BIAN­CA GER­VAIS Re­tour au jeu

Bian­ca Ger­vais a «pleu­ré comme un bé­bé» cet été en ap­pre­nant qu’elle était ci­tée comme meilleure ani­ma­trice (For­mat fa­mi­lial) et meilleure ac­trice de sou­tien (Rup­tures) aux prix Gé­meaux. Après avoir pas­sé plu­sieurs nuits blanches à craindre d’avoir sa­crif

Le Journal de Montreal - Weekend - - ACTUALITÉS - Marc-An­dré Le­mieux

«J’ai com­men­cé à jouer quand j’avais 9 ans, rap­pelle Bian­ca. Je n’ai pas en­vie d’ar­rê­ter. Mais on sait que pour une femme, les rôles sont plus rares après 40 ans… Je n’ai pas en­vie d’être une ac­trice qui at­tend après le té­lé­phone. J’ai en­vie de pas­ser der­rière la ca­mé­ra, de pro­duire des émis­sions, d’ani­mer, de faire des voix de pub, de dou­bler des films, de créer mes propres pro­jets… Je re­ven­dique le droit d’être po­ly­va­lente.»

Cette po­ly­va­lence se dé­ploie de belle fa­çon cette an­née. Après avoir ani­mé la com­pé­ti­tion cu­li­naire Le com­bat des villes, la co­mé­dienne fi­gure au gé­né­rique de Mi­ra­dor et L’Échap­pée cet au­tomne. Elle com­plète éga­le­ment les tour­nages des nou­veaux épi­sodes de Rup­tures, une sé­rie dans la­quelle elle campe une an­cienne co­caï­no­mane qui sou­haite fuir son ma­ri cri­mi­nel (Sé­bas­tien Hu­ber­deau). Le drame ju­di­ciaire a rap­pe­lé à plu­sieurs per­sonnes que Bian­ca Ger­vais était – d’abord et avant tout – une (ex­cel­lente) ac­trice.

«Rup­tures a fait une grosse dif­fé­rence pour moi, in­dique la prin­ci­pale in­té­res­sée. Dans la vie, j’ai trop de dents, je sou­ris trop… Je suis un peu too much. Mais on m’a en­ga­gée pour jouer une fille tout croche, qui fait le par­ty, qui tra­verse une pé­riode dif­fi­cile… C’était un risque. Mais dans mon pe­tit coeur, je sa­vais que j’étais ca­pable de jouer ça…»

«Dans ma car­rière, j’ai tou­jours été l’“un­der­dog”, pour­suit-elle. Je dois tou­jours me battre pour dé­cro­cher un rôle. Heu­reu­se­ment, je n’ai ja­mais connu d’im­menses creux de vague qui donnent le ver­tige.»

AN­TI-CAS­TING

Dans L’Échap­pée, une nou­velle sé­rie de Mi­chelle Al­len (Pour Sa­rah, Des­ti­nées) qui entre en ondes cette se­maine à TVA, Bian­ca Ger­vais tient un nou­veau rôle de com­po­si­tion: ce­lui d’une po­li­cière lé­gè­re­ment tom­boy pré­nom­mée Louise-Ma­rie.

«C’est un autre an­ti-cas­ting. C’est fan­tas­tique! Jus­qu’à tout ré­cem­ment, j’avais peur de juste jouer la voi­sine gre­luche, celle qui a trop d’éner­gie… Je suis tel­le­ment contente de voir que j’avais tort!» s’ex­clame la co­mé­dienne qui in­carne éga­le­ment une avo­cate dans Mi­ra­dor, que Sé­ries+ a ré­cem­ment res­sus­ci­té.

Quant à For­mat fa­mi­lial, qu’elle anime avec Sé­bas­tien Diaz, son conjoint, Bian­ca Ger­vais dit avoir en­le­vé ses lu­nettes roses cette an­née. «La fa­mille, c’est beau, mais c’est aus­si dif­fi­cile, chal­len­geant et épui­sant», note la mère d’une pe­tite fille de 2 ans et de­mi.

Après avoir ren­con­tré deux en­fants trans­genres en 2015, le couple in­ter­vie­we­ra un pa­rent trans­genre en 2016. Le sui­cide chez les ado­les­cents fe­ra aus­si par­tie des thèmes abor­dés. Quant aux fa­meuses mon­tées de lait, un seg­ment devenu vi­ral avec 1,8mil­lion de vi­sion­ne­ments sur in­ter­net, la pa­role se­ra no­tam­ment don­née à Ka­the­rine Le­vac, Charles La­for­tune et Sa­rah-Jeanne La­brosse.

RE­TOUR À L’ÉCOLE

Comme si son agen­da n’était pas as­sez char­gé, Bian­ca Ger­vais re­tour­ne­ra bien­tôt à l’école. En oc­tobre, elle com­men­ce­ra à suivre des cours à l’INIS (Ins­ti­tut na­tio­nal de l’image et du son) pour par­faire ses connais­sances en pro­duc­tion et ain­si être en me­sure «de mieux co­di­ri­ger» Fait Mai­son, la boîte de pro­duc­tion qu’elle a ré­cem­ment lan­cée avec Sé­bas­tien Diaz. Re­tour­ner étu­dier rem­plit la touche-à-tout de joie. «J’ai ra­té pas mal de cours quand j’étais jeune à cause du tra­vail. Sur 180 jours d’école, je de­vais en ra­ter 160. J’ai eu des pro­fes­seurs pri­vés toute ma vie. Au­jourd’hui, je suis prête», dit-elle.

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