LES 10 PERSONNNALITÉS DE LA REN­TRÉE

Mariana Mazza pour­rait dif­fi­ci­le­ment être plus oc­cu­pée. Alors qu’elle était à mettre es der­nières touches de son pre­mier one wo­man show, l’hu­mo­riste a en­chaî­né coup sur coup deux tour­nages de film, cet été. «Tous mes ef­forts ont été ré­com­pen­sés», dit cell

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - Raphaël Gen­dron-Mar­tin

De la scène, du ci­né­ma, de la té­lé, Mariana Mazza joue sur tous les fronts, ces temps-ci. L’hu­mo­riste à l’éner­gie conta­gieuse ac­cu­mule les pro­jets à la vi­tesse de l’éclair.

Mais cet au­tomne, avec la sor­tie of­fi­cielle de son tout pre­mier spec­tacle, l’hu­mo­riste a vou­lu ra­len­tir le rythme et se concen­trer presque uni­que­ment sur ce pro­jet qui lui tient chau­de­ment à coeur.

«J’ai es­sayé de dé­char­ger l’agen­da le plus pos­sible, dit-elle. Mon gros rush a été le mois der­nier où je fi­nis­sais de faire mes spec­tacles et que je tour­nais les films.»

LA SCÈNE AVANT TOUT

Par un heureux coup du ha­sard, Mariana Mazza s’est re­trou­vée à avoir deux tour­nages de films coup sur coup, Bon cop, Bad cop 2 et De père en flic 2.

Quand on lui de­mande comment elle a ob­te­nu ces deux rôles, Mariana ré­pond qu’elle s’est fait of­frir un per­son­nage dans Bon cop... après avoir ren­con­tré Pa­trick Huard il y a trois ans, au Fes­ti­val d’hu­mour d’Abi­ti­bi-Té­mis­ca­mingue.

«Il avait tri­pé sur mon éner­gie et avait dé­ci­dé d’écrire un rôle là-des­sus», dit-elle.

Son rôle dans De père en flic 2, elle l’a ob­te­nu à la suite d’une au­di­tion. «Le réa­li­sa­teur Émile Gau­dreault trou­vait que j’al­lais su­per bien dans un couple avec Meh­di Bou­sai­dan. Il vou­lait un couple jeune, le fun.»

Même si ces deux ex­pé­riences ont été très en­ri­chis­santes, Mariana Mazza men­tionne que sa place est vé­ri­ta­ble­ment sur scène plu­tôt que sur un pla­teau de tour­nage.

«La scène, c’est de l’adré­na­line pen­dant 1h30, sans ar­rêt. Un film, c’est huit heures d’at­tente pour une heure de tour­nage. Le pre­mier est un sprint, l’autre est un ma­ra­thon.»

ZÉ­RO PRES­SION

Cet au­tomne, Mariana Mazza fe­ra donc des «sprints» à la gran­deur de la pro­vince avec Femme ta gueule, un spec­tacle qui a dé­jà ac­cu­mu­lé 54000 billets ven­dus.

«Les spec­tacles sont com­plets au moins jus­qu’en août 2017. Et il y en a à l’ho­raire jus­qu’en 2019», dit Mariana.

Le fait d’avoir dé­jà ven­du au­tant de billets ajoute-t-il de la pres­sion? «Ça ajoute zé­ro pres­sion parce que mon show est prêt, ré­pond-elle. Que j’aie ven­du 10 billets, 50000 ou 200000, mon show est ce qu’il est.»

«Je sen­tais qu’il y avait une pres­sion au dé­but, quand j’ai com­men­cé, parce que je ne sa­vais pas trop où j’al­lais. Là, je sais pour­quoi je fais ce mé­tier-là. Je l’aime, mon spec­tacle. Je suis fière de lui.»

Quand on lui de­mande comment elle ex­plique le buzz qu’elle sus­cite pré­sen­te­ment, Mariana ré­pond qu’elle est res­tée au­then­tique de­puis ses dé­buts, il y a cinq ans.

«Je n’ai pas chan­gé en tant qu’ar­tiste, ni en tant qu’hu­main. Que ce soit en en­tre­vue ou sur scène, j’ai tou­jours été la même per­sonne. Je dis vrai­ment ce que je veux, quand je le veux.»

Comment dé­crit-elle l’au­tomne qu’elle s’ap­prête à vivre? «Jouis­sif, ré­pond-elle. C’est le mot par­fait pour dé­crire mon au­tomne.» Le spec­tacle Femme ta gueule, de Mariana Mazza, se­ra pré­sen­té en pre­mière mont­réa­laise le 9 no­vembre, au Théâtre St-De­nis. Elle se­ra aus­si à la salle Al­bert-Rous­seau de Qué­bec le 15no­vembre. Pour toutes les dates: ma­ria­na­maz­za.com.

Mariana Mazza a tour­né deux films cet été, alors qu’elle était en ro­dage de son pre­mier one wo­man show.

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