MARC-AN­DRÉ GRON­DIN D’Im­pos­teur à proie des zom­bies

Quelques jours seu­le­ment après avoir fui sa vé­ri­table iden­ti­té pour le tour­nage de L’Im­pos­teur, Marc-An­dré Gron­din est à nou­veau en ca­vale. Mais cette fois-ci, ce sont des zom­bies qui sont à ses trousses, sur le pla­teau du film Les Af­fa­més. Dé­ci­dé­ment, le

Le Journal de Montreal - Weekend - - ACTUALITÉS - Bru­no La­pointe

«Di­sons que les der­niers temps ont été as­sez exi­geants», confie d’en­trée de jeu Marc-An­dré Gron­din au bout du fil, joint di­rec­te­ment sur pla­teau de tour­nage du film Les Af­fa­més, en Es­trie.

Dès lun­di soir, le co­mé­dien prê­te­ra ses traits au per­son­nage de Phi­lippe, dit L’Im­pos­teur, un an­cien pri­son­nier qui tente de re­prendre les rênes de sa vie. Trois mois après un sé­jour dans un centre de dé­ten­tion, il croit avoir trou­vé la so­lu­tion en em­prun­tant l’iden­ti­té d’un homme d’af­faires émi­nent à la suite d’un évé­ne­ment aus­si sor­dide qu’in­at­ten­du.

« PAS UNE MAU­VAISE PER­SONNE »

Il de­vra tout de même ap­prendre à na­vi­guer entre les deux uni­vers, me­ner une double vie s’avé­rant une tâche plus com­pli­quée et pé­rilleuse que pré­vu.

«Au fond, Phi­lippe n’est pas un cri­mi­nel dans l’âme. Il n’est pas une mau­vaise per­sonne non plus. Mais il se re­trouve à bout de res­sources en sor­tant de pri­son et il dé­cide de prendre une autre iden­ti­té parce qu’il est déses­pé­ré», ex­plique MarcAn­dré Gron­din.

Con­trai­re­ment à ce que la ban­dean­nonce de L’Im­pos­teur laisse pré­sa­ger, Marc-An­dré Gron­din in­siste sur un point im­por­tant: la nou­velle sé­rie tient plus du psy­cho­lo­gique que du phy­sique.

«Il y a un cô­té po­li­cier, en ce sens que les té­lé­spec­ta­teurs sont in­vi­tés à faire leur en­quête pour es­sayer de de­vi­ner les pro­chains re­bon­dis­se­ments. Mais même les po­li­ciers dans L’Im­pos­teur sont plus dans leur tête que dans leurs guns», in­siste le co­mé­dien.

DES ZOM­BIES À SES TROUSSES

De­puis quelques jours, Marc-An­dré Gron­din est ins­tal­lé dans la ré­gion d’As­bes­tos pour les be­soins du film Les Af­fa­més. Sous la len­tille de Ro­bin Au­bert, il de­vient Bo­nin, un homme qui fuit son vil­lage dont les ha­bi­tants sont en proie à des pul­sions vio­lentes et ho­mi­cides. Ré­ticent à qua­li­fier Les Af­fa­més de film d’hor­reur, Marc-An­dré Gron­din pré­fère uti­li­ser le terme «film d’au­teur, mais avec des zom­bies». «Ro­bin Au­bert a une ap­proche in­té­res­sante: il traite de fa­çon hu­maine et dif­fé­rente un style qu’on a vu des cen­taines de mil­liers de fois. Oui, il y a des zom­bies, mais ils ne sont pas né­ces­sai­re­ment tout le temps au pre­mier plan. Les ac­teurs ont quelque chose à dire», ex­plique-t-il. Une fois le tour­nage ter­mi­né, Marc-An­dré Gron­din pour­ra en­fin souf­fler. Outre la pro­mo­tion du film Goon: Last of the En­for­cers à pa­raître dans les pro­chains mois, l’ac­teur n’a au­cun pro­jet concret. Du moins, pour le mo­ment.

Alors que la ru­meur vou­lait que la sé­rie Spot­less, créa­tion de la chaîne fran­çaise Ca­nal + dont il te­nait la ve­dette, ait une deuxième sai­son, Marc-An­dré Gron­din n’en est pas tout à fait convain­cu.

«Je ne pense pas que ça va se concré­ti­ser. C’est une sé­rie qui coûte ex­trê­me­ment cher, et je crois que le mo­men­tum est pas­sé. J’en ai fait mon deuil», conclut-il.

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