tout un père pré­sent. La co­mé­die fut d’ailleurs écrite par un père, puis son fils, Guy et Ch­ris­tian Four­nier.

RÉ­MI DU­VAL

JA­MAIS DEUX SANS TOI (JEAN BES­RÉ)

Ré­mi Du­val est agent d’as­su­rance. Quand il entre à la mai­son, il est sou­vent dé­pas­sé par les évé­ne­ments. Sa

femme, Fran­cine, en­cou­ra­gée par sa meilleure amie, veut s’éman­ci­per. Et ses en­fants, deux ado­les­cents bien de leur temps, lui en font voir de toutes les cou­leurs. Même s’il est vieux jeu, Du­val fai­blit sou­vent. Il est un père sym­pa­thique, un peu mou, plein de prin­cipes, mais sou­cieux du bien-être de sa fa­mille même si elle lui fait dire sou­vent «Os­tin d’beu» !

CA­LEB BOR­DE­LEAU

LES FILLES DE CA­LEB (GER­MAIN HOUDE)

Ca­leb et sa femme ont une fa­mille nom­breuse. Ils vivent sim­ple­ment de la terre. Mais Ca­leb est un père doux, at­ten­tif et ai­mant. Émi­lie, leur aî­née, est une bat­tante qui a pour­sui­vi ses études et est de­ve­nue une ins­ti­tu­trice pro­met­teuse. Ca­leb en est très fier. Quand elle s’amou­rache d’Ovi­la, qu’elle quitte un ave­nir brillant pour éle­ver seule sa pe­tite fa­mille, Ca­leb de­vient un père in­quiet. Il se­ra d’ailleurs tou­jours là pour

Peau de ba­nane

L’Or du temps

Les filles de Ca­leb

Ja­mais deux sans toi

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