ALEX NEVS­KY

BYE BYE TI­MI­DI­TÉ

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND -

Les en­fants et Alex Nevs­ky, c’est une re­la­tion sym­bio­tique. Un peu trop même. Dans les fêtes de fa­mille, le chan­teur passe tout son temps avec eux. «Les kids viennent tou­jours chil­ler avec moi, ra­conte l’au­teur­com­po­si­teur-in­ter­prète de 30 ans. Des fois, ça de­vient presque un pro­blème tel­le­ment ma blonde et moi on s’ex­clut du par­ty parce qu’on tripe avec les jeunes!»

Heu­reu­se­ment qu’Alex Nevs­ky aime les en­fants, parce que de­puis quelques an­nées, ces der­niers com­posent une par­tie du public qui écoute ses chan­sons, achète ses al­bums et rem­plit ses salles de spec­tacle.

Tout a com­men­cé au prin­temps 2013 avec la sor­tie d’un cer­tain ver d’oreille in­ti­tu­lé On leur a fait croire. Lan­cée cinq mois avant la pa­ru­tion d’Hi­ma­laya mon amour, le se­cond al­bum du chan­teur, trois ans après De lune à l’aube (2010), la pièce a connu un im­mense suc­cès, do­mi­nant le pal­ma­rès ra­dio du Qué­bec du­rant 18 se­maines.

Alex Nevs­ky a réa­li­sé com­bien le mor­ceau plai­sait aux jeunes lors du Re­cord Sto­ry Day, une jour­née consa­crée aux dis­quaires in­dé­pen­dants du­rant la­quelle il avait of­fert des pres­ta­tions dans trois villes dif­fé­rentes : Sher­brooke, Saint-Hya­cinthe et Mon­tréal.

«Les kids qui étaient là tri­paient vrai­ment, ra­conte le chan­teur en en­tre­vue. Ils n’ar­rê­taient pas de dan­ser... Ça m’avait dé­bous­so­lé, parce que j’avais ven­du 7000 co­pies du pre­mier al­bum. Jusque-là, j’avais un public plu­tôt ra­dio-ca­na­dien qui était fan de mu­sique fran­co­phone… J’avais trou­vé ça par­ti­cu­liè­re­ment étrange.»

DES RI­TOUR­NELLES

Avec le re­cul, Alex Nevs­ky réa­lise qu’il au­rait dû voir ve­nir le phé­no­mène de loin, sur­tout avec une chan­son qui fait «pa pa pa pa pa pa». Hi­ma­laya mon amour contient éga­le­ment Les co­lo­riés et Fan­ny, deux autres suc­cès ra­dio qui ont ral­lié les jeunes.

«Le disque est plein de ri­tour­nelles simples et joyeuses, ajoute ce­lui qui lan­ce­ra son troi­sième opus en no­vembre. Elles ac­crochent un sou­rire au vi­sage. C’est fou le nombre de vi­déo de kids qui chantent mes tounes que j’ai re­çues sur Fa­ce­book!»

ADMIRATIF

Alex Nevs­ky voue une grande ad­mi­ra­tion aux can­di­dats de La Voix ju­nior, car à leur âge, il n’au­rait ja­mais osé par­ti­ci­per à une com­pé­ti­tion du genre.

«J’étais beau­coup trop gê­né, ex­pli­quet-il. Je n’y se­rais ja­mais al­lé par moi-même. Il au­rait fal­lu me tordre un bras, parce que quand j’étais jeune, aus­si­tôt que les re­gards étaient tour­nés vers moi, je n’étais pas bien. Je comp­tais un but au soc­cer et j’al­lais voir mes amis pour leur dire bra­vo. J’étais hy­per gê­né.»

SUR­PRISE

Contrai­re­ment à plu­sieurs chan­teurs, Alex Nevs­ky n’a ja­mais rê­vé de de­ve­nir mu­si­cien. La mu­sique est d’ailleurs en­trée dans sa vie à 18 ans, quand il s’est ins­crit à l’École na­tio­nale de la chan­son de Gran­by. «Ça avait été une grosse sur­prise pour mes pa­rents, in­dique le lau­réat de plu­sieurs prix Fé­lix. Ils ne m’avaient ja­mais en­ten­du jouer du pia­no ou même chan­ter!»

Éton­nés, ces der­niers ont néan­moins en­cou­ra­gé leur fils à suivre ses dé­si­rs. «Ils m’ont tou­jours sou­te­nu. Ce n’est pas tout le monde qui a cette chance. Ils sont même ve­nus me voir en spec­tacle à Rouyn-No­ran­da. Mon père a dé­jà fait le tra­jet jus­qu’à Ri­mous­ki… J’ai été chan­ceux. Je suis né dans une fa­mille qui va­lo­rise beau­coup la mu­sique.»

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