Leo­nar­do DiCa­prio est le Loup de Wall Street

Le Journal de Montreal - Weekend - - ACTUALITÉS - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

Qu’est-ce qui est le plus im­por­tant dans la car­rière d’un ac­teur: que ses films en­grangent des mil­lions — et donc qu’il ait une ar­mée d’ad­mi­ra­teurs — ou qu’ils ré­coltent des Os­cars — et donc qu’il soit re­con­nu par ses pairs? —, voi­là deux belles ques­tions.

Leo­nar­do DiCa­prio, ac­teur ico­nique s’il en est un, n’a pour­tant été que très peu, pour ne pas dire ja­mais, ré­com­pen­sé.

L’ac­teur a été pro­pul­sé, avec Kate Wins­let, au rang de su­per­ve­dette in­ter­na­tio­nale grâ- ce à Ti­ta­nic, de James Ca­me­ron en 1997. Le film a gé­né­ré 2,12 mil­liards de re­cettes à l’échelle mon­diale et le jeune ac­teur de 23 ans, à l’époque, a été nom­mé aux Gol­den Globes.

Mal­heu­reu­se­ment pour lui, il est re­par­ti de la cé­ré­mo­nie bre­douille, les 80 membres de l’As­so­cia­tion des cri­tiques de films lui pré­fé­rant Pe­ter Fon­da.

Qu’à ce­la ne tienne, l’ac­teur est en tête d’af­fiche d’Ar­rête- moi si tu peux, en 2002 aux cô­tés de Tom Hanks, autre poids lourd du ci­né­ma. Il est de nou­veau en no­mi­na­tion aux Gol­den Globes et, là en­core, il perd, cette fois aux mains de Jack Ni­chol­son pour son Mon­sieur Sch­midt.

Après ces an­nées de di­sette de sta­tuettes, 2004 semble être l’an­née de tous les es­poirs. Leo­nar­do DiCa­prio est en ve­dette dans L’avia­teur, de Mar­tin Scor­sese et il y in­carne le mil­liar­daire lou­foque Ho­ward Hu­ghes. Le film rap­porte 213,7 mil­lions, Leo est nom­mé à la fois aux Gol­den Globes et aux Os­cars. Il re­part avec la pre­mière sta­tuette… mais pas la deuxième, l’Aca­dé­mie des Os­cars op­tant pour Ja­mie Foxx pour son rôle dans Ray.

Et sa malchance ne s’ar­rête pas là. Il a beau en­chaî­ner les rôles et se dé­pas­ser chaque fois, rien n’y fait.

Ses pres­ta­tions dans Agents troubles (2006), Le dia­mant de sang (2006), Les noces re­belles (2008), J. Ed­gar (2011) ou Djan­go dé­chaî­né (2012) se­ront sa­luées par des no­mi­na­tions, mais pas par des ré­com­penses.

Quant à Ori­gines (2010), de Ch­ris No­lan, ce­la a beau être son deuxième film le plus ren­table en car­rière avec des re­cettes mon­diales de 825,5 mil­lions, le rôle ne lui vau­dra même pas une no­mi­na­tion.

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