VOIR LE FJORD EN AU­TOMNE

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND | THÉÂTRE - Parc na­tio­nal du fjord du Sa­gue­nay : www.se­paq.com/pq/sag Syl­vie Ruel Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

On dit qu’il est l’un des plus longs et des plus beaux fjords au monde. Sculp­té par le pas­sage des gla­ciers il y a des mil­lions d’an­nées, ce fjord s’étire sur 120 ki­lo­mètres de long et au plus trois de large, et livre tout un pan de na­ture sau­vage : caps ro­cheux, fo­rêts mon­ta­gneuses, fa­laises es­car­pées qui se jettent à l’eau de fa­çon presque dra­ma­tique…

Lors­qu’on entre dans le fjord du Sa­gue­nay, on a droit à un spec­tacle unique où se conjuguent beau­té, gran­deur et peut-être même un par­fum d’éter­ni­té…

On peut al­ler à la ren­contre de ce fjord en ba­teau (plu­sieurs croi­sières sont of­fertes à di­vers en­droits), on peut aus­si le dé­cou­vrir à pied, car il est sillon­né sur ses deux rives d’un vaste ré­seau de sen­tiers pé­destres (plus de 100 ki­lo­mètres) qui offrent des points de vue ex­cep­tion­nels. Ou en­core, on peut prendre la route et s’ar­rê­ter dans les jo­lis vil­lages qui bordent ses rives. Eh oui, il est l’un des rares fjords ha­bi­tés au monde!

Par­mi ses vil­lages, ce­lui de L’Anse-SaintJean est mon coup de coeur. Cette lo­ca­li­té de 1200 ha­bi­tants, blot­tie au coeur de la mon­tagne, s’ouvre tel un havre na­tu­rel, sur le fjord. Pas éton­nant qu’elle fi­gure au pal­ma­rès des plus beaux vil­lages du Qué­bec! On l’aime pour ses points de vue uniques sur le Sa­gue­nay, tels le som­met de l’Anse-de-Ta­ba­tière et le Bel­vé­dère du 1000, d’où l’on peut ad­mi­rer le vieux pont cou­vert de 1929, ce­lui-là même qui a fi­gu­ré sur les billets de 1000 dol­lars jusque dans les an­nées 1990. Au­jourd’hui, ce pont abrite une col­lec­tion de ta­bleaux d’ar­tistes ré­gio­naux.

On aime aus­si ce vil­lage pour ses mai­sons pa­tri­mo­niales bien res­tau­rées qui bordent une ri­vière à sau­mons, sa belle église et son pe­tit ci­me­tière unique, rem­pli de croix de fer for­gé pen­chées par le temps et le grand vent.

Au quai de L’Anse-Saint-Jean, il est pos­sible de s’em­bar­quer pour une croi­sière com­men­tée sur le fjord. Nous au­rons le choix de mon­ter sur Le Cap Li­ber­té, et de vo­guer en di­rec­tion de Ta­dous­sac, ou en­core sur Le Fjord du Sa­gue­nay 2, en di­rec­tion de Sainte-Rose-du-Nord, clas­sé lui aus­si par­mi les plus beaux vil­lages du Qué­bec. «En au­tomne, le fjord avec ses cou­leurs est tout à fait unique, me confie une re­pré­sen­tante de l’en­tre­prise Croi­sières sur le fjord.

C’est à Baie Éter­ni­té que se trouve la par­tie la plus spec­ta­cu­laire, où se font face les ma­jes­tueux Caps Éter­ni­té, haut de 353 m et Tri­ni­té, 350 m. En pas­sant de­vant la sta­tue Notre-Dame-du-Sa­gue­nay qui veille sur le Cap Tri­ni­té de­puis 1881, nous au­rons droit à un im­pres­sion­nant Ave Ma­ria in­ter­pré­té par un té­nor qué­bé­cois. Le pe­tit na­vire s’ar­rête à Ri­vière-Éter­ni­té, et si l’on veut se dé­lier les jambes, on se rend au Centre de dé­cou­vertes et de ser­vices pour choi­sir un sen­tier de ran­don­née. Plu­sieurs sen­tiers sont des­ti­nés aux mar­cheurs de toutes ca­té­go­ries, dont le plus po­pu­laire est ce­lui qui mène à la sta­tue Notre-Dame-du-Sa­gue­nay. En­fin, les plus té­mé­raires choi­si­ront peut-être de s’aven­tu­rer sur les pa­rois im­po­santes de Baie Éter­ni­té par le cir­cuit de via fer­ra­ta. L’ac­ti­vi­té, dit-on, est sé­cu­ri­taire et les par­ti­ci­pants sont ac­com­pa­gnés d’un guide pro­fes­sion­nel.

Parc na­tio­nal du Sa­gue­nay

Ran­don­née dans les sen­tiers

Croi­sière sur le fjord

L’Anse-Saint-Jean

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