BROAD­WAY ET OF­FEN­BACH MÈNENT LE BAL DES SPEC­TACLES

Le Journal de Montreal - Weekend - - THÉÂTRE -

PA­RIS | (AFP) La co­mé­die mu­si­cale triomphe pour les Fêtes à Pa­ris, du grand clas­sique My Fair La­dy en ver­sion ori­gi­nale à l’adap­ta­tion fran­çaise de La Belle et la Bête, mais Broad­way est ta­lon­né par un pré­cur­seur du spec­tacle mu­si­cal po­pu­laire, Jacques Of­fen­bach, joué dans toute la France.

L’en­goue­ment des Fran­çais pour la co­mé­die mu­si­cale ne se dé­ment pas. Le Théâtre du Châtelet, qui réa­lise sous la di­rec­tion de Jean-Luc Cho­plin 40% de son ac­ti­vi­té avec les «mu­si­cals», re­prend sa pro­duc­tion vir­tuose de 2010 de My My

Fair Fair La­dy, La­dy, créée en 1956 à New York avec Ju­lie An­drews et Rex Har­ri­son.

My My Fair Fair La­dy La­dy est alors un suc­cès in­éga­lé, avec 2717 re­pré­sen­ta­tions! On n’en est pas là à Pa­ris, mais les 23 re­pré­sen­ta­tions pro­gram­mées du 5 dé­cembre au 1er jan­vier se rem­plissent à toute vi­tesse, après 27 re­pré­sen­ta­tions en 2010 soit 45 000 spec­ta­teurs.

«On a dit que My My Fair Fair La­dy La­dy était la co­mé­die mu­si­cale par­faite», rap­pelle le met­teur en scène ca­na­dien Ro­bert Car­sen. Drôle et pro­fonde à la fois, elle re­prend le thème de Pygmalion Pygmalion de Ber­nard Shaw (1913). Hen­ry Hig­gins, pro­fes­seur de pho­né­tique et mi­san­thrope, pa­rie avec son ami le co­lo­nel Pi­cke­ring qu’il peut faire pas­ser la jeune ven­deuse de fleurs Eli­za Doo­lit­tle pour une «la­dy».

La co­mé­die mu­si­cale - comme le film avec Au­drey Hep­burn de John Cu­kor en 1964 - joue sur les ac­cents, ter­ribles mar­queurs so­ciaux de l’An- gle­terre de l’époque, et la ver­sion ori­gi­nale (sur­ti­trée) offre au spec­ta­teur la sa­veur de l’ac­cent co­ck­ney et de l’an­glais le plus hup­pé. En 2014, le Châtelet s’at­ta­que­ra à un autre mythe, Un Amé­ri

cain à Pa­ris, co­pro­duit avec Broad­way. Dans un autre re­gistre, le théâtre Mo­ga­dor fran­cise les der­nières pro­duc­tions amé­ri­caines. Après Le Roi Lion, Mam­ma Mia et Sis

ter Act, voi­ci La Belle et la Bête, adap­té par Dis­ney de son des­sin ani­mé en 1994 et vu par plus de 35 mil­lions de spec­ta­teurs dans le monde. Les numéros se suc­cèdent à un rythme épous­tou­flant. Mo­ga­dor an­nonce pour 2014

Le Bal des Vam­pires mis en scène par Ro­man Po­lans­ki. Paillettes et boule à fa­cette sont de sor­tie avec

D.I.S.C.O., aux Fo­lies Ber­gère jus­qu’en jan­vier.

OF­FEN­BACH LE PLUS JOUÉ

133 ans après sa mort, Jacques Of­fen­bach reste le com­po­si­teur le plus joué en France au­tour de Noël, avec sa mu­sique fes­tive et ses in­trigues en­le­vées. L’in­ven­teur de l’opé­ra bouffe fran­çais a com­po­sé en 35 ans en­vi­ron 90 opé­rettes et opé­ras bouffe où il égra­tigne la bonne so­cié­té de l’époque.

En cette fin 2013, Of­fen­bach règne en maître, de l’Opé­ra de Mar­seille ( Or­phée aux en­fers) à l’Opé­ra de Tou­lon ( La vie Pa­ri­sienne) et ce­lui de Lyon ( Les Contes d’Hoff­mann). À Pa­ris, la tru­cu­lente com­pa­gnie Les Bri­gands monte au théâtre de l’Athé­née une adap­ta­tion de La

Grande-Du­chesse de Gé­rol­stein avec la dé­li­cieuse so­pra­no Isa­belle Druet.

My Fair La­dy

PHOTO AFP

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