UN DI­VER­TIS­SE­MENT HAUTEMENT EF­FI­CACE

Avec ses scènes d’ac­tion ro­cam­bo­lesques et ses ef­fets spé­ciaux spec­ta­cu­laires, Aven­gers : L’ère d’Ul­tron est un di­ver­tis­se­ment so­lide, mais qui ne par­vient pas à sur­pas­ser l’ex­cellent pre­mier vo­let de la sé­rie. ∫ Aven­gers : L’ère d’Ul­tron ∂∂∂Σ∂∂

Le Journal de Montreal - Weekend - - CINÉMA - Avec Ro­bert Dow­ney Jr., Ch­ris Evans, Mark Ruf­fa­lo, Ch­ris Hem­sworth, Scar­lett Jo­hans­son, Eli­za­beth Ol­sen, Aa­ron Taylor-John­son, Co­bie Smul­ders, Hay­ley At­well et Je­re­my Ren­ner. Bru­no La­pointe Le Jour­nal de Mon­tréal bru­no.la­pointe@que­be­cor­me­dia.com

La barre était pla­cée haut. Le pre­mier vo­let des aven­tures des Aven­gers, sor­ti il y a trois ans, s’est dé­jà his­sé au rang de film-culte. Mal­heu­reu­se­ment, Aven­gers: L’ère d’Ul­tron, sur nos écrans dès au­jourd’hui, est lé­gè­re­ment in­fé­rieur.

Cette fois-ci, les Aven­gers doivent se me­su­rer à Ul­tron, un pro­gramme d’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle qui, bien que créé pour main­te­nir l’ordre et la paix, dé­ve­loppe bien vite des ten­dances ho­mi­cides et dé­sire anéan­tir nos amis les su­per­hé­ros... et la race hu­maine.

AC­TION, CAS­CADES ET TES­TO­STÉ­RONE

Les pre­mières mi­nutes du film donnent le ton pour les deux heures et vingt mi­nutes qui suivent: beau­coup d’ac­tion, des cas­cades im­pres­sion­nantes et une dose sur­hu­maine de tes­to­sté­rone. À ce cha­pitre, tout fonc­tionne. On nous en met plein la vue, on nous tient en ha­leine, on nous fait rire. Bref, on passe un bon mo­ment. Mais c’est lorsque l’on s’at­tarde au conte­nu que l’en­thou­siasme di­mi­nue un peu.

Dans ce nou­veau vo­let, on sent que l’au­teur Joss Whe­don a vou­lu nous don­ner plus de sub­stance, plus de chair au­tour de l’os en ap­pro­fon­dis­sant le cô­té hu­main des su­per­hé­ros. Il nous ouvre la porte vers la vie per­son­nelle des hé­ros, que ce soit la fa­mille se­crète de Haw­keye ou bien la pe­tite étin­celle amou­reuse qui naît entre Bruce Banner, alias Hulk, et Na­ta- sha Ro­ma­noff, ou Black Wi­dow pour les in­times.

Mais bon, après un cer­tain temps, on fi­nit par s’y perdre. Mal­gré toutes les bonnes in­ten­tions du monde, cette vo­lon­té de sur­dé­ve­lop­per une his­toire simple rend le tout quelque peu confus. Et, à plus de 2 h 20, on trouve par mo­ments le temps long.

UNE RÉUS­SITE VI­SUELLE

L’ajout des per­son­nages des ju­meaux Pie­tro et Wan­da Maxi­moff, mieux connus comme Quick­sil­ver et Scar­let Witch, est tout de même ra­fraî­chis­sant. Alors que les autres su­per­hé­ros ont des pou­voirs beau­coup plus axés sur le com­bat, ces nou­veaux per­son­nages sont bien dif­fé­rents; il se dé­place à la vi­tesse de la lu­mière et elle a des fa­cul­tés té­lé­ki­né­tiques, en plus de lire et contrô­ler les pen­sées de son en­tou­rage. Leurs prouesses se tra­duisent donc par des ef­fets ci­né­ma­to­gra­phiques vi­suel­le­ment in­té­res­sants.

Somme toute, Aven­gers: L’ère d’Ul­tron de­meure un in­con­tour­nable pour les fans de l’uni­vers Mar­vel. Il pro­pose un di­ver­tis­se­ment hautement ef­fi­cace, sur­tout au plan vi­suel, mais ne par­vient mal­heu­reu­se­ment pas à ré­pondre aux at­tentes, gon­flées par le suc­cès du pre­mier vo­let.

Et bonne nou­velle pour les fans: la table semble bien mise pour un troi­sième cha­pitre des aven­tures des Aven­gers. Aven­gers: L’ère d’Ul­tron, dès au­jourd’hui.

à l’af­fiche

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