AVEC PAS D’EF­FETS SPÉ­CIAUX

For­ma­tion qui se plaît à ne pas être trop sou­vent sous les pro­jec­teurs, Avec pas d’casque est de re­tour avec un nou­vel al­bum, Ef­fets spé­ciaux, quatre ans après l’ac­cla­mé As­tro­no­mie. Le Jour­nal s’est en­tre­te­nu avec trois membres du groupe, Sté­phane La­fleur

Le Journal de Montreal - Weekend - - MUSIQUE - Ra­phaël Gen­dron-Mar­tin,

Le pro­ces­sus pour le nou­vel al­bum a dé­bu­té quand?

Sté­phane La­fleur: «Il y a un peu plus d’un an. Il y a eu un mo­ment où les agen­das de tout le monde s’ou­vraient dans les mêmes mois. C’est un peu bi­zarre comme pro­ces­sus, mais c’est in­évi­table si l’on veut que tout le monde soit là en même temps. On avait cet ob­jec­tif-là de sor­tir l’al­bum cet au­tomne.» As­tro­no­mie a connu un jo­li suc­cès. Est-ce que ç’a été dif­fi­cile de mettre ça de cô­té en créant le nou­vel al­bum?

Sté­phane: «Au contraire, je trouve que cette belle ré­ponse-là, pour moi, c’est une preuve de confiance. Ça nous donne juste le goût d’al­ler plus loin là­de­dans, avec des chan­sons qui ont des struc­tures qui ne sont pas tou­jours ty­piques et des textes qui sont très ima­gés.»

De quelle fa­çon avez-vous ap­pro­ché l’am­biance at­mo­sphé­rique de l’al­bum?

Ma­thieu Char­bon­neau: «Sté­phane ar­ri­vait avec les textes et les chan­sons en ébauche. Ça s’est fait as­sez na­tu­rel­le­ment. On a com­men­cé à jouer en­semble, en ex­plo­rant des nou­veaux sons.»

Joël Vau­dreuil: «Le fait qu’on soit quatre et qu’on ex­plore aus­si, ç’a per­mis à cha­cun de prendre la place qui lui est due. À l’écri­ture aus­si, on avait en­vie d’es­pace mu­si­cal, avec plus de cla­viers. Chaque per­sonne a re­cu­lé un peu pour lais­ser la place aux autres. C’est peut-être ça qui donne un peu l’ef­fet plus am­biant.»

À quel genre de ré­cep­tion vous at­ten­dez-vous pour Ef­fets spé­ciaux?

Sté­phane: «Il y a quelques jours, on a joué pour la pre­mière fois l’al­bum au com­plet, à Val-Da­vid. C’est exi­geant de de­man­der à un pu­blic d’écou­ter 40 mi­nutes de nou­velles mu­siques. Ça fait beau­coup à ap­prendre en même temps et les gens étaient su­per ré­cep­tifs. Je pense que plus l’au­tomne va avan­cer, plus le rap­port entre nous, le pu­blic et les chan­sons va se pré­ci­ser. J’ai hâte de voir com­ment tout ça va évo­luer.»

Quelle est la si­gni­fi­ca­tion du titre Ef­fets spé­ciaux?

Sté­phane: «Le titre est ve­nu tard. Quand j’ai vu la po­chette de l’al­bum et que j’ai en­ten­du les mots “ef­fets spé­ciaux”, que l’on as­so­cie tout le temps au ci­né­ma, je trou­vais sou­dai­ne­ment qu’en le sor­tant de son contexte, ça pou­vait vou­loir dire beau­coup de choses.»

«On n’en a ja­mais vrai­ment dis­cu­té, mais je pense que cha­cun dans le groupe en a sa propre in­ter­pré­ta­tion. La po­chette ré­sume bien l’es­pèce de lien in­vi­sible entre les gens. J’ai l’im­pres­sion que c’est l’in­vi­sible et le fan­tas­tique entre les hu­mains.»

Avec un tel titre, est-ce que ça va se trans­po­ser sur scène? Pen­sez-vous à un vi­suel dif­fé­rent?

Sté­phane: «On a une équipe qui tra­vaille sur des feux d’ar­ti­fice et il va peut-être y avoir des lions (rires). En fait, il y a aus­si l’iro­nie du fait qu’il n’y a tel­le­ment pas d’ef­fets spé­ciaux dans ce qu’on fait. Pour l’ins­tant, on est plus dans l’as­pect mu­si­cal du show. On es­saie de trou­ver l’ordre et le ton. On n’a ja­mais vrai­ment pous­sé la mise en scène.»

Le nou­vel al­bum d’Avec pas d’casque, Ef­fets spé­ciaux, est pré­sen­te­ment dis­po­nible sur le mar­ché.

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