LE DÉ­BUT D’UNE NOU­VELLE ÈRE

Six mois après l’opé­ra­tion à coeur ou­vert de son fils, Na­ta­sha St-Pier se fait ras­su­rante: son pe­tit Bixente, au­jourd’hui âgé de 10 mois, va «très bien». «La der­nière an­née a été riche en stress et en émo­tions. Mais main­te­nant, tout va bien», ra­conte la c

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - Bru­no La­pointe Le Jour­nal de Mon­tréal bru­no.la­pointe@que­be­cor­me­dia.com

«Le mé­de­cin a réus­si à ré­pa­rer trois de ses quatre mal­for­ma­tions car­diaques. Il vit pour le mo­ment très bien avec la qua­trième; il de­vra peut-être se re­faire opé­rer plus tard, mais on peut avoir la tête tran­quille jus­qu’à son ado­les­cence», ex­plique Na­ta­sha St-Pier.

Le Jour­nal a ren­con­tré la chan­teuse la se­maine der­nière, alors qu’elle était de pas­sage à Mon­tréal. Il s’agis­sait d’ailleurs de la pre­mière fois qu’elle lais­sait son fils à la maison avec son ma­ri pour s’en­vo­ler vers la mé­tro­pole.

«Quand on a un en­fant ma­lade, on a ten­dance à de­ve­nir très fu­sion­nel. C’est dif­fi­cile de le lais­ser, mais il faut que ça se fasse», confie-t-elle.

Na­ta­sha St-Pier a donc fait un voyage éclair dans la mé­tro­pole (72 heures, tout au plus) afin de par­ti­ci­per au lan­ce­ment de Mon pays bleu, l’al­bum-hom­mage à Ro­ger Whit­ta­ker, ar­ri­vé dans les bacs il y a une se­maine. La chan­teuse d’ori­gine néo-bruns­wi­ckoise y in­ter­prète la chan­son-titre.

«Des pro­jets mul­ti-ar­tistes, j’en fais plein en France, mais pas tant que ça au Qué­bec. Je suis quel­qu’un qui aime bu­ti­ner d’un pro­jet à l’autre; des al­bums comme ce­lui-là, ma propre mu­sique, un peu de té­lé­vi­sion, de spec­tacles... C’est ce qui m’at­tise, ce qui me garde éveillée», confie-t-elle.

UN VIDÉOCLIP CONTRO­VER­SÉ

D’ailleurs, c’est en plein coeur d’une contro­verse que son der­nier al­bum avait été lan­cé il y a un an. Dans le vidéoclip du pre­mier ex­trait, Tous les Aca­diens, Na­ta­sha St-Pier ar­bo­rait une coiffe amé­rin­dienne tra­di­tion­nelle. Plu­sieurs ont aus­si­tôt ac­cu­sé la chan­teuse de vé­hi­cu­ler des cli­chés ap­par­te­nant à une époque ré­vo­lue.

«J’étais triste parce que j’ai vou­lu rendre hom­mage à une ré­gion que j’aime et cer­tains m’ont prê­té de mau­vaises in­ten­tions. J’ai dé­fen­du cet al­bum le temps que j’ai pu, mais après, je de­vais m’oc­cu­per de mon bé­bé. C’est un disque au­quel je tiens beau­coup, mais je n’ai pas hé­si­té à choi­sir mon fils. Ma vie de fa­mille prend main­te­nant le des­sus sur ma car­rière. Je compte conti­nuer de chan­ter parce que j’aime ça, mais c’est le choix qui nous rend les plus heu­reux, moi, mon ma­ri et mon bé­bé», ex­plique-t-elle.

UN NOU­VEAU CHEZ-SOI

Dé­jà de re­tour en France, la chan­teuse re­prend main­te­nant son quo­ti­dien en em­mé­na­geant dans une nou­velle de­meure dans le sud-ouest des Landes, en com­pa­gnie de son ma­ri et de son fils. Un bon moyen pour elle de tour­ner la page sur les événements de la der­nière an­née.

«Ça va nous faire du bien; on va pou­voir amor­cer une nou­velle ère, beau­coup plus calme et apai­sée que ce qu’on a vé­cu dans la der­nière an­née», conclut-elle.

Mon pays bleu, al­bum-hom­mage à Ro­ger Whit­ta­ker, est pré­sen­te­ment en vente.

PHO­TO CHANTAL POIRIER

Ins­tal­lée en France de­puis 17 ans, Na­ta­sha St-Pier n’ex­clut pas un éven­tuel re­tour au Ca­na­da. «C’est dans mes plans, mais à plus long terme», confie-t-elle.

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