Ci­né­ma EVAN­GE­LINE LILLY, UNEELFEDESBOIS

TO­RON­TO | Dé­ci­dé­ment, Evan­ge­line Lilly aime l’aven­ture. Après avoir te­nu le rôle de Kate Aus­ten dans presque tous les épi­sodes de la po­pu­laire sé­rie amé­ri­caine Per­dus ( Lost), l’ac­trice ca­na­dienne sort de sa re­traite pour jouer l’elfe Tau­riel, dans Le Hob

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Jim Slo­tek Agence QMI

«Ça fait au moins cinq ans que je n’ai pas eu de contrats, pas même une ren­contre, a dit Lilly. Ma ren­contre avec Pe­ter ré­sulte d’une coïn­ci­dence. Il cher­chait à me joindre, mais n’y ar­ri­vait pas. C’est un membre de la pro­duc­tion, un an­cien col­lègue de mon con­joint (Nor­man Ka­li), qui a en­voyé un mes­sage texte à Nor­man: “Pe­ter Jack­son es­saie de mettre la main sur Evan­ge­line. Pour­rais-tu faire en sorte qu’elle ré­ponde au bout du fil?”»

Adepte de Bil­bo le Hob­bit de­puis sa tendre en­fance, Evan­ge­line était ex­ci­tée au té­lé­phone, mais aus­si ner­veuse de jouer un per­son­nage, l’elfe des bois Tau­riel, qui ne fi­gure dans au­cune des pages de l’oeuvre de J.R.R. Tol­kien. «Peut-être que ce n’est pas une bonne idée, ai-je pen

sé. Les adeptes de la sa­ga ré­cla­me­ront ma tête.»

«La pré­sence d’un per­son­nage fé­mi­nin fort a sa rai­son d’être dans “Le Hob­bit”. Tol­kien a écrit à une époque où il n’y avait pas de mal à ex­clure les femmes d’un ré­cit. Il en est tout au­tre­ment au­jourd’hui. Alors, Pe­ter a pris la bonne dé­ci­sion.»

Lilly n’avait qu’une seule exi­gence: ne pas se trou­ver au mi­lieu d’un tri­angle amou­reux, comme l’a vé­cu son per­son­nage dans Dis­pa­rus, entre Sawyer et Jack.

Mais elle est re­ve­nue sur ses prin­cipes. Dans Le Hob­bit: La dé­so­la­tion de Smaug, Tau­riel a le bé­guin pour Kili (Ai­dan Turner), l’un des nains com­pa­gnons sur la route avec Bil­bo Bag­gins (Mar­tin Free­man) pour ré­cu­pé­rer le royaume d’Ere­bor du re­dou­table dra­gon Smaug.

Mais voi­là que l’ar­cher Le­go- las (Or­lan­do Bloom) est épris de Tau­riel. Lilly ra­conte que le deuxième et le troi­sième film de la tri­lo­gie ont été tour­nés sans l’ombre d’un tri­angle amou­reux. «Mais l’équipe du stu­dio a re­gar­dé les films, et tout le monde est tom­bé d’ac­cord sur le fait qu’on pour­rait fa­ci­le­ment in­té­grer une relation am­bi­guë entre Tau­riel et Le­go­las.»

Lilly se dit ha­bi­tuée à la cri­tique. Pour des rai­sons qu’elle ignore, son re­trait de l’écran en a flat­té plu­sieurs à re­brousse-poil. «“Pour­quoi cette jeune femme lève-t-elle le nez sur des oc­ca­sions en or”, ont de­man­dé plu­sieurs, a-t-elle ra­con­té. Une si­tua­tion peut avoir l’air idéale de l’ex­té­rieur, mais ne pas l’être dans les faits.»

« Per­dus a été très exi­geant. Je suis ter­ri­ble­ment fière d’en avoir fait par­tie, mais ce n’était pas de tout re­pos. Et la gloire n’a ja­mais fait par­tie de mes ob­jec­tifs. Elle est ve­nue à quel­qu’un qui ne la cher­chait pas.»

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