UNE NOU­VELLE FÊTE NA­TIO­NALE

De­puis le dé­but de leur car­rière, les Cow­boys Frin­gants ont tou­jours été as­so­ciés à la cé­lé­bra­tion de la fête na­tio­nale. Fes­tive et en­ga­gée, la for­ma­tion de Re­pen­ti­gny a été man­da­tée pour concoc­ter le nou­veau spec­tacle de la Saint-jean, qui se­ra pré­sen­té

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Ra­phaël Gen­dron-Martin RA­PHAEL.GEN­DRON-MARTIN@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

Bon an, mal an, les Cow­boys Frin­gants ont tou­jours joué à la Saint-Jean. La for­ma­tion n’a fait qu’une seule en­torse à la tra­di­tion, l’an der­nier. Une pre­mière en 18 ans de car­rière.

Cette an­née, Karl Trem­blay, Ma­rie-An­nick Lé­pine, Jean-Fran­çois Pau­zé et Jé­rôme Du­pras re­viennent en force avec deux con­certs pour la fête na­tio­nale. Le pre­mier le 23 juin, à Qué­bec, et le se­cond le len­de­main, au Mon­dial Lo­toQué­bec de La­val.

C’est en pleine ré­pé­ti­tion du gros concert sur les Plaines que nous avons ren­con­tré le groupe. Pour la pre­mière fois cette an­née, l’or­ga­ni­sa­tion du spec­tacle de Qué­bec a vou­lu chan­ger sa for­mule. Exit l’ani­ma­teur et les bonnes vieilles chan­sons qué­bé­coises. On a don­né carte blanche aux Cow­boys Frin­gants pour faire leur propre spec­tacle.

Les mu­si­ciens ont dé­ci­dé d’in­vi­ter Plume La­tra­verse, Li­sa Le­Blanc et LouisJean Cor­mier à les re­joindre sur scène. «On a es­sayé de faire une fête na­tio­nale qu’on au­rait ai­mé voir, en tant que pu­blic, dit le chan­teur Karl Trem­blay. C’est un ex­cellent amal­game de ce qui se fait au Qué­bec.»

CHAN­GER LE CONCEPT

«On est contents de sor­tir du spec­tacle un peu stan­dard de la Saint-Jean, pour­suit le bas­siste Jé­rôme Du­pras. On s’est fait plai­sir avec des in­vi­tés. On éva­cue un peu les concepts ha­bi­tuels pour faire un spec­tacle mu­si­cal. On voit ça comme une nou­velle Saint-Jean.»

Ils ont fait la pre­mière par­tie de Plume La­tra­verse dans le pas­sé, mais ce se­ra la pre­mière fois que les Cow­boys Frin­gants jouent avec le chan­teur.

«Pour moi, Plume est une ins­pi­ra­tion, tant au ni­veau de son oeuvre que dans sa fa­çon de me­ner sa car­rière, dit le gui­ta­riste Jean-Fran­çois Pau­zé. C’est le fun de ja­ser du mé­tier avec un vieux rou­tier qui nous ra­conte des anec­dotes.»

À pro­pos de Louis-Jean Cor­mier, les mu­si­ciens in­diquent l’avoir d’abord connu lors­qu’il était le gui­ta­riste de Vincent Val­lières. «Kark­wa com­men­çait à peine, à ce mo­ment-là, dit Ma­rieAn­nick. J’ai tou­jours trou­vé que c’était un su­per mu­si­cien.»

En­fin, Li­sa Le­Blanc ajou­te­ra une pe­tite touche aca­dienne et fé­mi­nine à cette cé­lé­bra­tion mu­si­cale. «C’est une tonne de cha­risme sur scène, ajoute Ma­rie-An- nick. Elle dé­gage, elle a du fun. On va l’em­me­ner faire nos pre­mières par­ties en Eu­rope, c’est sûr.»

MOINS PO­LI­TI­SÉE

Pour­quoi les Cow­boys Frin­gants on­tils tou­jours été as­so­ciés à la SaintJean-Bap­tiste? «Mu­si­ca­le­ment, il y a des ac­cents de folk­lore. Et les textes ont une ré­so­nance», ré­pond Jé­rôme. «On a des chan­sons à boire, des chan­sons en­ga­gées et so­ciales, ajoute Karl. Et ça parle même de s’obs­ti­ner avec sa vo­mis­sure. On l’a tous vé­cu.»

Au­tre­fois très po­li­ti­sée, la cé­lé­bra­tion de la fête na­tio­nale a chan­gé au­jourd’hui, re­con­naissent les Cow­boys. «On parle moins de sou­ve­rai­ne­té, on es­saie d’en­glo­ber le “nous” qué­bé­cois, ob­serve Jean-Fran­çois. On marche un peu sur des oeufs. J’ima­gine que tous les Qué­bé­cois ne sont pas né­ces­sai­re­ment sou­ve­rai­nistes, et ils ont le droit d’être fiers d’être Qué­bé­cois et par­ti­ci­per à la fête na­tio­nale.»

«Je pense que c’est pour ça qu’un concept comme ce­lui de cette an­née est in­té­res­sant, men­tionne Jé­rôme. On re­met un peu en ques­tion la fa­çon tra­di­tion­nelle de cé­lé­brer la Saint-Jean avec le dis­cours pa­trio­tique, qui se­ra plu­tôt à la fin du spec­tacle.»

AVEC UNE CHO­RALE À LA­VAL

Le len­de­main, le groupe se ren­dra à La­val pour par­ti­ci­per au Mon­dial Lo­toQué­bec. De quelle fa­çon les mu­si­ciens ar­ri­ve­ront-ils à trou­ver de l’éner­gie après le grand concert sur les Plaines? «C’est très fa­cile de trou­ver de l’éner­gie quand une foule de plu­sieurs mil­liers de per­sonnes danse et chante avec nous, ré­pond Jé­rôme. Nous pro­fi­te­rons tout de même de quelques heures de re­pos dans l’après-mi­di et nous se­rons frais et dis­pos sur scène.»

Les Cow­boys ont dé­jà par­ti­ci­pé à cet évé­ne­ment dans le pas­sé et ils ap­pré­cient par­ti­cu­liè­re­ment de faire quelques pièces avec une cho­rale de jeunes. «Ils ont une éner­gie dé­bor­dante qui est com­mu­ni­ca­tive et leur ap­port mu­si­cal est bien in­té­res­sant, in­dique Jé­rôme. Il s’agi­ra aus­si, bien évi­dem­ment, du concert de la Saint-Jean, et il y a tou­jours une fré­né­sie dans l’air quand il est ques­tion de cé­lé­brer la fête na­tio­nale. Tout le monde est au dia­pa­son; on cé­lèbre le Qué­bec et l’es­prit est à la fête!»

Les Cow­boys Frin­gants se

sont fait of­frir une carte ar­tis­tique pour le grand spec­tacle

blanche de la Saint-Jean sur les Plaines. R E I R O P L A T N A H C , L A É R T N O M E D L A N R U O J E L O T O H P

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