MAXIM MAR­TIN JOUE AU PERE NOËL

Les 25 ca­deaux de Maxim Mar­tin

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - PHO­TOS LE JOUR­NAL DE MON­TRÉAL, BEN PELOSSE ET D’AR­CHIVES

Wow! Quel hon­neur on me fait en me don­nant la chance de jouer au père Noël et de dis­tri­buer des ca­deaux à la co­lo­nie ar­tis­tique qui nous pro­cure au­tant de joie et de plai­sir. C’est aus­si une grande res­pon­sa­bi­li­té, car je veux être à la hau­teur du grand bon­homme.

Je tra­vaille même de­puis un mois à re­trou­ver ma be­daine... Pas évident d’être sur une diète de trois pou­tines par jour, mais c’est le sa­cri­fice que ça prend pour lui rendre hom­mage. Une des choses que j’ap­pré­cie le plus de mon mé­tier, c’est d’avoir la chance de cô­toyer plu­sieurs ar­tistes, des gens que je res­pecte et que j’ad­mire. Donc oui, ma dis­tri­bu­tion est ba­sée un peu sur ces ren­contres et leur cô­té per­son­nel... Non, il n’y au­ra pas de po­tin, je garde ça pour ma bio­gra­phie. En même temps, vous al­lez dire qu’on est dé­jà choyés, nous les ar­tistes, et vous avez en­tiè­re­ment rai­son. On a des ga­las pour nous re­mettre des prix et nous confir­mer que ce que l’on fait est bon. Oui, les ar­tistes, nous sommes de bé­bites fra­giles qui ont be­soin d’être constam­ment ras­su­rées, ça fait par­tie de notre ADN. La vraie ré­com­pense évi­dem­ment, c’est celle qui vient de vous autres. J’ai tou­jours dit qu’on a la plus belle job au monde, car je n’en connais pas d’autres où ton boss, c’est-à-dire le pu­blic, te dit: «Je t’aime!» sur une base quo­ti­dienne. Mais là c’est as­sez le «mé­mé­rage», j’ai une job à faire. Donc, go! Je m’ins­talle dans la peau de Saint-Nick le temps d’écrire ces lignes et on com­mence la dis­tri­bu­tion de ca­deaux...

LOUIS-JO­SÉ HOUDE

Que don­ner à un gars qui a dé­jà tout? Lui sou­hai­ter que ça conti­nue? Quand tu es aus­si dis­ci­pli­né et tra­vaillant que LJ, je ne suis pas in­quiet pour lui, mais je pense que j’ai trou­vé. Pour­quoi pas le lais­ser jouer du

drum lors du pro­chain pas­sage de son groupe pré­fé­ré, Pearl Jam, à Mon­tréal. P.S. C’est la seule chose sur la­quelle on s’obs­tine. Il dit que Pearl Jam est le meilleur groupe du mou­ve­ment Grunge quand clai­re­ment, c’est Nir­va­na!

CÉ­LINE DION

Mo­ment de confes­sion... Je n’ai ja­mais été un fan de Cé­line! Je ne parle pas de la per­sonne, car oui, c’est pro­ba­ble­ment le plus grand am­bas­sa­deur que le Qué­bec ait ja­mais eu, je parle stric­te­ment mu­sique. Sur le même plan que les Whit­ney Hous­ton ou Ma­ria Ca­ry de ce monde, ce n’est pas mon genre de mu­sique, mais je l’ai vue en en­tre­vue à Su­cré Sa­lé cet été et je n’avais ja­mais réa­li­sé à quel point elle est drôle. J’ai sin­cè­re­ment ri tout haut. Ok, Ok Cé­line... si tu in­sistes, je te laisse faire la pre­mière par­tie lors de ma pro­chaine tour­née.

DE­NIS VILLE­NEUVE ET JEAN- MARC VAL­LÉE

Est-ce que c’est juste moi ou ça sent une pré­sence aux Os­cars pour ces chers mes­sieurs? Je paye les nou­veaux tuxe­dos si c’est le cas, à condi­tion que vous ar­ri­viez à Los An­geles en traîne sau­vage ou cra­zy car­pet pour faire hal­lu­ci­ner les Amé­ri­cains... Je vous laisse le choix.

JEAN- FRAN­ÇOIS MER­CIER

C’est ça être vic­time du suc­cès. On di­rait que dès que tu ac­cèdes au som­met de la mon­tagne, ton co­mi­té d’ac­cueil est for­mé de gens qui ne cherchent qu’à te la faire dé­grin­go­ler. Sous chaque brute se cache une cer­taine fra­gi­li­té, on le sait. Heu­reu­se­ment qu’il y a tou­jours aus­si une force de ca­rac­tère pour la pro­té­ger. JF, tu l’as dé­jà ton cadeau, l’art d’être toi-même. Mais comme c’est Noël, on lui sou­haite de trou­ver la bonne Reine cette an­née pour ac­com­pa­gner le King.

CLAUDE LE­GAULT

Il y en a qu’on est tan­né de voir par­tout, mais c’est pas le cas de notre Claude na­tio­nal. Par contre, ça va faire, mon­trer tes fesses, cher ami, on le sait que c’est ce à quoi nos blondes pensent quand on est avec elles. Même chose pour les larmes, on n’est pas tous aus­si bien en­traî­nés à pleu­rer au bon mo­ment. On sou­haite te voir faire un peu plus de conne­ries, ques­tion que ça nous en­lève de la pres­sion.

