FER­RELL PREND TOUTE LA PLACE

Pré­sen­ta­teur ve­dette 2 : La lé­gende se pour­suit

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Steve Tilley Agence QMI

Film d’Adam McKay

Avec Will Fer­rell, Ch­ris­ti­na Ap­ple­gate et Paul Rudd.

TO­RON­TO | Par la barbe de Zeus, Ron Bur­gun­dy – l’homme, le mythe, les che­veux – est de re­tour!

Con­te­nez votre joie, Pré­sen­ta­teur ve­dette 2: La lé­gende se pour­suit tombe dans le piège que Will Fer­rell et le réa­li­sa­teur Adam McKay avaient évi­té toutes ces an­nées en dé­fen­dant leur po­si­tion sur les sé­quelles: elles sont confuses, plus ar­ti­fi­cielles et gé­né­ra­le­ment moins drôles que l’ori­gi­nal.

Cer­tains mo­ments sont très drôles – il est im­pos­sible de res­ter sé­rieux de­vant Fer­rell dans son cos­tume des an­nées 1970, avec son «bru­shing» et sa ma­gni­fique mous­tache –, mais c’est le Nan­cy Grace du Ra­chel Mad­dow ori­gi­nal.

Il a été im­pos­sible d’igno­rer le re­tour du pré­sen­ta­teur grâce à l’in­fa­ti­gable Will Fer­rell ap­pa­rais­sant un peu par­tout sous les traits de son per­son­nage: des pu­bli­ci­tés de voi­tures aux com­pé­ti­tions de cur­ling, en pas­sant par un réel bul­le­tin d’in­for­ma­tion dans le Da­ko­ta du Nord.

IDÉES AB­SURDES

C’est le pro­blème avec Pré­sen­ta­teur ve­dette 2, il a trop conscience de lui-même et ne cé­lèbre pas le re­tour de l’équipe comme il se doit. Au lieu de ce­la, Fer­rell, McKay et com­pa­gnie chargent leur fu­sil co­mique avec toutes les idées ab­surdes qu’ils peuvent trou­ver: l’équipe qui fume du crack à l’an­tenne, Ron qui de­vient (tem­po­rai­re­ment) aveugle et ouvre le feu sur le pu­blic.

Le film ori­gi­nal avait ses dé­fauts, mais il a fait du che­min de­puis sa sor­tie en 2004 et il est de­ve­nu presque im­pos­sible de dis­cu­ter de scotch, de lampes ou de dé­ci­sions re­gret­tables sans ci­ter, par ré­flexe, cer­taines de ses meilleures ré­pliques.

Bien que les deux heures de film sapent len­te­ment la bonne vo­lon­té du pu­blic, la scène de com­pé­ti­tion entre deux chaînes de nou­velles est tel­le­ment hi­la­rante – Jim Car­rey qui di­rige une équipe ca­na­dienne de nou­velles – qu’elle vaut pra­ti­que­ment le prix d’en­trée.

Comme une bou­teille de vin ou de Sex Pan­ther, Pré­sen­ta­teur ve­dette 2 s’amé­lio­re­ra peut-être avec l’âge, mais que ce­la serve de le­çon à ceux d’entre nous qui ré­clament des suites aux films cultes: elles échouent 60% du temps.

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