UN TÉLÉFILM SUR SA VIE !

La chaîne Li­fe­time a an­non­cé qu’elle tra­vaille sur un bio­pic consa­cré à l’in­ter­prète de Toxic. Un pro­jet qui est néan­moins loin d’en­chan­ter la prin­ci­pale in­té­res­sée, qui a dé­jà fait sa­voir qu’elle ne sou­hai­tait pas y être as­so­ciée, ni de près ni de loin..

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - Ma­lik Co­che­rel Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Britney Spears n’est âgée que de 34 ans. Mais elle a dé­jà connu suf­fi­sam­ment de re­bon­dis­se­ments, de suc­cès et d’échecs, dans sa vie et sa car­rière, pour se voir consa­crer un téléfilm d’au moins deux heures. Se­lon The Hol­ly­wood Re­por­ter, la chaîne Li­fe­time a ain­si mis en chan­tier un bio­pic qui re­tra­ce­ra le par­cours pour le moins tu­mul­tueux de la star de la pop. At­ten­du pour 2017, ce téléfilm, so­bre­ment in­ti­tu­lé Britney, de­vrait re­ve­nir sur les pre­miers pas de la chan­teuse au Mi­ckey Mouse Club avec Ryan Gos­ling et Jus­tin Tim­ber­lake, ses amours chao­tiques, no­tam­ment avec le père de ses en­fants Ke­vin Fe­der­line, et sa des­cente aux en­fers de 2007 qui a conduit à son hos­pi­ta­li­sa­tion en psy­chia­trie et à sa mise sous tu­telle.

UNE IN­CON­NUE DANS LE RÔLE-TITRE

On connaît aus­si le nom de l’heu­reuse élue qui in­car­ne­ra Britney Spears au pe­tit écran. Il s’agit de Na­ta­sha Bas­sett. Re­la­ti­ve­ment mé­con­nue du grand pu­blic, l’ac­trice aus­tra­lienne a été vue dans le der­nier film des frères Coen, Ave Cé­sar!, où elle jouait une star­lette hol­ly­woo­dienne des an­nées 1950, Glo­ria DeLa­mour.

Dans une en­tre­vue don­née au ma­ga­zine Vogue en mai 2016, Na­ta­sha Bas­sett avait confié: «Il n’y a rien de mieux que d’es­sayer de don­ner du sens à la condi­tion hu­maine à tra­vers des per­son­nages com­plexes». On ima­gine qu’avec Britney, elle se­ra jus­te­ment ser­vie en ma­tière de «per­son­nage com­plexe.»

Seul sou­ci, la chan­teuse ne sou­haite pas être as­so­ciée à ce téléfilm, dont le tour­nage doit dé­bu­ter le 19 sep­tembre à Vancouver. Un de ses re­pré­sen­tants a fait sa­voir au site Dead­line que Britney ne «contri­bue­ra d’au­cune ma­nière, fa­çon ou forme au bio­pic de Li­fe­time qui n’a pas non plus sa bé­né­dic­tion». Ce re­fus pour­rait s’ex­pli­quer par le dé­sir de la chan­teuse de tour­ner dé­fi­ni­ti­ve­ment la page sur ses heures sombres, alors qu’elle vient tout juste de sor­tir un nou­veau disque, Glo­ry, et de pro­lon­ger sa sé­rie de concerts à Las Ve­gas jus­qu’en fé­vrier.

UN TÉLÉFILM AU PAR­FUM DE SCAN­DALE

Pour Li­fe­time, le fait que Britney Spears ne s’as­so­cie pas au pro­jet n’est pas for­cé­ment un pro­blème, tant la chaîne amé­ri­caine s’est faite la grande spé­cia­liste des «bio­gra­phies non au­to­ri­sées.» Li­fe­time a ain­si dé­jà pro­duit des bio­pics sur les re­gret­tées Whit­ney Hous­ton et Brit­ta­ny Mur­phy, et des té­lé­films sur les cou­lisses de sé­ries cultes comme Sa­ved by the Bell et 90210 Be­ver­ly Hills, sans avoir l’ac­cord des prin­ci­paux in­té­res­sés ou de leurs hé­ri­tiers.

On ima­gine donc que ce nou­veau pro­jet réa­li­sé sans l’aval de Britney ne se­ra pas for­cé­ment à la gloire de la chan­teuse et n’hé­si­te­ra pas à in­sis­ter sur les as­pects les moins re­lui­sants de son par­cours. On pense à son ma­riage éclair de 55 heures avec son ami d’en­fance Ja­son Al­len Alexan­der, à ses dé­mê­lés ju­di­ciaires avec son an­cien gé­rant Sam Luf­ti soup­çon­né de l’avoir dro­guée pour mieux pro­fi­ter d’elle, ou en­core à la re­la­tion ten­due qu’elle en­tre­tient avec son père, Ja­mie Spears, char­gé de contrô­ler les moindres faits et gestes de la star en sa qua­li­té de tu­teur. Sans ou­blier bien sûr la fois où Britney a pris le vo­lant de sa voi­ture avec son bé­bé sur les ge­noux, ou la fois où elle s’est ra­sé le crâne avant d’at­ta­quer un pa­pa­raz­zi à coups de pa­ra­pluie...

PHO­TO D’AR­CHIVES

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