HIER VS AU­JOURD’HUI

La nou­velle ver­sion de Coup de foudre res­semble-t-elle à celle qu’ani­maient Yves Gio­net et Anne Bis­son à TQS au tour­nant des an­nées 1980 et 1990? Après avoir re­vu quelques vieux Coup de foudre sur YouTube et vi­sion­né les deux pre­mières émis­sions du re­vi­va

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - Marc-An­dré Le­mieux V pré­sente Coup de foudre, du lun­di au ven­dre­di à 18 h. Dès le 5 sep­tembre.

La pre­mière chose qui saute aux yeux, c’est bien en­ten­du le dé­cor. Le pe­tit Cu­pi­don du gé­né­rique d’ou­ver­ture qui ap­pa­rais­sait au bout du mur qui sé­pa­rait les gars des filles est heu­reu­se­ment disparu. On dit éga­le­ment adieu aux cou­leurs pas­tel dé­la­vé et bien­ve­nue au look high-tech ca­rac­té­ris­tique des jeux amé­ri­cains à heure de grande écoute. Par ailleurs, per­sonne ne s’éton­ne­ra d’ap­prendre qu’on a re­mi­sé la chan­son thème ori­gi­nale, forte en syn­thé­ti­seur, au pro­fit d’une mu­sique lé­gè­re­ment plus mus­clée.

BYE BYE ASTROLOGIE

La plu­part des seg­ments du jeu de ren­contres ont su­bi d’heu­reuses trans­for­ma­tions, no­tam­ment la pré­sen­ta­tion des can­di­dats. Avant, on don­nait le nom du par­ti­ci­pant, son mé­tier et… son signe as­tro­lo­gique. Eh oui. En 1988, sa­voir qu’un cé­li­ba­taire était tau­reau, ca­pri­corne ou sa­git­taire re­vê­tait ap­pa­rem­ment une grande im­por­tance.

La ronde des ques­tions, qui pou­vait être re­don­dante d’émis­sion en émis­sion, a éga­le­ment été re­vue et cor­ri­gée. Au lieu de pré­sen­ter des pho­tos des concur­rents quand ils étaient pe­tits, on pré­fère main­te­nant al­ler fouiller sur leur compte Fa­ce­book pour res­sor­tir des images qui exigent des ex­pli­ca­tions.

Dé­cep­tion: en 2016, les can­di­dats n’ont plus à vendre leur sa­lade, une por­tion qui re­gor­geait de sa­vou­reux ma­laises il y a 25 ans, sur­tout quand quelques cou­ra­geux spé­ci­mens ré­ci­taient un poème ou chan­taient une com­po­si­tion ori­gi­nale.

Du cô­té des prix re­mis aux couples ga­gnants d’un match par­fait ou d’un coup de foudre, les nui­tées à Saint-Sau­veur n’existent plus. On leur re­met do­ré­na­vant des cer­ti­fi­cats-ca­deaux au chic Es­tri­mont Suites & Spa de Ma­gog-Or­ford. Tous les par­ti­ci­pants re­çoivent aus­si des cartes-ca­deaux: Vincent d’Amé­rique pour les gars, Ci­né­mas Guz­zo et Casa Grecque pour les filles.

AUX COM­MANDES

Aux com­mandes du da­ting show nou­velle gé­né­ra­tion, Ma­thieu Ba­ron fait bonne im­pres­sion. Pour un ani­ma­teur, ce n’est pas tou­jours fa­cile d’échan­ger avec des concur­rents ner­veux qui n’ont au­cune ex­pé­rience en té­lé­vi­sion. Là-des­sus, le co­mé­dien d’Uni­té 9 s’en sort plu­tôt bien.

Ma­thieu Ba­ron mène les opé­ra­tions sans se prendre trop au sé­rieux. Nous sommes per­sua­dés qu’il ga­gne­ra en confiance au cours des pro­chaines se­maines. Et plus il di­ri­ge­ra son pla­teau avec aplomb, plus il met­tra les can­di­dats à l’aise sans ef­fort. Entre-temps, nous pou­vons seule­ment lui sug­gé­rer d’ar­ti­cu­ler da­van­tage, his­toire d’évi­ter de s’en­far­ger dans ses mots et s’as­su­rer qu’on com­prenne bien cha­cune de ses in­ter­ven­tions.

PHO­TO COUR­TOI­SIE

Ma­thieu Ba­ron ani­me­ra Coup de foudre à V.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.