MI­CHEL BAR­RETTE

As­sez évident à trou­ver comme cadeau, une cape rouge pour com­plé­ter son cos­tume de su­per­hé­ros... Oui, oui, Mi­chel, le même rouge que ce­lui de ta voi­ture pré­fé­rée. Sau­ver la vie de quel­qu’un qui était prêt à sau­ter en bas du pont... Non mais sé­rieux, est-ce qu’il y a quelque chose qu’on ne peut pas faire, nous les hu­mo­ristes?

MA­RIE- MAI

Juste un gros mer­ci pour le sou­rire que tu fous sur le vi­sage de ma fille avec tes chan­sons... Ok, Ok... j’avoue que le père les aime bien aus­si.

GUY NAN­TEL

Non, pas le sou­hait d’une car­rière en po­li­tique, ça ne fe­rait que cen­su­rer son dis­cours. Cha­peau pour la cam­pagne pu­bli­ci­taire: «Vous en­trez en ter­ri­toire cor­rom­pu!» C’est drôle, car les hu­mo­ristes, quand on fait des gags in­of­fen­sifs, on se fait re­pro­cher de pas être en­ga­gé et quand on ex­prime notre opi­nion, on se fait dire «de quoi vous vous mê­lez?» La pre­mière mis­sion de l’hu­mour est de faire rire, la deuxième est de dé­ran­ger... Mis­sion ac­com­plie mon Guy.

VINCENT VAL­LIÈRES

Des grosses pan­toufles de laine pour mettre ses pieds sur le pouf de­vant le foyer. Ça aide à dé­co­rer le sou­rire du de­voir en­core une fois bien ac­com­pli pour le nou­vel al­bum... qui est gé­nial en­core une fois. P.S. Oui je sais que c’est plate des pan­toufles comme cadeau de Noël, mais quand tu marches avec sur du ta­pis, ça donne un choc quand tu touches à quel­qu’un et ça, c’est tou­jours drôle.

ÉRIC SAL­VAIL

Une paire de lu­nettes qui peut faire la dif­fé­rence entre un bon et un mau­vais scé­na­rio. D’ailleurs, je suis jus­te­ment en train de t’écrire un film, ques­tion de te don­ner une deuxième chance. Ça s’ap­pelle

La Pou­tine... Bon OK, j’ar­rête si je veux avoir des chances d’être in­vi­té à son émis­sion.

AN­TOINE BER­TRAND

J’ai la chance de fré­quen­ter le même gym que lui et d’avoir aus­si le même en­traî­neur - pe­tit clin d’oeil à Ch­ris­tian Mau­rice pour son tra­vail sur nous deux. Content du suc­cès de Louis Cyr, car j’ai été té­moin de tout le tra­vail qu’il y a mis. Avec ce qu’il a sué pen­dant ces mois d’en­traî­ne­ment, on au­rait pu rem­plir une pis­cine olym­pique... La plus belle preuve que quand tu y mets corps et âme, ça donne de bons ré­sul­tats.

AR­CADE FIRE

En fait, comme le temps des Fêtes c’est aus­si le temps du par­tage, c’est à vous de par­ta­ger la clé du suc­cès avec les autres ar­tistes, car d’an­née en an­née, vous réus­sis­sez à gâ­ter vos fans de fa­çon ori­gi­nale. Bonnes tounes + en­thou­siasme sur scène + ja­mais rien prendre pour ac­quis = tour du monde pen­dant long­temps.

MA­RI­LOU

Bra­vo pour ton site Trois fois par jour et sa no­mi­na--

tion prix du pu­blic Boo­me­rang. Beau mes­sage lan­cé aux jeunes de croire en eux et d’al­ler au bout de leurs rêves. Le père Noël com­mence à être ja­loux de ton in­fluence sur eux.

ANNE CA­SA­BONNE

T’sé quand tu l’as l’af­faire... Dans La Ga­lère, on la voit tel­le­ment né­vro­sée et dés­équi­li­brée qu’elle per­met aux hommes de cô­toyer les femmes dans nos vies avec beau­coup de com­pas­sion et nous fait réa­li­ser com­ment on est chan­ceux de les avoir... Ça pa­raît que ma blonde est as­sise à cô­té de moi pen­dant que j’écris ces lignes?

ALEXANDRE DES­PA­TIE

Dans le temps où tu pra­ti­quais le plon­geon, on en­ten­dait par­ler de toi pen­dant les Olym­piques et après nos blondes nous cas­saient les oreilles pen­dant quatre ans: «Y est tel­le­ment beau et il a l’air tel­le­ment fin...» et main­te­nant que t’es à la té­lé tous les ma­tins, c’est pire (rire). Bon oui, c’est en an­glais, mais faut bien com­men­cer quelque part.

DE­NIS CO­DERRE

Bon, ce n’est pas un ar­tiste, mais quand tu as la shape du Bon­homme Car­na­val, ça te donne une exemp­tion. Est-ce que son com­men­taire sur Da­vid De­shar­nais était dé­pla­cé? En­tiè­re­ment! Mais on va avouer que c’était ef­fi­cace... Plus de 10 points de­puis ce temps-là. Par contre, Mon­sieur le Maire, on va in­ver­ser les rôles et vous de­man­der de NOUS faire un cadeau... Ce­lui de nous ré­con­ci­lier avec la po­li­tique mu­ni­ci­pale.

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