Un tri­angle amou­reux qui tourne au drame

Après avoir été pré­sen­tée au Centre na­tio­nal des Arts d’Ot­ta­wa, la pro­duc­tion fran­co-on­ta­rienne de l’au­teur Jean Marc Dalpé, Un vent se lève qui épar­pille, se­ra de pas­sage à Mon­tréal pour seule­ment quelques soirs. Sur scène, on dé­cou­vri­ra quatre pro­ta­go­ni

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - Louise Bour­bon­nais Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

L’his­toire de Jo­seph, Rose, Ma­rie et Mar­cel est cam­pée dans le nord de l’On­ta­rio. Jo­seph, per­son­ni­fié par David Bou­tin, est le bon ma­ri de Rose, in­ter­pré­tée par An­nick Lé­ger. La nièce du couple, Ma­rie (Mil­va Mé­nard) re­pré­sente, du haut de ses 17 ans, la jeu­nesse et le ro­man­tisme. Mar­cel (Bryan Mor­neau) est amou­reux de Ma­rie. Le pro­blème est que l’oncle Jo­seph l’aime tout au­tant.

Cette his­toire de dé­sir, de haine et d’amour in­ter­dit d’un homme en­vers sa nièce, qui s’éten­dra sur plus d’une dé­cen­nie, tour­ne­ra au drame. Elle pren­dra l’am­pleur d’une tra­gé­die hu­maine.

«J’aime cet uni­vers de Jean-Marc Dalpé», lance d’em­blée le co­mé­dien David Bou­tin. «On y re­trouve une langue, une mu­si­ca­li­té et un souffle par­ti­cu­lier dans sa fa­çon d’écrire.»

Un vent se lève qui épar­pille est ti­rée du ro­man épo­nyme de Jean Marc Dalpé qui s’est mé­ri­té le pres­ti­gieux Prix du Gou­ver­neur gé­né­ral en 2000. «Le texte de la pièce est exac­te­ment le texte du ro­man même s’il a été épu­ré», ex­plique David Bou­tin qui avait lu le livre au mo­ment de sa sor­tie et qui l’a re­lu lors­qu’il a ap­pris qu’il se­rait de la dis­tri­bu­tion.

«Après avoir vu la pièce, on au­ra sans doute l’en­vie de lire le ro­man qui est un peu plus long», ajoute-t-il.

Men­tion­nons que Jean Marc Dalpé, qui a l’ha­bi­tude d’écrire pour le théâtre, en était à son pre­mier ro­man. «On re­con­naît éga­le­ment sa théâ­tra­li­té sous cette forme ro­ma­nesque», pour­suit David Bou­tin.

DRAME PAS­SION­NEL

Chaque per­son­nage vien­dra tour à tour ra­con­ter sa ver­sion de l’his­toire en­tou­rant ce tri­angle amou­reux. «L’his­toire est ra­con­tée par une forme de nar­ra­tion», pré­cise le co­mé­dien. «Cha­cun y ra­con­te­ra sa vi­sion de l’évè­ne­ment sous dif­fé­rents angles.»

Entre l’amour et la pas­sion, se trouvent la haine et la co­lère, no­tam­ment celle de Rose qui est au cou­rant du se­cret de son ma­ri Jo­seph. Si, au dé­part, elle rage en si­lence, elle fi­ni­ra par ex­plo­ser avec vio­lence pour se di­ri­ger à sa perte.

MEURTRE ET SUI­CIDE

Au-de­là d’une his­toire d’amour in­ter­dite, le drame ira en­core plus loin, al­lant jus­qu’au meurtre et au sui­cide. «Nous sommes dans la struc­ture d’une tra­gé­die grecque», ré­vèle David Bou­tin. «Les per­son­nages sont em­por­tés par leur pas­sion.»

On dé­cou­vri­ra que cer­taines ac­tions au­ront de lourdes consé­quences. Le beau et le moins beau de la na­ture hu­maine se­ront ex­po­sés. Après sa dif­fu­sion au Théâtre La Li­corne à Mon­tréal, la pro­duc­tion se trans­por­te­ra à la fin no­vembre au Théâtre de To­ron­to, puis à La Nou­velle Scène à Ot­ta­wa en dé­cembre.

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