AMOUR, MEN­SONGES ET TRA­HI­SONS

C’est dans une am­biance dé­con­trac­tée que les co­mé­diens Da­nielle Proulx et Ro­ger La­Rue se sont don­né la ré­plique, in­ter­pré­tant un couple dé­fait par les men­songes et la tra­hi­son. La co­mé­die de si­tua­tion, Sa­crée fa­mille, mise en scène par Alain Zou­vi, pré­sen

Le Journal de Montreal - Weekend - - THÉÂTRE - Louise Bour­bon­nais LOUISE.BOUR­BON­NAIS@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

Au théâtre tout est per­mis, même les per­son­nages bour­rés de pré­ju­gés y ont leur place. La pièce de l’au­teur Carl Rit­chie, écrite en 1996, met l’ac­cent sur ce thème.

D’em­blée, on re­trou­ve­ra sur scène Richard, (Ro­ger La­Rue) un homme ter­ri­ble­ment conser­va­teur, ho­mo­phobe et ra­ciste. Son jeu est suf­fi­sam­ment cré­dible, per­met­tant de croire que ce genre d’homme puisse exis­ter.

DI­VORCE

Heu­reu­se­ment, il est le seul de cette sa­crée fa­mille à être ha­bi­té par une étroi­tesse d’es­prit. Ma­rié à Chan­tal, (Da­nielle Proulx) le couple est sur le point de di­vor­cer, les pro­cé­dures lé­gales étant dé­jà en­ta­mées. C’est Chan­tal qui a dé­ci­dé de quit­ter son ma­ri aux idées pré­con­çues. De sur­croît, il a sau­té la clô­ture avec une femme plus jeune qu’elle.

Da­nielle Proulx, qui in­ter­prète une femme au grand coeur, ex­celle dans son rôle, ajou­tant une cer­taine dou­ceur au mi­lieu du chaos qui pren­dra beau­coup de place. C’est que le couple a eu deux en­fants, dé­sor­mais adultes, mais plu­tôt dé­pen­dants de leurs pa­rents. Leur fille Mylène (Patricia Larivière) est amou­reuse d’un homme an­glo­phone de re­li­gion juive. Leur fils, Mathieu (Vincent Fa­fard), quant à lui, est ho­mo­sexuel et étale sa vie amou­reuse au grand jour. Pour le père, aux idées pré­con­çues, rien ne va chez ses en­fants. Il se voit confron­té à l’in­ac­cep­table.

On com­pren­dra que tous ces pré­ju­gés ne sont, qu’en fait, le pre­mier ni­veau de cette pièce, car der­rière toutes ces dis­cus­sions sans fin et le dé­ni dont Richard fe­ra preuve, se dis­si­mule une belle his­toire d’amour entre un homme, plu­tôt mal­adroit et une femme qui aime sans doute trop.

RO­MAN­TISME

En deuxième moi­tié de spec­tacle, c’est le ro­man­tisme qui do­mi­ne­ra. Au fi­nal, l’amour pren­dra le des­sus.

D’ailleurs, les spec­ta­teurs se sont lais­sés em­por­ter par le ro­man­tisme de la pièce qui se ter­mine sur une belle note.

Sa­crée fa­mille

À l’af­fiche jus­qu’au 29 août au Théâtre Saint-Sau­veur

SA­CRÉE FA­MILLE

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