La pre­mière de

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - Cé­dric Bé­lan­ger Le Jour­nal de Qué­bec

Le Qué­bé­cois, éta­bli de­puis trois ans à Nashville, éclate de rire quand on lui men­tionne que la Beauce au com­plet va cer­tai­ne­ment se don­ner ren­dez-vous sur les plaines d’Abra­ham lorsque John­son as­su­re­ra la pre­mière par­tie du concert de Keith Ur­ban.

«Il y a une bonne grosse gang de Beau­ce­rons qui nous ont dit qu’ils se­raient au show. On sait qu’ils aiment le coun­try, donc ils vont être là.»

Pour les fans du chan­teur, le concert au Fes­ti­val d’été de Qué­bec (FEQ) se­ra la seule chance de le voir au Qué­bec cet été. Même si le clan John­son a re­çu plu­sieurs offres de di­vers fes­ti­vals, il a ac­cor­dé l’ex­clu­si­vi­té au FEQ.

FAIRE PLAI­SIR AUX GENS

Conscient de l’im­por­tance de faire une bonne pre­mière im­pres­sion, Rob­by John­son tra­vaille de­puis quelques se­maines sur un concert «spé­cia­le­ment pour le FEQ». Il pro­met de faire plai­sir aux gens qui se dé­pla­ce­ront pour cette pre­mière soi­rée coun­try sur les Plaines.

En gros, ça si­gni­fie qu’il ne fe­ra pas seule­ment des chan­sons de son al­bum qui sor­ti­ra à l’au­tomne puisque les gens ne les connaissent pas.

Il y au­ra donc des re­prises. «On veut com­men­cer ça avec un air coun­try que les gens connaissent pour qu’ils puissent chan­ter avec nous», dit-il.

Même s’il n’a pas vou­lu le confir­mer, vous pou­vez pa­rier un vieux 2 $ que «cet air coun­try» se­ra une re­prise d’un suc­cès de son idole Garth Brooks. Plus pré­ci­sé­ment The Dance, que John- son s’amuse ré­gu­liè­re­ment à chan­ter dans une ver­sion fran­çaise aux États-Unis.

PAS DE RAC­COUR­CIS

Même s’il vit un conte de fées de­puis qu’il a dé­mé­na­gé à Nashville, Rob­by John­son re­con­naît que faire sa marque dans le mi­lieu du coun­try n’est pas chose ai­sée. L’al­bum qu’il lan­ce­ra à l’au­tomne est dans ses plans de­puis deux ans. John­son était en­tré en stu­dio la pre­mière fois l’an pas­sé et avait en­re­gis­tré sa pre­mière col­lec­tion de chan­sons. Mais So­ny et son équipe ont fi­na­le­ment op­té pour un chan­ge­ment de son et il a fal­lu tout re­prendre à zé­ro.

Bref, la pa­tience est la mère de toutes les ver­tus à Nashville.

«On ap­prend au fur et à me­sure et on dé­couvre com­ment ça fonc­tionne là-bas. Il y a une quan­ti­té in­croyable de gens qui ar­rivent là avec des di­zaines de mil­lions de dol­lars et qui se font vi­rer de bord ra­pi­de­ment. Il n’y a pas de rac­cour­cis. Dans mon cas, c’est ex­cep­tion­nel que je fasse (Da­vid) Let­ter­man et les Plaines. Là-bas, il faut créer des re­la­tions, que les gens aient en­vie de tra­vailler avec toi. C’est une pe­tite clique et il faut que t’em­barques. Et si le ta­lent n’est pas là, ça ne fonc­tion­ne­ra pas. L’ar­gent n’achète rien.» Rob­by John­son mon­te­ra sur scène en pre­mière par­tie de Bob­by Bazini et de Keith Ur­ban le 10 juillet. Son al­bum Don’t Look Back de­vrait voir le jour au cours de l’au­tomne. Le pre­mier ex­trait, Sha­dy, a été lan­cé la se­maine der­nière et a été mis en ro­ta­tion sur The High­way, la ra­dio coun­try de Si­rius XM.

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