UNDINOSAURE ENALASKA…

Ils sont énormes, courent, grognent, se battent et tentent de sur­vivre dans un monde hos­tile. Qui sont ces créa­tures gi­gan­tesques? Des di­no­saures, nou­veaux ani­maux à s’ani­mer dans long-mé­trage fa­mi­lial qui ar­rive sur les écrans à point pour Noël.

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

Qui dit «en­fant» dit gé­né­ra­le­ment «fas­ci­na­tion en­vers les di­no­saures». C’est donc sur cette pré­misse que les réa­li­sa­teurs Bar­ry Cook et Neil Nigh­tin­gale ain­si que le scé­na­riste John Col­lee ont plan­ché sur l’his­toire in­ha­bi­tuelle d’un bébé di­no­saure… né il y a 70 mil­lions d’an­nées. Le per­son­nage prin­ci­pal est un bébé pa­chy­rhi­no­sau­rus – le nom si­gni­fie «lé­zard au nez épais» - ap­pe­lé Pat­chi. Les deux réa­li­sa­teurs ont cha­cun leurs forces. Bar­ry Cook a mis en scène le film d’ani­ma­tion Mu­lan, en plus de co­réa­li­ser le très drôle Mis­sion Noël. De son cô­té, Neil Nigh­tin­gale est di­rec­teur de la créa­tion chez BBC Earth, la di­vi­sion de la so­cié­té d’État bri­tan­nique, der­rière des pro­duc­tions telles que Pla­nète Terre. C’est Jus­tin Long qui double la voix du jeune Pat­chi, tan­dis que John Le­gui­za­mo fait celle d’Alex, un per­ro­quet de­ve­nu le meilleur ami du di­no­saure. Jeunes et moins jeunes sont fas­ci­nés par les di­no­saures, un fait que le ci­néaste Neil Nigh­tin­gale ex­plique d’une ma­nière simple. «Les di­no­saures sont les créa­tures les plus ex­tra­or­di­naires qui ont exis­té sur Terre. En quatre mil­liards et de­mi d’an­nées d’exis­tence de la Terre, il n’y a pas eu d’ani­mal plus ter­ri­fiant. Les di­no­saures nous fas­cinent parce qu’ils re­pré­sentent un dan­ger sé­cu­ri­taire. On peut en avoir peur, mais pas trop parce qu’ils n’existent plus.» Pat­chi pos­sède une ca­rac­té­ris­tique peu com­mune chez un di­no­saure ou un en­fant: la ca­pa­ci­té de se rendre compte des consé­quences de ses ac­tions sur les autres. C’est éga­le­ment un bébé très cu­rieux, cette curiosité fe­ra qu’il se­ra en­le­vé par un dan­ge­reux pré­da­teur dès sa nais­sance, une épreuve dont il se sor­ti­ra… avec un trou dans le nez. Pour Jus­tin Long, «Pat­chi pos­sède une curiosité in­sa­tiable. C’est ce qui lui oc­ca­sionne des en­nuis, mais c’est aus­si ce qui lui per­met de s’en sor­tir, d’évo­luer et de de­ve­nir le chef qu’il est des­ti­né à être.» Avec Alex, Pat­chi dé­ve­loppe une ami­tié qui va au-de­là du fait qu’ils comptent l’un sur l’autre pour s’en­trai­der. «Alex est l’ami, le guide, la conscience et le men­tor de Pat­chi. Alex est l’an­cêtre des per­ro­quets, je lui ai donc don­né un ac­cent es­pa­gnol puisque ces oi­seaux vivent en Amé­rique la­tine», a in­di­qué John Le­gui­za­mo. La 3D de Sur la terre des di­no­saures: le film a été as­su­rée par la com­pa­gnie Ca­me­ron Pace Group (CPG). Cette firme est celle du réa­li­sa­teur ca­na­dien James Ca­me­ron! Et ce sont les mêmes ca­mé­ras que pour Ava­tar qui ont ser­vi pour ce film d’ani­ma­tion. Il y a 70 mil­lions d’an­nées, l’Alas­ka jouis­sait d’un cli­mat sem­blable à ce­lui de l’Écosse au­jourd’hui. Pour créer les dé­cors du film, les réa­li­sa­teurs ont fil­mé des pay­sages de l’Alas­ka, mais aus­si de la Nou­velle-Zé­lande. La scène la plus com­plexe de l’avis des spé­cia­listes de la 3D a été celle du feu qui me­nace Pat­chi. Le di­rec­teur de la pho­to­gra­phie, John Brooks, a dé­taillé le pro­ces­sus de créa­tion de ce mo­ment. «Si vous re­gar- dez un feu, même dans votre che­mi­née, vous ver­rez que cet élé­ment pos­sède un vo­lume et une di­men­sion en 3D. Nous avons donc ef­fec­tué des tests pour savoir à quels en­droits d’un feu nous vou­lions mettre du vo­lume, sans que ce­la ait l’air faux. Et le ré­sul­tat fi­nal est im­pres­sion­nant!» Les ci­néastes ont uti­li­sé des dé­cors «na­tu­rels» (bien que re­tra­vaillés à l’or­di­na­teur) dans toutes les scènes sauf deux, qui se dé­roulent sur un lac glacé. Pour­quoi? «Nous vou­lions que les di­no­saures in­ter­agissent avec le sol, nous avons donc créé la glace par or­di­na­teur. C’était la ma­nière la plus ef­fi­cace pour nous de faire se battre et in­ter­agir les di­no­saures, en s’as­su­rant que leur chute à tra­vers la glace se­rait ex­trê­me­ment réa­liste tout en pré­ser­vant le rythme dra­ma­tique du long mé­trage», a sou­li­gné Neil Nigh­tin­gale. Sur la terre des di­no­saures: le film émeut pe­tits et grands, en 3D, dès le 20 dé­cembre.

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