MOU­VE­MEN­TÉE

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND -

Re­cru­tée par V l’été der­nier pour te­nir les com­mandes d’Au- de­là du clip, un ma­ga­zine quo­ti­dien à sa­veur mu­si­cal, la jeune femme de 30 ans ap­pre­nait ré­cem­ment que son émis­sion s’ar­rê­tait après une seule sai­son. Cette nou­velle tom­bait quelque temps après celle con­cer­nant C’est ma toune, que Ra­dioCa­na­da dé­bran­chait après deux hi­vers.

«J’ai ap­pris qu’il faut s’as­seoir pour pré­voir la suite, même quand tout va bien, dé­clare Marie-Ève Jan­vier. J’ai été chan­ceuse: j’ai tou­jours tra­vaillé. J’ai seule­ment eu une an­née re­laxe jus­qu’à date: en 2007, quand Don Juan s’est ter­mi­né. Je ve­nais de lan­cer mon al­bum. Je n’avais pas beau­coup de shows… Si­non, les pro­jets se sont tou­jours pré­sen­tés à moi.»

RETOUR DANS LE PRÉ

Cet été, Marie-Ève Jan­vier re­plonge dans L’amour est dans le pré. La té­lé­réa­li­té pré­fé­rée des agri­cul­teurs re­pren­dra les ondes de V en jan­vier, après une pause d’un an.

«Si L’amour est dans le pré s’était ar­rê­té, j’au­rais été en deuil, parce que c’est un projet que j’aime beau­coup. C’est une équipe que j’aime beau­coup. C’est aus­si ma pre­mière ex­pé­rience comme ani­ma­trice. C’est donc un peu mon bé­bé», ex­plique l’ani­ma­trice.

Marie-Ève Jan­vier se rap­pelle ses pre­mières jour­nées de tour­nages en 2011. «J’avais be­soin d’être ras­su­rée, ra­con­tet-elle. J’avais le sen­ti­ment d’im­pos­teur. J’étais “une chan­teuse qui al­lait jouer à lire des car­tons”. J’étais très ner­veuse.»

LA CONFIANCE RÈGNE

Quatre ans plus tard, Marie-Ève Jan­vier se consi­dère tou­jours comme «une chan­teuse qui anime», mais le trac est par­ti. Mieux en­core, l’ex­pé­rience qu’elle a ac­quise de­vant les ca­mé­ras de té­lé­vi­sion lui sert sous les pro­jec­teurs, dans ses spec­tacles avec son conjoint et fi­dèle com­plice en mu­sique, Jean-Fran­çois Breau.

«La té­lé, c’est très en­ri­chis­sant, di­telle. De­puis Au-de­là du clip, je vois une dif­fé­rence sur scène. Je suis plus en confiance. Ani­mer une quo­ti­dienne, c’est quelque chose. On était une pe­tite équipe. Tout le monde tra­vaillait fort. Je pré­pa­rais mes textes, mais j’ai dû ap­prendre à im­pro­vi­ser, à lâ­cher prise… Avant, j’étais du type “je dois ab­so­lu­ment avoir une feuille de route”. En tout temps, je de­vais sa­voir où j’al­lais. Mais au­jourd’hui, je sais que je vais être ca­pable de gé­rer les im­pré­vus. J’ai beau­coup plus confiance en mes moyens.»

MER­CI LUC PLA­MON­DON

Ces jours-ci, Marie-Ève Jan­vier par­ti­cipe aux ré­pé­ti­tions de Pla­mon­don, un spec­tacle hom­mage au cé­lèbre pa­ro­lier mon­té par Gre­go­ry Charles. Cette créa­tion in­ter­ac­tive (le pu­blic de cha­cune des re­pré­sen­ta­tions pour­ra choi­sir au préa­lable les chan­sons qu’il sou­haite en­tendre) se­ra pré­sen­tée en pre­mière of­fi­cielle en sep­tembre, mais elle en­ta­me­ra son par­cours dans deux se­maines au Qube, le théâtre am­bu­lant de Gre­go­ry Charles.

Pour Marie-Jan­vier, prendre part à cette aven­ture re­vêt une si­gni­fi­ca­tion par­ti­cu­lière, puisque c’est grâce à Luc Pla­mon­don qu’elle est en­trée dans le mé­tier en 1997.

L’au­teur l’avait convo­quée à une au­di­tion après l’avoir en­ten­due chan­ter dans un té­lé­thon. Le projet? Une pe­tite co­mé­die mu­si­cale in­ti­tu­lée Notre-Da­mede-Paris co­écrite avec Richard Coc­ciante. «J’avais chan­té des chan­sons à moi­tié fi­nies, dont Vivre, ra­conte l’in­ter­prète. Mais comme la tour­née com­men­çait en France, il m’avait trou­vée trop jeune à 12 ans.»

Deux ans plus tard, par contre, Marie-Ève était choi­sie pour être la dou­blure de Na­ta­sha St-Pier dans la deuxième mou­ture du spec­tacle, avec Ma­rio Pel­chat, France D’Amour, Syl­vain Cos­sette et… Jean-Fran­çois Breau. Tout le monde connaît la suite. Les deux ar­tistes forment un couple de­puis plus d’une dé­cen­nie, ayant lan­cé leur qua­trième al­bum conjoint, Libre, en no­vembre der­nier.

« Notre-Dame-de-Paris, ça a été ma pre­mière école, sou­ligne Marie-Ève. Luc Pla­mon­don fait par­tie des pre­miers qui ont cru en moi, qui m’ont don­né une chance dans ce mi­lieu. Grâce à lui, j’ai fait par­tie d’une des plus grandes co­mé­dies mu­si­cales de l’his­toire. Et au­jourd’hui, je chante dans le show qui l’ho­nore… » La pé­riode de re­cru­te­ment pour la qua­trième sai­son de L’amour est dans le pré bat son plein. Consul­tez le vtele.ca pour plus d’in­for­ma­tions.

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