KEITH UR­BAN FEQ

Pour sa pre­mière soi­rée coun­try, le Fes­ti­val d’été de Qué­bec s’offre une des stars coun­try les plus po­pu­laires de la pla­nète, Keith Ur­ban. Gui­ta­riste ré­pu­té ayant cu­mu­lé les suc­cès, l’ar­tiste de la Nou­velle-Zélande se pro­dui­ra pour la toute pre­mière fois

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - San­dra Godin Le Jour­nal de Qué­bec

Keith Ur­ban a été fou­droyé par le suc­cès dès ses pre­miers al­bums so­los. En tout, les trois pre­miers ont été ven­dus à plus de 5 mil­lions d’exem­plaires dans le monde. Avec 11 al­bums à son ac­tif, l’ar­tiste de 47 ans a rem­por­té quatre Gram­mys et cinq Coun­try Mu­sic Awards. Il en­dos­se­ra le rôle de juge pour la qua­trième sai­son d’Ame­ri­can Idol.

Après toutes ces an­nées de car­rière, ap­pré­hende-til le fait de jouer de­vant un tout nou­veau pu­blic? «Pas du tout, je trouve ça même très ex­ci­tant», a-t-il confié lors d’un en­tre­tien avec Le Jour­nal.

UN SPEC­TACLE GÉ­NÉ­REUX

À l’autre bout du fil, Keith Ur­ban est fort sym­pa­thique et semble très ac­ces­sible. Il prouve d’ailleurs sa gé­né­ro­si­té en se confiant sur sa vie per­son­nelle et ses pé­riodes plus tu­mul­tueuses et en ré­pon­dant ou­ver­te­ment à toutes les ques­tions.

Le chan­teur ra­conte qu’il a mis les pieds à Qué­bec pour la pre­mière fois il y a plu­sieurs an­nées, lors­qu’il a tra­ver­sé le Ca­na­da à mo­to, mais ja­mais il n’a eu l’oc­ca­sion de jouer ici. «C’est vrai que je joue­rai de­vant beau­coup de gens qui ne m’ont ja­mais vu en spec­tacle, constate-t-il. Il y au­ra beau­coup d’éner­gie, beau­coup de chan­sons. Ce se­ra un long spec­tacle, je crois. Je vais tout faire pour que ce soit ma­gique, qu’il pleuve ou non.»

«La plu­part du temps, je fais une liste de chan­sons, un set­list, mais quand je monte sur scène, je prends le pouls de la foule, je re­garde ce à quoi les gens ré­agissent, pour­suit-il. J’ai beau­coup d’al­bums, donc di­sons que je peux me per­mettre de va­rier et d’être spon­ta­né se­lon le mo­ment.»

CULTURE AMÉ­RI­CAINE

La Nou­velle-Zélande n’est pas seule­ment ré­pu­tée pour ses ki­wis: plu­sieurs ar­tistes en sont ori­gi­naires tout comme Keith Ur­ban, dont Peter Jack­son, Rus­sell Crowe et la chan­teuse Lorde. Keith Ur­ban a tou­te­fois gran­di en Aus­tra­lie et le ga­min a été ini­tié à la culture amé­ri­caine par ses pa­rents. «La col­lec­tion de disques de mes pa­rents était en­tiè­re­ment consa­crée au coun­try», se rap­pelle-t-il.

À six ans, il a ap­pris ses pre­miers ac­cords de gui­tare. Ses pre­mières in­fluences ont été Char­ley Pride, un des rares Afro-Amé­ri­cains à avoir per­cé dans la mu­sique coun­try, et Glenn Camp­bell. Mais quand il a com­men­cé à fré­quen­ter les bars aus­tra­liens, il s’abreu­vait de mu­sique punk-rock.

«Donc, ma mu­sique est de­ve­nue un mé­lange de rock, de pop et de coun­try à cause de tout ça. Et je pense que ça s’en­tend plus que ja­mais sur mon der­nier al­bum, Fuse », sou­ligne-t-il.

UNE MU­SIQUE EN ÉVO­LU­TION

Keith Ur­ban af­firme d’ailleurs que le coun­try se mé­lange de plus en plus aux autres styles. «La mu­sique coun­try sonne tel­le­ment différemment au­jourd’hui, ajoute-t-il. Elle est plus pop, plus rock. Il y a plu­sieurs autres styles que les gens as­so­cient au­jourd’hui au coun­try. Cer­taines per­sonnes pensent en­core que le coun­try, ça se fait juste avec des pe­dal steels, mais ça n’a plus rien à voir.»

Keith Ur­ban est par­ti­cu­liè­re­ment fier de son der­nier al­bum, Fuse, qui a ob­te­nu un beau suc­cès po­pu­laire. «Je pense que c’était le bon son, les bonnes chan­sons et la bonne sen­si­bi­li­té, ex­plique-til. Ça ne sert à rien de faire des chan­sons tout seul, il faut que le pu­blic les adopte, et je crois que c’est ce qui s’est pas­sé.»

Il tra­vaille sur un nouvel al­bum, mais ne sait pas en­core tout à fait quand ce­lui-ci ver­ra le jour. Un nouvel ex­trait de­vrait sor­tir bien­tôt. Après le suc­cès de Fuse, vers quoi veut-il se di­ri­ger?

«J’ai de la dif­fi­cul­té à ré­pondre à ça, dit-il. Je veux en­re­gis­trer les chan­sons que j’aime, cap­tu­rer le son qu’il y a dans ma tête. Je veux juste créer. Je ne pense pas vrai­ment plus loin que ça. Je veux faire cet al­bum comme si j’étais pho­to­graphe, c’est-à-dire de sai­sir où j’en suis, pré­ci­sé­ment à ce mo­ment, dans ma vie, dans ma car­rière. Pour moi, chaque al­bum s’est tou­jours fait comme ça. C’est pour ça que mon pre­mier al­bum sonne comme au­cun autre que j’ai fait.»

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