Le sou­ci d’être à la hau­teur

Bien qu’on connaisse peu de dé­tails à pro­pos du spec­tacle Les Morissette, la vente des billets va suf­fi­sam­ment bien pour que Véro et Louis ajoutent des dates à leur ca­len­drier de tour­née. Pour Louis Morissette, qui dit spec­tacles sup­plé­men­taires dit aus­si

Le Journal de Montreal - Weekend - - ACTUALITÉS - San­dra Go­din

«Ça me ré­jouit, ça me fait chaud au coeur et ça me dit à quel point on va de­voir être prêts», a-t-il dit, sor­ti de son Bye bye 2013 le temps d’un en­tre­tien té­lé­pho­nique afin de se confier au su­jet de ce pa­ri ris­qué. Louis Morissette a l’ex­pé­rience du show­bu­si­ness, sa femme et lui sont ai­més et po­pu­laires, mais il est bien loin de s’as­seoir sur ses lau­riers et de pen­ser que le spec­tacle va fonc­tion­ner. «Les gens au­ront des at­tentes, et il ne faut pas les dé­ce­voir. Il faut re­dou­bler d’ar­deur. Ça me met de la pres­sion et, gé­né­ra­le­ment, je tra­vaille mieux sous la pres­sion. Je ne vou­drais tel­le­ment pas dé­ce­voir les gens. La seule fa­çon de le faire, c’est de tra­vailler deux fois plus fort.» Ayant une di­zaine de numéros en chan­tier, Louis Morissette se ré­jouit de re­ve­nir à ses pre­mières amours, le mo­no­logue co­mique sur scène, qui le ra­mène à l’époque des Mecs Co­miques. Il choi­sit ses pro­jets se­lon son ins­tinct et ses en­vies de­puis le dé­but de sa car­rière, et c’est ce qui l’a pous­sé à créer ce spec­tacle.

«C’est la rai­son pour­quoi j’avais choi­si ce mé­tier-là. Il y a 15 ans, on au­rait fait une en­tre­vue et j’au­rais dit que c’était ça que j’al­lais faire toute ma vie. Ç’a tour­né dif­fé­rem­ment, la vie m’a ré­ser­vé des sur­prises, et j’avais cette en­vie de re­ve­nir à la base, à l’hu­mour pur, sur scène, de­vant pu­blic.»

DES CAP­SULES HI­LA­RANTES

Louis Morissette vou­lait «pas­ser sous le ra­dar» avec ses cap­sules hu­mo­ris­tiques dif­fu­sées sur les ré­seaux so­ciaux, en guise de pu­bli­ci­té du spec­tacle.

C’est plu­tôt l’ef­fet contraire qui s’est pro­duit, car il a été vic­time de leur po­pu­la­ri­té. L’au­to­dé­ri­sion qui règne dans ces cap­sules donne as­su­ré­ment le ton au spec­tacle.

«On a pré­fé­ré ça plu­tôt que d’y al­ler à grands coups de pub à la té­lé ou en ta­pis­sant les au­to­routes. Comme ça, on va cher­cher les gens qui nous aiment dé­jà et qui sont in­té­res­sés.»

Après le Bye bye 2013, Louis Morissette se re­plonge dans l’écri­ture pour que le spec­tacle soit en rodage l’été pro­chain, en com­pa­gnie d’au­teurs comme Jean-Fran­çois Lé­ger, Pas­cal Bar­riault et Kim Li­zotte, de Be­noît Pelletier et d’Alain Chi­coine à la mise en scène et de son bras droit, Fran­çois Avard.

«De fil en ai­guille, c’est de­ve­nu mon men­tor, mon par­te­naire. Je le connais de­puis l’École na­tio­nale de l’hu­mour en 1995. Je ne fais plus grand-chose sans Fran­çois en créa­tion. J’adore son ju­ge­ment, c’est quel­qu’un qui me connaît bien. Il me pousse tou­jours plus loin.»

Les dates de la tour­née se trouvent sur le site les­mo­ris­sette.com

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