La lé­gende AU GRAND ÉCRAN

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Maxime De­mers MAXIME.DE­MERS@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

LOUIS CYR À LA RES­COUSSE DU BOX-OF­FICE ?

Film qué­bé­cois le plus at­ten­du de l’an­née, Louis Cyr réus­si­ra-t-il à faire cou­rir les foules dans les cinémas cet été? C’est la ques­tion qui est sur toutes les lèvres en ce mo­ment, alors que le ci­né­ma qué­bé­cois connaît un autre dé­but d’an­née dif­fi­cile au box-of­fice.

Même s’il ne peut pré­dire quoi que ce soit, l’acteur An­toine Ber­trand se montre confiant:

«Je sais qu’il va y avoir du monde dans les salles, dit-il sans hé­si­ter.

«Ça fait huit ans que je suis as­so­cié à ce per­son­nage et ça fait huit ans que les gens viennent me voir pour me dire qu’ils ont hâte de voir le film. Là, ça y est, on est ren­dus là, c’est le temps d’al­ler le voir. Je ne veux voir per­sonne al­ler au ci­né­ma pour voir les com­bats de ro­bots de

Pa­ci­fic Rim quand on peut al­ler voir à la place Louis Cyr, un vrai homme fort et un Qué­bé­cois en plus. Il faut mon­trer qu’on s’in­té­resse en­core à notre his­toire!»

«ON NE POU­VAIT PAS MAN­QUER NOTRE COUP» – DA­NIEL RO­BY

Le réa­li­sa­teur de Louis Cyr, Da­niel Ro­by ( Fun­ky­town, La peau blanche), a mis la touche fi­nale au film mar­di soir, soit moins de deux se­maines avant sa sor­tie en salles. Jus­qu’à la der­nière mi­nute, il au­ra donc mis le pa­quet pour ten­ter d’ac­cou­cher d’un film à la hau­teur des at­tentes (très éle­vées, il faut le dire).

« Faire un film qué­bé­cois avec un bud­get de 8 mil­lions $, c’est comme quand les Amé­ri­cains font un film avec 200 mil­lions $, ex­plique-t-il.

«Les at­tentes sont à ce ni­veau-là et on le sent. On a eu le plus gros bud­get de l’an­née au Qué­bec, alors il faut que ça pa­raisse à l’écran. On est al­lé cher­cher les meilleurs dans chaque dé­par­te­ment pour al­ler cher­cher le maxi­mum avec le bud­get qu’on avait. On n’a pas d’ex­cuse et on ne pou­vait pas ma­quer notre coup. On a eu l’ar­gent, on a mis le temps et l’ef­fort et on est content du ré­sul­tat. Le ver­dict fi­nal re­vient main­te­nant au pu­blic.»

NOTRE PRE­MIÈRE VE­DETTE IN­TER­NA­TIO­NALE

Pour An­toine Ber­trand, Louis Cyr est la pre­mière vé­ri­table ve­dette ca­na­dienne-fran­çaise.

«Avant Cé­line Dion, avant Alys Ro­bi et avant le frère An­dré, il y a eu Louis Cyr, rap­pelle l’acteur.

«C’était un fils de culti­va­teur et il a don­né de la fier­té au peuple ca­na­dien-fran­çais en de­ve­nant l’homme le plus fort du monde. Cette an­née, on cé­lèbre le 100e an­ni­ver­saire de sa mort. L’an­née pro­chaine, ce se­ra son 150e an­ni­ver­saire de nais­sance. Il com­mande un de­voir de mé­moire et il était temps qu’on sorte un film sur sa vie.»

PLUS DE 300 PLANS D’EF­FETS SPÉ­CIAUX

Le film Louis Cyr compte plus de 300 plans d’ef­fets vi­suels, soit trois fois plus que la moyenne des pro­duc­tions qué­bé­coises.

Conçus par la com­pa­gnie mont­réa­laise Oblique FX, ces ef­fets vi­suels servent tan­tôt à re­pro­duire les tours de force her­cu­léens de Louis Cyr, tan­tôt à re­créer les dé­cors de l’époque du lé­gen­daire homme fort, qui a vé­cu de 1869 à 1912. Des rues et des im­meubles de Londres et New York (où se dé­roule une par­tie de l’his­toire) ont no­tam­ment été créés par or­di­na­teur.

UNE SUITE POUR LOUIS CYR ?

Le per­son­nage d’Émi­lia­na, la fille de Louis Cyr, oc­cupe une place très im­por­tante dans le film. Elle pour­rait d’ailleurs se re­trou­ver au coeur d’une suite dont elle se­rait le per­son­nage prin­ci­pal.

Émi­lia­na Cyr a hé­ri­té de la force ex­cep­tion­nelle de son père. À 9 ans, elle pou­vait sou­le­ver 350 livres. Mais son père a re­fu­sé qu’elle de­vienne une bête de cirque comme lui.

Ce film, s’il se réa­lise (tout dé­pen­dra du suc­cès de Louis Cyr), ne se­rait tou­te­fois pas orien­té sur les ex­ploits phy­siques d’Émi­lia­na Cyr, mais plu­tôt sur son des­tin tra­gique.

«C’est une his­toire fas­ci­nante, in­dique Syl­vain Guy, le scé­na­riste de Louis Cyr qui a eu l’idée d’écrire un film sur Émi­lia­na Cyr.

«Après la mort de son père, elle a ma­rié le mé­de­cin qui s’oc­cu­pait de lui qui lui a fait vivre un en­fer. Après le ma­riage, il s’est trans­for­mé en monstre. Il a fait en­fer­mer Émi­lia­na deux fois à l’asile pour lui sou­ti­rer son hé­ri­tage. Il était un genre de Dr Je­kyll et M. Hyde, un vrai per­son­nage de ci­né­ma. C’est une belle his­toire et j’es­père qu’on va pou­voir la ra­con­ter.»

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