MA­RIE-MAI

DE­BOUT SUR LES TABLES!

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND -

À six ans, Ma­rie-Mai pro­fi­tait de chaque par­ty de fa­mille pour chan­ter. On peut d’ailleurs voir sa pre­mière pres­ta­tion en public au dé­but du vi­déo­clip de Comme avant sur You­Tube. Des images tour­nées mai­son qui montrent une pe­tite blon­di­nette en­ton­ner Au clair de la lune as­sise sur les ge­noux de son père. «Ce n’était pas fa­bu­leux, mais c’était cute!», ri­gole au­jourd’hui la chan­teuse.

En en­tre­vue au Jour­nal, Ma­rie-Mai dit avoir fait ses classes en pre­nant ce genre d’ini­tia­tive. «J’étais tout le temps celle qui mon­tait sur les tables pour faire son show. Ça de­vait tel­le­ment être fa­ti­gant!» À cet âge, Ma­rie-Mai ne chan­tait pas seule­ment quand tous les re­gards étaient tour­nés vers elle. Au contraire. Elle pra­ti­quait éga­le­ment seule dans sa chambre, parce que pour elle, l’ob­jec­tif était clair: une car­rière de chan­teuse l’at­ten­dait.

UNE TRAVAILLANTE

Ma­rie-Mai a beau avoir com­men­cé à écrire des chan­sons au pri­maire (sa pre­mière com­po­si­tion ori­gi­nale date de 1990), elle n’au­rait pas fait long feu dans une com­pé­ti­tion comme La Voix Ju­nior. C’est du moins ce qu’elle croit. «J’avais beau­coup de vo­lon­té. Je sa­vais que c’était ce que je vou­lais faire dans la vie, mais j’avais beau­coup de tra­vail de­vant moi. Cer­taines per­sonnes naissent avec une voix phé­no­mé­nale. Moi, c’était plu­tôt brut. Au dé­but, quand je di­sais à mes amis que j’avais en­vie de de­ve­nir chan­teuse, je suis convain­cue qu’ils de­vaient se dire : “Mais t’es pas si bonne que ça!” Ça s’est tra­vaillé au fil du temps…»

«J’ai pas­sé des an­nées à en­re­gis­trer ma voix, pour­suit-elle. Je re­com­men­çais chaque fois qu’on m’en­ten­dait faus­ser. Je pre­nais des cours de chant, de pia­no, de théâtre… Tout ça a fi­ni par payer. Quand on veut vrai­ment, il n’y a rien qu’on ne peut pas faire.»

TOU­JOURS LES JEUNES

Ma­rie-Mai, qui at­tend son pre­mier bé­bé cet au­tomne, a tou­jours été proche des jeunes. Voi­là pour­quoi lors des en­re­gis­tre­ments de La Voix ju­nior, elle n’a éprou­vé au­cune dif­fi­cul­té à tis­ser des liens avec les concur­rents.

«Ado, on m’as­soyait à la table des en­fants parce que j’étais celle qui pou­vait les en­ter­tai­ner. J’étais aus­si la gar­dienne du quar­tier. Et quand j’ai com­men­cé ma car­rière, c’était en­core les jeunes! Comme quoi, il y a des choses qui ne changent pas!»

Ma­rie-Mai plaît ef­fec­ti­ve­ment aux jeunes de­puis sa sor­tie de Star Aca­dé­mie en 2003. Ces der­niers se sont ar­ra­chés tous ses al­bums, d’In­oxy­dable en 2004 au plus ré­cent M en 2014. Ce sont éga­le­ment eux qui rem­plissent ses salles de spec­tacle.

Cette po­pu­la­ri­té au­près du public pré-ado­les­cent et ado­les­cent, l’au­teure-com­po­si­trice-in­ter­prète l’avait pré­sa­gé.

«J’en avais une pe­tite idée, parce que ma mu­sique était elle-même très jeune, sou­ligne la chan­teuse de 32 ans. Quand j’ai com­men­cé, j’avais 18 ans. Je vou­lais faire des chan­sons que j’avais en­vie d’écou­ter. Je sa­vais que ça n’al­lait pas cher­cher les adultes, mais je n’ai ja­mais vi­sé un groupe d’âge en par­ti­cu­lier. J’y suis tou­jours al­lée avec mes goûts per­son­nels.»

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.