Les bé­bés ex­pli­qués aux en­fants

C’est bien connu, les ci­gognes servent à li­vrer d’ado­rables pou­pons at­ten­dus par leurs pa­rents. Mais voi­là, ces oi­seaux ont été obli­gés de di­ver­si­fier leurs ac­ti­vi­tés et ils s’oc­cupent dé­sor­mais des com­mandes pour un site d’achats en ligne. Or, un jour, u

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - Isa­belle Hon­te­bey­rie

La ca­tas­trophe en ques­tion ar­rive au mo­ment où Ju­nior (An­dy Sam­berg dans la ver­sion ori­gi­nale en an­glais), le meilleur li­vreur de la com­pa­gnie, s’ap­prête à mon­ter en grade. C’est que la fa­brique de bé­bés se met ac­ci­den­tel­le­ment en marche et la ci­gogne se re­trouve donc avec une ado­rable pe­tite fille. Pa­ral­lè­le­ment, le ha­sard fai­sant bien les choses, le jeune Nate (An­ton Stark­man) de­mande un pe­tit frère. C’est donc dans cette fa­mille (les voix des pa­rents sont dou­blées par Jen­ni­fer Anis­ton et Ty Bur­rell) que Ju­nior et Tu­lip (Ka­tie Crown), la seule hu­maine de la com­pa­gnie, iront li­vrer le pou­pon. Et comme c’est la pre­mière fois que Ju­nior a une telle mis­sion, le dé­fi se­ra pour le moins épique…

UNE HIS­TOIRE UNI­VER­SELLE

Même si cer­tains en­fants ne connaissent pas la lé­gende en­tou­rant les ci­gognes et les bé­bés, Ni­cho­las Stol­ler, scé­na­riste et co­réa­li­sa­teur du long mé­trage, a pa­rié sur l’uni­ver­sa­li­té du su­jet ain­si que sur l’hu­mour des si­tua­tions pré­sen­tées. Après tout, pour lui, Les ci­gognes peut se ré­duire à une in­trigue ex­trê­me­ment simple qui consiste à «par­tir du point A pour al­ler au point B».

«Nous avons ef­fec­tué des re­cherches et le mythe des ci­gognes li­vrant les bé­bés est beau­coup plus ré­pan­du qu’on pour­rait le pen­ser, pro­ba­ble­ment parce que c’est une mé­ta­phore très sym­pa­thique qui per­met aux pa­rents d’évi­ter le su­jet», a sou­li­gné, non sans hu­mour, Ni­cho­las Stol­ler, scé­na­riste et co­réa­li­sa­teur lors de la confé­rence de presse de pré­sen­ta­tion de Les ci­gognes, qui s’est te­nue il y a quelques se­maines à Los An­geles.

«Mais je crois que l’uni­ver­sa­li­té du mes­sage tient dans une at­ti­tude com­mune à tous les pa­rents du monde: com­ment ne pas ex­pli­quer à ses en­fants d’où viennent les bé­bés?»

Vou­lant jouer sur les sté­réo­types qu’ont les hu­mains lors­qu’ils pensent aux ani­maux, il a en­suite ima­gi­né plu­sieurs es­pèces avec des ca­rac­té­ris­tiques très par­ti­cu­lières.

«Au dé­part, nous avions l’idée que toutes les per­sonnes et les ani­maux qui ren­con­tre­raient le bé­bé l’ai­me­raient, comme dans Ari­zo­na Ju­nior. Mais, au fur et à me­sure, ce concept de base a évo­lué. Comme le film a mis quatre ans à voir le jour, au bout d’un an, j’ai réa­li­sé que, puis­qu’il s’agis­sait d’ani­ma­tion, nous pou­vions faire ce que nous vou­lions», a-til dé­taillé.

De fait, Ni­cho­las Stol­ler a in­ven­té une meute de 100 loups – évi­dem­ment tous in­té­res­sés à gar­der le bé­bé – ca­pable de se trans­for­mer col­lec­ti­ve­ment en une my­riade d’ob­jets in­ha­bi­tuels comme un sous-ma­rin!

Tout n’est pas blanc et noir dans ce long mé­trage pro­duit par, entre autres, Brad Le­wis (Ra­ta­touille) et le dé­sor­mais cé­lèbre tan­dem for­mé par Phil Lord et Ch­ris­to­pher Miller, les hommes res­pon­sables de 21 Jump Street et sa suite ain­si que de Le film Le­go.

À la fa­brique de bé­bés, la ci­gogne Ju­nior se­ra res­pon­sable de li­vrer une pe­tite fille «conçue» ac­ci­den­tel­le­ment.

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